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Dom › Twilight

9 titres - 68:50 min

  • 1/ Talisman (3:34)
  • 2/ Lawrence (6:53)
  • 3/ The Tasmanian Devil (7:09)
  • 4/ Farm (3:37)
  • 5/ Dick's Movement (9:40)
  • 6/ Maybe D&B (7:23)
  • 7/ Yellow Alert (7:40)
  • 8/ Aerodrom (6:44)
  • 9/ Sector (7:52)

enregistrement

Radio Studio Zürich, Suisse, 13-15 mai 2001

line up

Oliver Keller (guitares), Hans Peter Pfammatter (claviers, chant), Urban Lienert (basse), Dominik Burkhalter (batterie)

remarques

chronique

Rassurez-vous, il ne s'agit pas d'une collaboration entre deux chroniqueurs de Guts of Darkness. Mais comme pour Twilight, ce quatuor vient de Suisse. Et c'est quand même moi qui vais vous en parler... A croire que ce disque était fait pour nous ! C'est en réalité le prototype même de disque qui me plaît parce qu'il s'amuse à brouiller les pistes. Dans les grandes lignes, on peut malgré tout s'avancer en disant que, de manière générale, c'est l'esthétisme métal qui est ici mis à contribution. Mais pas que. Et c'est précisement cette nuance qui fait toute la différence et qui rendra l'expérience attrayante à tout ceux qui aiment être surpris, ou détestable aux autres qui trouvent que la collision des genres, c'est vraiment du n'importe quoi. Prenez les deux premiers titres, "Talisman" et "Lawrence" : ils résument à eux seuls la philosophie du disque. Ça démarre comme un blues boueux aux senteurs orientales avant que le paysage se mue sous l'effet de claviers aux résonances pop. Lui emboîtent rapidement le pas des arpèges de guitare délicats rappelant un jeune Pat Metheny. On croit alors tenir entre nos mains un disque de jazz fusion moderne de bon aloi. C'est à ce moment précis que le groupe décide de porter la charge finale avec un son de guitare heavy, une rythmique de plomb et les gargarismes d'un éructeur teuton. Tout ceci serait bien banal si, pour corser le tout, le groupe ne s'était pas donné la peine d'injecter à tout cela de solides doses de patterns rythmiques drum'n'bass. Si la démarche rappelle Mr.Bungle (LA référence), le résultat n'est pas aussi puissant et oscille plutôt entre les gymnastiques virevoltantes de Priam et les essais hypnotiques de Circle (comme sur "Dick's Movement"). Dom assume un parti pris volontairement plus mesuré, plus formel et plus timide dans l'apparente extravagance de ces juxtapositions considérées à tort comme improbables. Tout ceci contribue à faire de "Twilight" un premier album tout à fait déroutant, étonnant, énergique et aventureux.

note       Publiée le vendredi 14 février 2003

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Spektr › mardi 14 août 2007 - 00:40  message privé !
Etonnant, oui, un album qui vient du futur c'est pas commode :)