Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesPPrimus › Suck on this

Primus › Suck on this

9 titres - 43:10 min

  • 1/ John the Fisherman (3:53)
  • 2/ Groundhog's Day (4:53)
  • 3/ The Heckler (3:35)
  • 4/ Pressman (5:00)
  • 5/ Jellikit (3:59)
  • 6/ Tommy the Cat (5:26)
  • 7/ Pudding Time (4:20)
  • 8/ Harold of the Rocks (6:17)
  • 9/ Frizzle Fry (5:45)

enregistrement

The Berkeley Square, USA, 25 février et 5 mars 1989

line up

Tim "herb" Alexander (batterie), Les Claypool (basse, chant), Larry Lalonde (guitare)

chronique

Le premier album de Primus est un live. Un parti pris inhabituel et pourtant finement négocié. Ce trio de surdoués livre vraiment le meilleur de lui même sur scène dans ses jeunes années, et ne se prive pas pour le montrer ; neuf titres enjoués emplis d'une énergie communicative exemplaire. Ça commence d'ailleurs par une référence à peine camouflée du mythique "Yyz" de Rush qui débouche sur le premier délire du groupe, "John The Fisherman", où chacun des membres du groupe déploie ses aptitudes personnelles. C'est Larry LaLonde aux guitares, fanatique confirmé de King Crimson qui, à l'instar de Robert Fripp, préfère se jeter corps et âme dans des parties de guitares dissonantes, touffues et suraigues plutôt que de concéder du terrain aux exercices stériles et stéréotypés des plans heavy. C'est Tim "Herb" Alexander à la batterie, le cauchemar de Mike Portnoy, digne héritier de Stewart Copeland, au groove et à la technique irréprochables mais dont on retiendra avant tout le son, énorme ("The Heckler", "Jellikit"). Enfin, il y a Les Claypool, cet iconoclaste bien heureux qui porte sur ses épaules la destinée du groupe, bassiste extraordinaire s'il en est, et à la voix nasillarde identifiable entre mille qui évoque sans ambages les énigmatiques Residents. C'est ce côté un peu loufoque qui va diviser les amateurs du groupe. Pourtant, en adoptant cette ligne de conduite sans équivoque, Primus crée un style qui lui est propre. Sans hésitation possible, la meilleure rythmique du début des années quatre-vingt dix, Primus est à celles-ci ce que The Police étaient aux débuts des années quatre-vingt, le succès interplanétaire en moins : une entité tricéphale à l'univers fun et radical, énergique et contagieux.

note       Publiée le mercredi 19 février 2003

partagez 'Suck on this' sur les rseaux sociaux

ajoutez des tags sur : "Suck on this"

Vous devez être membre pour ajouter un tag sur "Suck on this".

ajoutez une note sur : "Suck on this"

Note moyenne :        13 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Suck on this".

ajoutez un commentaire sur : "Suck on this"

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Suck on this".

vargounet › jeudi 29 août 2019 - 20:58  message privé !

Leur matos qui m'a le plus séduit pour le moment. Le son est impeccable et la base du groupe (basse et drums) plus que solide. Des plans basse originaux pas forcément ultra techniques mais un toucher unique qui fait forcément plaisir et hocher de la tête.

DesignToKill › mardi 20 mai 2014 - 16:38  message privé !

presque comme si on y était...

Note donnée au disque :       
NevrOp4th › vendredi 24 août 2007 - 17:31  message privé !
lire*
NevrOp4th › vendredi 24 août 2007 - 17:30  message privé !
Ayé, je viens toute les chroniques de Progmonster à propos du groupe Primus. Mais putain , pourquoi je connais pas se groupe, alors que je suis un inconditionnel de la scène alternative américaine. Merde je me sens bête et ignare d'un coup, arf, je vais me rattraper en commandant cet album tout de suite, didiou!!!!
Dun23 › mardi 13 juin 2006 - 11:29  message privé !
Album indispensable du trio! Ou comment vous en foutre plein la gueule pour pas cher! Tout ce qu'on aime chez Primus est déjà là et bien là! Et oui, pour le petit bassite amateur que je suis, Claypool est écoeurant par sa technique, pensez donc, jouer et chanter (hum) Tommy the cat tient de l'exploit. Le texte est débité à une vitesse folle et cette ligne de basse est simplement monstrueuse. L'une des plus complexes et difficiles à jouer que je connaisse. Et à côté de ça, vous avez la simplicité même avec The pressman. Comme quoi! Un excellent live!
Note donnée au disque :