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Primus › Pork Soda

cd • 15 titres • 57:33 min

  • 1Pork Chop's Little Ditty0:22
  • 2My Name Is Mud4:47
  • 3Welcome to This World3:40
  • 4Bob4:39
  • 5DMV4:58
  • 6The Ol' Diamondback Sturgeon (Fisherman's Chronicles, Part 3)4:39
  • 7Nature Boy5:33
  • 8Wounded Knee2:25
  • 9Pork Soda2:20
  • 10The Pressman5:11
  • 11Mr. Krinkle5:27
  • 12The Air Is Getting Slippery2:30
  • 13Hamburger Train8:11
  • 14Pork Chop's Little Ditty1:03
  • 15Hail Santa1:48

extraits vidéo

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enregistrement

Californie, USA, 1993

line up

Tim "herb" Alexander (batterie), Les Claypool (chant, basses, mandoline), Larry Lalonde (guitare, banjo)

remarques

chronique

Avec une pochette toujours aussi fidèlement grotesque, "Pork Soda" semble nous inviter à un nouveau défilé de titres dérangés. Pourtant, après la jolie mélodie désuète jouée au banjo sur "Pork Chop's Little Ditty", on rentre dans le vif du sujet avec un "My Name is Mud" beaucoup plus carré et - oui, n'ayons pas peur de le dire - sombre. Une certaine gravité se dégage de tout le disque, une certaine forme d'austérité aussi, un malaise latent, un poids, indubitablement. Parallèlement, Primus se montre aussi de plus en plus enclin à étaler ses compétences techniques sans que cela en devienne pour autant indigeste. Parmi ces moments de prouesses, on retiendra le solo de basse de Claypool sur "The Ol' Diamondback Sturgeon" qui imite de manière sidérante les gammes d'un sitar, le magnifique "Wounded Knee" attribué à Tim Alexander ou le festival pyrotechnique de l'entêtant "Hamburger Train", huit minutes élastiques de gymnastique musicale propices aux improvisations les plus endiablées et les plus possédées qu'ait pu nous livrer jusqu'à présent le très modeste Larry LaLonde. Les imbécilités d'usage n'ont pas déserté le paysage pour autant ("Nature Boy", "Pork Soda", "The Air is Getting Slippery" très Laurel & Hardy dans le genre), sans quoi il ne s'agirait pas d'un disque de Primus. Mais à côté de ces escapades désinvoltes, on trouve des thèmes étonnement obscurs comme illustrés sur "Welcome to This World", "Bob", "The Pressman", rescapé du live "Suck On This", ou "Mr.Krinkle". "Pork Soda" est, du reste, le disque le plus introverti, le plus opaque, le plus lugubre, le plus complexe et le plus technique (ok, j'arrête là) réalisé par le groupe. Ceux qui reprochent à Primus son manque de sérieux devraient peut-être jeter une oreille à ce disque. Il pourrait bien les faire changer d'avis.

note       Publiée le mercredi 19 février 2003

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notes

Note moyenne        28 votes

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Dun23 › dimanche 1 septembre 2013 - 13:24  message privé !

Les Claypool m'évoque un pote mais aussi une sorte de copie redneck de Geddy Lee. Sinon, pour le côté Residents, il est assez significatif lorsqu'on écoute leur version de Hello Skinny / Constantinople. C'est du Primus. Puis on écoute la version Residents. Et on se dit, bah merde, ils ont quasiment pas changé une note! La filiation devient foutrement claire. Et sinon, oui, le clip de Mr Krinkle est jubilatoire et sacrément bien chorégraphié, ça n'a pas du être simple à tourner. Après, My Name Is Mud se pose bien aussi en clip un poil malsain.

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(N°6) › dimanche 1 septembre 2013 - 12:20  message privé !
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Les Claypool m'évoque un cousin éloigné de Buzz Osbourne.

Dioneo › dimanche 1 septembre 2013 - 04:33  message privé !
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Ah oui, pour ça je confirme que les Oculaires, ça fout de toute façon un malaise difficilement égalable quand ça s'y met. (Vu en concert y'a quelques années, j'avais même trouvé ça carrément flippant, en fait - le vieux déguisé en vieux qui trouvait sans arrêt des nouvelles manières de dire "tu va tous mourir" avec les espèces de rastamouches qui faisaient du crr-crr, du cabaret numérique surgelé, du M.I.D.I.-des-Enfers autours...).

Bref, je me suis rematé le clip, du coup, du Krinkle. C'est vraiment au petit poil, cette foutue scéno. (Et je trouve à la contorsionniste des airs de Cosey plus confortablement boulée, incidemment... Sans doute que ça non-plus ça doit pas être du 100% objectif, remarque).

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Raven › dimanche 1 septembre 2013 - 04:22  message privé !
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Claypool est plus dans la descendance de gugusses comme Dr John ou Beefheart je dirais, pour être le plus juste possible avec moi même... y a pas que le filet rock et funky qui joue pour l'aspect plus sympathique et potache; c'est jamais si loin que ça des Res' pour sûr, surtout Of Fungi & Foe (rien que la pochette donne le ton), le truc le plus louche et miasmique du bonhomme avec Sausage selon moi. Mais ça reste toujours à un niveau humain ; à un niveau civilisé ; même quand ça borborygme sous camisole... hors quand j'écoute des vieux Residents je peux me sentir vraiment mal, genre envie de sortir prendre l'air, retrouver ma réalité, les vrais gens; la bestiole Primus pour autant qu'elle puisse être salement collante et psychopathe, ne provoque pas un malaise de cette teneur. Tout ça reste évidemment très subjectif.

Dioneo › dimanche 1 septembre 2013 - 04:06  message privé !
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Hum, justement, le truc c'est que plus j'y reviens, à Primus, plus je trouve un côté malveillant, presque, cadavre-dans-le-placard. C'est sur que le gars Les a un côté couillon limite redneck que n'ont nettement pas les Grozyeux - plus intello peut-être, oui, en tout cas plus cohérents dans leur acharnement à raconter et triturer le malade, le morbide, l'effrayant, au fond... Mais je ne lui trouve pas le côté relou-blaireau-tavu-je-suis-ungros-con-mais-aussi-un-beau-gosse de Mike Patoche (bon, pour le côté beau-gosse, clair qu'il aurait du mal). Après je ne sais pas du tout - et en fait ça m'étonnerait un peu - si y'a volonté de reprendre le truc, ou de s'en inspirer ou quoi mais n'empêche... J'y trouve des points communs disons (et pas seulement parce que la guitare de Larry Brice LaLonde a un son franchement Snakefinger par moments sur ce disque).

Wall of Voodoo, j'avais pas forcément percuté ce côté-ci. Faudra que je reteste, ceci-dit, j'avais bien aimé Dark Continent (mais un peu oublié ça... Disque perdu dans un crash de disque dur).

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