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Sage Francis › Personal journals

cd | 18 titres | 57:46 min

  • 1 Crack Pipes
  • 2 Different
  • 3 Personal Journalist
  • 4 Inherited Scars
  • 5 Climb Trees
  • 6 Broken Wings
  • 7 The Strange Famous Mullet Remover
  • 8 Smoke and Mirrors
  • 9 Message Sent
  • 10 Eviction Notice
  • 11 Pitchers of Silence
  • 12 Specialist
  • 13 Hopeless
  • 14 Kill Ya' Momz
  • 15 Black Sweatshirt
  • 16 Cup of Tea
  • 17 My Name Is Strange
  • 18 Runaways

extraits audio

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enregistrement

Anticon Headquarters, Electric Garden Studios, Mexican Vampire Studios, Mr.Dibbs' Spanking Room et Big Sound Recording Studio, USA, 2001

line up

Alias (production), Sage Francis (MC), Sixtoo (production), Dj Mek (dj), Mayonnaise (production), Jel (production), Scott Matelic (production), Reanimator (production), DJ Signify (dj), Mike 2600 (dj), Odd Nosdam (production), Controller 7 (production), Mr.Dibbs (production), Grey Matter (dj), AOI (production), Scott Begin (batterie), Matt Zimmerman (contrebasse), Jay Peters (guitare), Matt Coolidge (flûte), Shalem B (dj), Tara (claviers), Joe Beats (production)

chronique

Styles
hip-hop
Styles personnels
underground

J'en vois déjà d'ici qui vont se précipiter sur leur clavier pour fustiger le nom de ce label de rap, Anticon, une des écuries, avec Def Jux (et peut-être même mieux qu'elle), présentant la forme de hip hop la plus dérangée et la plus radicale qui soit, expérimentant sans cesse. Passez donc votre chemin, vous qui critiquez et jugez sans écouter. Après tout, c'est écrit noir sur blanc : anticon ! "Personal Journals" est un disque anticon, dans tous les sens du terme et pour ceux que ça intéresse, Sage Francis nous balance un gros morceau, un journal personnel donc sur beats appuyés et samples échantillonnés azimut dans tous les genres possibles et imaginables, voire imaginaires (sithar, tabla, piano jazz, guitare plaintive, musique contemporaine, flûte mystérieuse, voix fantomatiques, et la liste est longue...). Il délègue ce travail d'importance à une assemblée de dj's allumés (Jel, Sixtoo, Dj Mek ou le bien nommé Mayonnaise). Un choix à double tranchant car si l'exercice habituel permet aux Mc's de s'illustrer afin de montrer qu'ils sont capables d'adapter leur travail à celui des producteurs, c'est sur l'ensemble que se mesurera la portée de l'album. Les instrumentaux sont donc claustrophobiques et malades à souhait, recèlent donc une véritable profondeur et un goût prononcé pour les ambiances sombres, voire bizarres où l'on décèle même une pointe de mélancolie. Mais Sage Francis ne s'éparpille jamais. Et à ce spleen des temps modernes, il y appose sa voix rocailleuse, sur un flow relativement agressif, nerveux, parfois haletant, hérité du slam dont il possède la complète maîtrise. Un résultat plus que probant qui reste toujours cohérent en dépit de l'éparpillement dû à ses multiples collaborations, s'érigeant comme un frère obscur aux travaux déjà dantesques de Cannibal Ox. "Inherited Scars", "Smoke and Mirrors", "Specialist", "Runaways" ; autant de très grands moments parmi d'autres grands moments tout simplement, même si pas encore aussi flippés que ceux qui figurent sur l'album d'Alias (auto déclaré père du goth-hop !), et en bout de course, un formidable ambassadeur pour ceux qui veulent s'ouvrir à la culture rap et découvrir la richesse de son univers avec lequel bien des parallèles peuvent être dressés.

note       Publiée le lundi 7 avril 2003

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Walter Benjamin › dimanche 8 juin 2008 - 23:52  message privé !
Pas sûr, les mecs dont je parlais avaient l'air de saisir les vannes quand-même vu qu'ils ne se marraient pas seulement aux moments soulignés d'un geste ou d'un "ouaiiis !" général mais aussi parfois quand c'était vraiment drôle. Il faut aussi bien se dire que, pour un Américain blanc de son âge, déclarer ce genre de trucs n'a pas tout à fait le même sens que pour un mec français de vingt ans. Même si au final ça peut sembler guère plus qu'un déplacement de clivage. Quand on sait qu'en plus Sage Francis se dirait par ailleurs fan de metal...
Note donnée au disque :       
varg › dimanche 8 juin 2008 - 23:44  message privé !
nan je crois que les mecs ont juste pas compris et ont beuglés comme des cons pour faire pareil que tout les petits djeuns indé qui traînaient leur chemises western et lunettes wayfarer dans le coin. j'ai été le seul dans mon petit coin de verdure à ne pas acquiescer lorsqu'il déclamait qu'il ne portait pas, jeune, de T-shirt megadeth, metallica ou slayer.
Walter Benjamin › dimanche 8 juin 2008 - 21:19  message privé !
Aucune idée.
Note donnée au disque :       
born to gulo › dimanche 8 juin 2008 - 21:09  message privé !  born to gulo est en ligne !
c'était pempem, non ?
Walter Benjamin › dimanche 8 juin 2008 - 19:55  message privé !
Voilà, vu ! Le ciel qui s'éclaircit juste au bon moment, le type qui tient la scène et le public malgré le côté super minimal du truc - juste les instrus qui tournent et lui qui pose par dessus, pas d'accompagnement live. Des moments carrément habités même, les passages a capella spécialement : prenants, touchants, vibrants. Même les petits accès de social-préchi comme ils le font si bien par chez eux (genre America-Fuck-You) n'ont pas gâché le truc... Soit-dit en passant on a pu y croiser des jeunes en t-shirt "Death" (le groupe)/casquette militaire et assimilés visiblement pas venus par hasard, et les entendre applaudir à une tirade "no-guitar-riff-for-me-hip-hop-was-my-birth" du Gros Barbu. Eh bien là je dis bravo !
Note donnée au disque :