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Tin Machine › S/t

14 titres - 56:40 min

  • 1/ Heaven's in Here (6:07)
  • 2/ Tin Machine (3:36)
  • 3/ Prisoner of Love (4:51)
  • 4/ Crack City (4:36)
  • 5/ I Can't Read (4:53)
  • 6/ Under the God (4:06)
  • 7/ Amazing (3:06)
  • 8/ Working Class Hero (4:42)
  • 9/ Bus Stop (1:43)
  • 10/ Pretty Thing (4:39)
  • 11/ Video Crime (3:54)
  • 12/ Run (3:20)
  • 13/ Sacrifice Yourself (2:10)
  • 14/ Baby Can Dance (4:57)

enregistrement

USA, 1989

line up

David Bowie (guitare, chant), Reeves Gabrels (guitare), Hunt Sales (batterie, chœurs), Tony Sales (basse, chœurs)

remarques

La réédition cd prétendument remasterisée de 1999 présente une photo de pochette alternative.

chronique

Styles
rock
Styles personnels
alternatif

Eh bien, moi j'aime vraiment beaucoup ce premier Tin Machine. Y a pas de raisons. Quoi ? L'album est inégal ? Tous les titres ne sont pas inspirés ? Mais, je ne viendrais pas vous contredire, rassurez-vous. Un bon tiers de l'album se pare de titres foncièrement dispensables, mais l'un dans l'autre, ils véhiculent tous une ambiance de rock moderne plutôt décadent. Ce qui, dans le chef de Bowie, lui sied à ravir. De toute manière, force est de reconnaître que ce dernier a accepté le pari et joue à fond le jeu de son ami Reeves Gabrels qui le pousse à sortir de sa léthargie artistique dans laquelle il s'est embourbé bien malgré lui depuis le colossal succès de "Let's Dance" en 1983. Près de six ans plus tard, les Pixies dominent la scène alternative. Bowie n'y est pas insensible et décide de leur emboîter le pas en noyant son égocentrisme naturel dans un réel esprit de groupe. C'est très certainement ce qui est resté en travers de la gorge des amateurs déclarés de sieur David Jones. Le blues salace de "Heaven's in Here", le côté schizophrène de titres comme "I Can't Read" ou "Pretty Thing", le poison qui circule dans "Crack City" ou "Video Crime", la classe de "Amazing", l'énergie de "Under The God". Non, vraiment, y a pas de quoi bouder son plaisir. Même la reprise de Lennon, "Working Class Hero", a ce petit côté désabusé qui le sort in extremis du semi échec dans lequel il a bien failli tomber. Malheureusement, Tin Machine, le groupe, ne réussira pas à confirmer avec son piteux second album, plus soucieux de s'occuper de leur image par le biais d'une polémique bidon au sujet d'une pochette qui l'est tout autant. Au fond, même les détracteurs de ce disque ont fini par reconnaître que cette étape fût essentielle, si pas nécessaire, au retour du Thin White Duke.

note       Publiée le samedi 22 mars 2003

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notes

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nowyouknow › samedi 9 mai 2020 - 12:29  message privé !

Sur le papier Tin Machine était ce qui pouvait arriver de mieux à Bowie. Réapprendre à aimer jouer sans pression et dans un format rock sans fioritures. La reprise de Lennon résume assez bien le délire. Le problème, et d'autres l'ont relevé avant moi, c'est que l'inspiration n'est pas franchement présente. Si le gros de l'album reste plutôt agréable, on a quand même une part non négligeable de titre médiocres qui semblent vite expédiés. 14 titres : Tin Machine est surgonflé, inégal. Il lui manque aussi un ou deux gros titres, le genre de morceaux qui marquent, qu'on va associer à l'album et qui nous invitent à y revenir. Personnellement j'aime assez Prisoner Of Love ou Heaven's In Here mais je comprends sans peine Tin Machine ait été boudé puis laissé de côté.

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Twilight › jeudi 21 février 2019 - 10:59  message privé !
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Assez d'accord avec la chronique; solide disque avec de fort belles pièces 'Prisoner of love',. 'Under the god', 'Tin machine', 'Sacrifice yourself' même si tout n'est pas inspiré à 100%. A mon sens, les critiques ont été beaucoup trop dures et pas objectives à l'époque...

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muffinman › mardi 20 juin 2006 - 16:52  message privé !
Et bien je trouve la version originale de Lennon assez ennuyeuse. Celle-là je la trouve bien revisitée. Et pour une fois, serais-je tenté de dire, Reeves Gabrels "ferme sa grande gueule" (je veux dire qu'il n'en fait pas des caisses avec son solo). A chaque fois qu'on entend une reprise de ce morceau (même par Marilyn Manson) c'est joué comme l'original : genre objet sacré, intouchable parce que c'est marqué "John Lennon" dessus. A croire que Lennon était un dieu - preuve que non : il est mort - et que tout ce qu'il faisait était parfait. Bowie a pris le risque d'en faire une adaptation rock. Et je trouve que c'est très réussi, car jamais ce morceau n'a été aussi vivant (excellent riff). L'originale à côté sonne comme une demo. J'aime beaucoup la musique de Lennon en général, celle de Bowie aussi, mais ça ne m'empêche pas d'être objectif en disant que la reprise de Working Class Hero par Tin Machine est meilleure que l'originale, comme la reprise de Golden Years par Marilyn Manson est meilleure que l'originale de Bowie.
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Cracked Actor › mardi 13 juin 2006 - 11:03  message privé !
Muffin Man, comment comparer cette version fade de Working Class Hero au petit bijou de Plastic Ono Band ? Je ne comprends pas du tout à vrai dire. Sinon c'est un album intéressant à tous points de vue, les autres titres que tu cites sont là pour le prouver.
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muffinman › samedi 6 mai 2006 - 03:17  message privé !
Tin Machine ou comment surprendre ses contemporains. C'est un retour au blues boom de la fin des années 60 (Heaven's in Here : leur meilleur morceau). Dans la série des bonnes choses, il y a Crack City, Prisoner of Love, Working Class Hero (cent fois meilleure que l'originale), I Can't read et Under the God. A noter que Run et Sacrifice yourself ne figuraient pas sur la version vinyle de l'album. D'ailleurs chaque format avait une pochette différente. La réédition CD de 1999 propose la pochette du vinyle alors que l'édition originale ainsi que la réédition de 1995 montrent la pochette du CD. La cassette (si si, souvenez-vous) avait une autre photo de couverture. Enfin bref Tin Machine c'est bien. Ca a permis à Bowie de retrouver l'envie après la lourde tournée Glass Spider de 1987. Il y eut deux autres albums ensuite (un studio et un live), c'est d'ailleurs lors de cette seconde tournée que j'avais pu les voir à l'Olympia. Et c'était bien même si Tin Machine II est le plus mauvais épisode de la carrière de Bowie. Même Never Let me down peut sembler être un grand disque à côté. C'est dire. Au fait il faudrait peut-être le rajouter dans votre discographie pour être complet (ainsi que Tin Machine Live Oy Vey Baby et The Buddha of Suburbia, B.O. d'un téléfilm anglais de 1993)
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