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Einsturzende Neubauten › Five on the open-ended Richter scale

cd • 7 titres

  • 1Zerstörte Zelle
  • 2Morning dew
  • 3Ich bin's
  • 4Modimidofrsaso
  • 5Zwoelfe Stadte
  • 6Keine Schönheit ohne Gefahr
  • 7Kein Bestandteil sein

enregistrement

Hansa Studio, Tritonus Studio, Berlin, Allemagne

remarques

chronique

Styles
indus

‘Zerstoerte Zelle’ qui ouvre brillamment cet album résume à lui-seul le savoir faire et le doigté d’Einstuerzende Neubauten, tout en nuance et en violence organique, pour une musique qui bat au diapason d’une société urbaine étouffante, angoissante, percée de lueurs froides…Une ligne de basse répétitive, une atmosphère lourde de tension intériorisée qui ne peut éclater mais qui s’enfle au rythme d’un pouls, des percussions métalliques qui s’emballent et un final en apothéose qui mêle violons et sonorités industrielles. Toute l’atmosphère de ce très beau mais pourtant controversé ‘Five on the open-ended Richter scale’ est là. Moins agressif et violent que les précédents, l’album se veut plus pesant, empreint de violence latente, plus mélodique aussi, alternant silences et déchirements. Le second morceau, ‘Morning dew’ (reprise de Tim Rose) peut surprendre de par sa structure rock lente, voire même décevoir car il sonne trop lisse, trop construit. Bien plus convainquant, ‘Ich bin’s’ reprend des schémas plus rituels où voix et rythmes évoluent en parallèle, étroitement enlacés en une respiration haletante quasi tribale. Cette idée de pulsion se confirme sur le titre suivant où la cadence s’accélère, se fait angoissée, comme une course essoufflée dans une atmosphère de cabaret industriel où sons métalliques et piano se côtoient en une surprenante alchimie. ‘Zwolfe Staedte’ développe des climats plus atmosphériques et lourds dont la densité s’amplifie, rythmée par une basse qui évoque la cadence d’un pas. La voix théâtrale de Blixa Bargeld s’adapte à merveille à ces variations, les épouse pour fusionner avec elle et leur prêter vie par différentes intonations, technique que l’on retrouve sur les deux dernières compositions également. Tout en nuances, moins percussif le disque place les sonorités industrielles plus en retrait au mixage axant la thématique de l’œuvre sur la retenue plus que sur l’explosion, créant une sorte de malaise diffus. La beauté des arrangements et notamment l’ajout de cordes le rend pourtant plus accessible, plus mélodique, certains ont pu le regretter. D’un autre côté, Einstuerzende Neubauten prouve simplement sa parfaite maîtrise des atmosphères industrielles et la richesse et la complexité de sa démarche.

note       Publiée le dimanche 16 mars 2003

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notes

Note moyenne        13 votes

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Demonaz Vikernes › vendredi 15 décembre 2017 - 14:32  message privé !

Très bon successeur à Halber Mensch. Peut-être pas aussi fort dans l'ensemble, mais des pistes comme Zerstörte Zelle ou Keine Schönheit Ohne Gefahr sont vraiment marquantes. J'ai toujours l'impression que cet album ressort moins souvent quand on parle des classiques, il a sa place parmi les classiques pourtant.

Note donnée au disque :       
saïmone › dimanche 12 février 2012 - 14:53  message privé !
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Boom Headshot

Wotzenknecht › dimanche 12 février 2012 - 01:16  message privé !
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ben merde eric ! eux non plus ne connaissent pas leur langue !

nordwaves › dimanche 25 avril 2010 - 21:01  message privé !

J'ai eu la chance de les voir en live à la sortie de cet album.. Un concert qui a commencé par "Ich bin's". Autant dire que le ton était donné. Mon meilleur concert de Neubauten mais aussi toute catégorie confondu.

üflrü dü zbrrü › vendredi 2 février 2007 - 11:51  message privé !
le premier neubauten au virage plus rock, mais quelle maitrise, musique tribale urbaine tout en tension, en montées explosives et en riches expérimentations sonores.
Note donnée au disque :