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Tricky › Angels With Dirty Faces

50:39 • 12 titres

  • 1Money Greedy05:30
  • 2Mellow03:33
  • 3Singing the Blues03:27
  • 4Broken Homes03:33
  • 56 Minutes04:46
  • 6Analyze Me04:00
  • 7The Moment I Feared04:03 [reprise de Slick Rick]
  • 8Talk to Me [Angels with Dirty Faces]04:28
  • 9Carriage for Two04:44
  • 10Demise03:48
  • 11Tear Out My Eyes04:25
  • 12Record Companies04:22

informations

Compass Point, Bahamas / Clinton Recordings Studios, New York City, USA, 1997

Une seconde édition de ce disque comporte deux excellents titres bonus : "Peyote Sings" (5:00) et "Taxi" (3:55), portant la durée totale de l'album à 59:34

line up

Pete Briquette (basse), Scott Ian (guitares), Perry Melius (batterie), Tricky (chant, percussions, claviers), Greg Cohen (contrebasse), Gene Lake (batterie), Marc Ribot (guitares), Jane Scarpantoni (violoncelle), Martina Topley-Bird (chant), Calvin Weston (batterie), Doug Wieselman (flûte), Gareth Bowen (claviers), Jack Hersca (guitares, basse), Lorenza Ponce (violon), Patrice Serapiglia (guitares), Serge Tsai (triangle, monologue), Gloria McElrath (batterie)

Musiciens additionnels : PJ Harvey (chant 4)

chronique

Au premier contact, les différences entre "Pre-Millenium Tension" et ce nouveau "Angels with Dirty Faces" sont minimes. L'environnement sonore est en effet sensiblement le même, et Tricky mise désormais sur la participation de musiciens émérites (on pointera au hasard Marc Ribot ou Scott Ian aux guitares, ainsi que Perry Melius et Pete Briquette, la section rythmique de African Head Charge !) pour arriver à ce résultat. Si en ouverture le speedé "Money Greedy" ne change pas la donne, "Mellow", "Singing the Blues" ou, plus loin, "6 Minutes" renouent pourtant avec ce son plus chaud et plus dense qui avait fait les beaux jours de "Maxinquaye", tout en veillant à garder intacte cette ambiance détestable et dégingandée au possible qui fait que l'on reconnaît Tricky entre mille. Sa manière d'écrire (?), à priori dépourvue de toute logique, a souvent été décriée, mais ce n'est pas ce qui va le retenir d'aller toujours plus loin en atteignant ici même des sommets d'abstractions avec "Talk to Me (Angels with Dirty Faces)" où la rythmique élastique se tend et se détend, comme les pas mal assurés d'un poivrot, afin de créer une tension hors du commun. Il en sera de même avec le haineux "Record Companies", final apocalyptique, qui se décline en jam endiablée où batterie, basse et guitare réunissent leurs forces pour ériger un mur du son plein de parfaites imperfections. "Broken Homes", avec Polly Jean Harvey, et "Carriage for Two", montrent également que notre névrosé de service n'a rien perdu de sa superbe quant à l'écriture de mélodies maladives et obsédantes. Lentement mais sûrement, Tricky s'est volontairement exclu du ghetto trip hop dans lequel on voulait l'enfermer en proposant une musique farouchement indépendante et radicalement personnelle. S'il accouche dans la douleur d'un disque complètement tordu et définitivement gutsien, il ignore alors qu'il est sur le point d'entreprendre une course à rebours pour tenter de reconquérir le public qu'il a snobé dès ses premières heures et dont il a besoin désormais, car chassé par sa propre maison de disques.

note       Publiée le dimanche 15 juin 2003

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Note moyenne        14 votes

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nowyouknow Envoyez un message privé ànowyouknow

Carriage For Two fait sincèrement mal au coeur quand on connait la suite. Il n'y a guère que Singing The Blues et la reprise de Slick Rick que je trouve un peu hors champs et en deca. C'est le + Tricky des Tricky, si ça veut dire quelque chose. Ah, comme pour Nearly God je n'ai pas été convaincu par les deux titres en plus, ça s'écoute mais l'album est mieux sans qu'avec.

Message édité le 02-04-2023 à 08:47 par nowyouknow

Note donnée au disque :       
born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

TU M'ETONNES

Damodafoca Envoyez un message privé àDamodafoca

Je crois que ce qu'il aurait fait si Maxinquaye avait marché, on l'a finalement su après. A partir de Juxtapoze, il ne s'est pas caché d'avoir fait des albums pour payer ses factures. Parfois ça a donné des disques corrects, et souvent des trucs assez chiants. Dans le même ordre d'idée que ce que tu soulèves, en 99 il disait avoir un disque de "hip hop hardcore" dans ses tiroirs. Voilà un truc que j'aimerai écouter.

nowyouknow Envoyez un message privé ànowyouknow

A lire ses interviews d'époque je me demande quelle aurait été la carrière de Tricky si Maxinquaye avait été un peu moins célébré, aurait-il fait des albums plus pop pleins de Makes Me Wanna Die et de Broken Homes? Il n'en a fait qu'à sa tête et a creusé son sillon jusqu'à se retrouver seul avec sa voix rampante dans son impasse hip hop. Martina manquera après ça. J'aime énormément ce disque.

Message édité le 14-04-2023 à 19:43 par nowyouknow

Note donnée au disque :       
(N°6) Envoyez un message privé à(N°6)
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Putain, Calvin Weston, le batteur de James Blood Ulmer, sur "The Moment I Feared" (après PE et Eric B & Rakim, voilà qu'il se met Slick Rick dans la poche, il n'avait aucun complexe, à raison) ! C'est vraiment Tricky avec des musiciens de free-jazz, ça donne ce son beaucoup plus organique mais encore plus tachycardique. C'est aussi la dernière fois que Martina apporte sa soul délavée au bon vieux Tricky Kid il me semble. Grand album, mais son plus difficile sans doute aussi.