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Einstürzende Neubauten › Kollaps

  • 1988 • Potomak Potomak/Indigo 2517-2 • 1 CD

cd • 14 titres

  • 1Tanz Debil
  • 2Steh auf Berlin
  • 3Negative nein
  • 4U-Haft Muzak
  • 5Draussen ist feindlich
  • 6Hören mit Schmerzen
  • 7Jet'm
  • 8Kollaps
  • 9Sehnsucht
  • 10Vorm Krieg
  • 11Hirnsäge
  • 12Abstieg und Zerfall
  • 13Helga
  • 14Negative nein (live in Berlin 1987)

line up

Blixa Bargeld (chant, hurlements, musique), F.M. Einheit (musique), N.U. Unruh (musique)

remarques

chronique

Styles
indus

S’il est bien un nom indisociable de la scène industrielle, c’est celui de Einstuerzende Neubauten. Certes, ils n’ont pas été les premiers ni les seuls à expérimenter dans ce domaine (songeons à Throbbing Gristles, Merzbow, Cabaret Voltaire, Coil, SPK etc) mais personne n’aura développé le concept de manière si profonde ni aussi évolutive. Leur musique est une véritable interrogation philosophique, voire ethnique, des rapports entre l’individu et la société, l’homme et la matière, des notions de structures, de symétrie, d’architecture, etc. Les compositions ont un aspect rituel, organique qui nous renvoie aux pulsions primitives, au chaos intérieur. Pour ce faire, nos Allemands utilisent majoritairement de la matière brute, du rebus industriel : plaques de fer, ressorts, maillets, barres à mine, briques…qu’ils utilisent pour créer des ‘instruments’. Ajoutez à cela un peu de guitare et un chanteur survolté et charismatique à la voix écorchée et théâtrale évoluant en adéquation avec la musique. ‘Kollaps’ n’a que peu vieilli. Premier véritable enregistrement du groupe, il propose des morceaux durs, arides, construit sur des rythmes rituels et répétitifs lourds accompagnés de grincement métalliques, de bruits de marteau piqueur (‘Steh auf Berlin’), de bandes symphoniques déformées (’Hirnsäge’), alternant calmes angoissants et explosions de bruits, claustrophobie et atmosphères, structures et improvisations. Déjà Blixa y dévoile tout son potentiel vocal, poète industriel à la sensibilité écorchée, capable de hurler comme de chuchoter, de chanter comme de réciter, utlisant son chant comme un véritable instrument, entre désespoir, nihilisme, colère…’Kollpas’ n’offre aucune lumière, c’est une démarche que l’on accomplit complètement ou pas du tout ; dense et intense, elle n’admet pas la demi-mesure. L’enregistrement est à l’image de l’œuvre, brute, âpre, sans fioriture mais d’une urgence qui sied complètement au propos. Le premier pas incontournable d’une discographie qui ne l’est pas moins.

note       Publiée le dimanche 16 mars 2003

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Note moyenne        28 votes

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Demonaz Vikernes Envoyez un message privé àDemonaz Vikernes

Un album très brut, c'est le moins qu'on puisse dire. Intense.

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Kollaps Envoyez un message privé àKollaps

Marinant dans le béton, la poussière et la ferraille de la promiscuité destructrice et inspirante de Berlin-Ouest, des mecs, pas dupes face aux mouvements et aux mentors de toutes races, vont se servir dans la déchetterie de leur condition pour organiser leurs glaires ricanantes et bruitistes avec une discipline propre à leur culture allemande dont ils sont fiers. Ils ne se déclarent pas "industriel", ni "punk", seulement vivants, quitte à lècher le danger et copuler avec la douleur. Kollaps !

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shauni81 Envoyez un message privé àshauni81

Monument industriel. Quelques riquiqui passages à vide, mais Tanz Debil, Steh Auf Berlin ou l'éponyme sont géniaux. Agressif, martelé sur l'acier ... excellent.

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nordwaves Envoyez un message privé ànordwaves

Un album indispensable.

kama Envoyez un message privé àkama

Stahlmusik est sorti en K7, Kollaps est considéré comme leur 1er.