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Tom Waits › Foreign affairs

  • 1977 - Elektra, 7559-60618-2 (1 cd)

8 titres - 42:08 min

  • 1/ Cinny’s waltz 2.16
  • 2/ Muriel 3.33
  • 3/ I never talk to strangers (avec Bette Midler) 3.37
  • 4/ Medley : jack & neal / california, here i come 5.00
  • 5/ a sight for sore eyes 4.39
  • 6/ potter’s field 8.38
  • 7/ Burma-shave 6.32
  • 8/ Foreign affair 3.46

enregistrement

Enregistré «live» sur cassette 2 pistes en présence de l’orchestre, le 28 juillet, les 2,11,12,15 Août 1997 à Filmways/Heider Recording, Hollywood. Ingénieur : Bones Howe. Production et son par Bones Howe.

line up

Gene Cipriano (clarinette solo sur 6), Jim Hughart (basse), Shelly Manne (batterie), Frank Vicari (ténor saxophone solo), Tom Waits (piano et voix), Bette Midler (voix sur 3) ; Jack Sheldon (trompette solo) ; Orchestre arrangé et conduit par Bob Alcivar.

chronique

Styles
jazz
blues

Album constat… le «petit changement» vocal effectué par Tom Waits est en train de prendre le pas sur Tom le conteur jazzy. La musique de ce «Foreign affairs» est classique et bonne, du blues/jazz mélancolique et doux aux mélodies fines… rien à dire. Et c’est là le problème, car comme une espèce de chose qui émerge, et un peu malgré lui, la voix de Tom Waits cherche plus encore à s’y déformer, à creuser plus profond… à théâtraliser, mais le genre a ses limites. Si la naissance de ce personnage que va devenir Tom Waits et qui vint par la voix sur «Small change» était, dans ce dernier, une belle évolution, «Foreign affairs» montre, oui, les limites de la musique de Tom Waits, face à cette mutation. Cette voix qui se cherche sur une musique si trouvée fait plutôt penser à un jazzeux blanc-bec cherchant à devenir noir (comme sur «A sight for sore eyes» entre autres…), qu’aux prémices de la montée délirante qu’elle est pourtant. Fait significatif, l’album retrouve l’atmosphère feutrée et calme, saxophone et mélancolique de «Closing time», comme un retour au départ, comme une confrontation sans filet entre cette musique de genre dans laquelle il évolue encore et toujours, et ce swordfishbonhomme qui commence à toussoter dans le fond de sa gorge. «Potter’s field» l’ambitieuse est la seule réussite Tom Waitsienne de ce disque. Quelque chose ne va pas, malgré la grande classe de l’artiste et de ses compositions impeccables. Il y a une musique… et il y a quelqu’un, un peu à côté. Album constat : Tom Waits devient un personnage, unique, et il a désormais besoin d’un style, d’un style propre qui transgresse les barrières de son jazz sur mesure. «Blue Valentine» sera un premier, et très bel élément de réponse…

note       Publiée le dimanche 20 avril 2003

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Potters field › vendredi 22 mai 2009 - 10:57  message privé !

je suis un fan integriste de la premiere periode de Waits, c'est un fait. celui ci s'avere moins touchant que closing time, mais un titre comme Muriel chamboule le coeur de tout etre normalement constituté