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Black Rose › The room inside

  • 1992 • Contempo contedisc 168 • 1 CD

cd • 11 titres

  • 1Question and answer
  • 2The dream
  • 3Evergreen leaves
  • 4Touched
  • 5Circle of shit
  • 6Someone I love
  • 7Moon love
  • 8Frost
  • 9Words lead to nowhere
  • 10Someone I love (Twilight version)
  • 11Prayer

enregistrement

Black Rose Studio, Blue Velvet Studio, Florence, Italie, 1991

line up

Mara (chant), Erri (Old Bechstein grand piano, sithare hongroise, basse, guitare, synthés)

remarques

on note la présence de Gordon Sharp (Cindytalk) au choeurs sur trois titres

chronique

Styles
gothique
Styles personnels
heavenly/expérimental/piano mélancolique

‘The Room inside’ est mon album de Black Rose favori. On y retrouve ces climats tristes et cotonneux où la superbe voix mélancolique de Mara croise le piano de Erri mais ce n’est pas tout. Le duo n’hésite pas à brouiller les pistes pour surprendre l’auditeur sans pour autant dévier de sa philosophie de base. Ainsi, après une très belle et solennelle introduction au clavier, suivent quelques magnifiques pièces dépouillées dans la plus pure tradition du groupe comme ‘Questions and answers’ ‘Evergreen leaves’ ou ‘Touched’ (qui évoque fortement This mortal coil) et soudain, au cinquième titre, ‘Circle of shit’ (une reprise de Cindytalk), c’est une guitare électrique agressive qui démarre. En duo avec Gordon Sharp (chanteur de Cindytalk), Mara y chante dans un style qui pencherait presque plus vers Diamanda Galas que vers Dead can dance…et un beat synthétique enchaîne sur fond de guitares minimalistes grinçantes qui évoquent quelques lointains échos de Bauhaus ! Magnifique et profondément intense. C’est le calme qui revient ensuite avec le poignant ‘Someone I love’ où l’on retrouve le schéma chant / piano, schéma qui perdure jusqu’ à la neuvième chanson, ‘Words lead to nowhere’ où la musique se fait plus expérimentale à partir de cordes électriques truffées d’écho et déformées. Après une reprise de ‘Someone I love’ agrémentée de cordes , l’album se conclut par le fantastique ‘Prayer,’ beaucoup plus new wave dans ses atmosphères de par l’utilisation de sythés et d’une discrète boîte à rythmes. Mara s’y révèle parfaite alternant des passages de pure lyrisme et d’autres empreints d’une ironie mordante et moqueuse, non dénuée d’une touche de colère qui n’est pas sans rappeler Gitane Demone. Black Rose y dévoile sa face la plus noire sans qu’elle ne sonne hors de propos tant elle semble suivre une progression logique. ‘The Room inside’ est le genre d’album qui aide à comprendre pourquoi les platines cd sont équipées d’une touche ‘repeat’.

note       Publiée le jeudi 29 mai 2003

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sikara › vendredi 8 juillet 2011 - 17:08  message privé !

Un enchantement cet album, un frisson qui me détend mais qui me rend aussi triste et pensive. Un véritable chef-d’œuvre qui nous balade comme il le veut. Depuis que tu me l'as fait découvrir, Twilight, effectivement, il tourne en boucle dans la chaîne, je n'arrive pas à m'en passer, à moins que ce ne soit lui qui ne veuille plus me quitter...