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Sepultura › Roots

cd • 16 titres • 72:17 min

  • 1Roots bloody roots
  • 2Attitude
  • 3Cut throat
  • 4Ratamahatta
  • 5Breed apart
  • 6Straighthate
  • 7Spit
  • 8Lookaway
  • 9Dusted
  • 10Born stubborn
  • 11Jasco
  • 12Itsari
  • 13Ambush
  • 14Endangered species
  • 15Dictatorshit
  • 16(untitled)

enregistrement

Indigo ranch, Malibu, Californie

line up

Igor Cavalera (batterie), Max Cavalera (chant, guitare), Andreas Kisser (guitare), Paulo Jr. (basse)

Musiciens additionnels : Mike Patton (chant [8]), Carlinhos Brown (chant, percussions, composition 4, percussions, berimbau 14), David Silvera (percussions 4), Ross Robinson (percussions 4), Jonathan Davis (chant 8), Xavantes Tribe (10, 12)

remarques

L'édition limitée digipack ne contient pas le titre 16, mais propose à la place les 3 bonus tracks suivants :
16/ Chaos B.C. - 17/ Symptom of the universe - 18/ Kaiowas.

chronique

Styles
metal
heavy metal
metal extrême
Styles personnels
tribal metal

Avec "Roots" qui fait suite au très prometteur "Chaos A.D.", Sepultura change considérablement son optique musicale pour adopter avec génie un style très lourd et tribal (symbolisant un retour aux sources, aux "roots" comme le titre de l'album l'indique si bien). Musicalement, tout est ici parfaitement conçu et maîtrisé, le son est d'une lourdeur extrême, Max Cavalera n'a jamais été aussi présent et puissant, et les autres musiciens ne sont pas en reste : on pourra citer entre autres l'extraordinaire prestation d'Igor Cavalera aux percussions. L'originalité et la diversité des compositions font que l'on ne s'ennuie pas une seconde à l'écoute de cet album impressionnant sur la durée puisque tous les titres présentés ici sont sans exception de purs chef-d'œuvres. De l'ouverture "Roots bloody roots", en passant par "Ratamahatta", "Breed apart", le fabuleux "Straighthate" ou encore l'excellent "Lookaway" avec Mike Patton en guest, jusqu'au très expérimental morceau final resté intitulé, Sepultura nous montre toute l'étendue de son talent en nous pondant là rien de moins qu'un des albums majeurs de la décennie. La puissance et la fureur de ces morceaux nous scotchent littéralement sur place, et je dois dire qu'on a du mal à se relever après avoir reçu une telle claque derrière les oreilles. Je ne pourrais que vous conseiller de vous procurer sans délai ce chef d'œuvre, en version digipack si possible puisque celle-ci contient trois bonus supplémentaires de très haut niveau dont une excellente reprise de "Symptom of the universe" de Black Sabbath, est-il encore besoin de le préciser... Indispensable. J'ai dit INDISPENSABLE !

note       Publiée le lundi 12 mars 2001

chronique

Styles
metal extrême
Styles personnels
tribal metal

Comment exprimer avec de simples mots ce que représente cet album ? Sepultura nous sort ici son disque le plus abouti et recherché de sa carrière ! Après 3 albums qui les firent monter au rang de dieu du thrash, après un "Chaos A.D" d'anthologie, les voici qui nous inventent un nouveau style : ce que j'appelle le "tribal metal". En effet, la première chose qui frappe ici (et quelle baffe !) est l'extrême richesse de la musique qui nous est proposée. Tout commence par un "Roots bloody roots" tellement inoubliable qu'il en passa sur M6 ! Puis le hit "Attitude" nous fait rentrer dans le vif du sujet en incorporant de nombreux instruments tribaux qui conféreront à l'album un côté exotique des plus attirants. En fait, la force de cet album réside dans le fait qu'il constitue une unité particulièrement soudée. Tous les titres sont parfaits, différents, uniques et terriblement envoûtants... Comment oublier ce "Ratamahatta" formidable de violence et de percussions. Je suis d'ailleurs persuadé que ce titre est à l'origine d'un "surfacing" chez Slipknot, prouvant par là même que ces derniers n'ont rien inventé ! Des "singles" comme "Spit" ou "Dusted" voire "Born stubborn" nous prouvent que Sepultura n'a pas oublié son passé même si le rythme s'est considérablement ralenti. Textuellement, tout est résumé dans le titre "Roots" : des paroles axés sur la nature, le spiritisme et la liberté vraiment intéressantes. Mais la plus grosse claque se trouve dans le son. Jamais je n'avais entendu pareille production ! Tout est clair et limpide, les guitares se mariant à merveille avec les percussions, le chant hyper agressif de Max est très mis en valeur (écoutez la fin de "Straighthate" et vous comprendrez !), et la basse est monstrueuse ! Bref, tout est parfait, maîtrisé de A à Z et surtout, cet album permettra à Sepultura de porter le metal sur les devants de la scène, prouvant que l'on peut porter un message pacifique par le biais de cette musique, loin de tous les préjugés. Comme dit Chris, un seul mot suffit : INDISPENSABLE ! et je rajouterai même CULTE ! Vous ne pouvez pas passer à côté d'un tel chef-d'œuvre...

note       Publiée le vendredi 4 janvier 2002

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  • Dioneo
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Dioneo Envoyez un message privé àDioneo
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Ouep, épais de son, ambitieux dans les compos - tout en élaguant, c'est à dire que ça peut empiler des couches de guitares, jouer sur la dynamique via la répartition stéréo etc., mais en même temps, ça s'interdit tout étalage de virtuosité (les rares solos de gratte par exemple, sont plus des vrillements bruitistes qu'autre chose)... Dans un sens ça revient à l'approche, aux racines (hum, mais sans jeu de mot aussi hein) punk (hardcore) du thrash, au côté garage au sens "fait dans ton garage", si on préfère - mais avec les moyens d'enregistrer ça sans que ça sonne démo, de donner de la consistance et pas qu'un peu à la chose.

Comme dit plus tôt, mais en fait ça ne me gêne plus trop, je lui trouve quand-même quelques moments de longueur, ou peut-être pour le dire mieux que certains jours je vais trouve que ça fait beaucoup à s'avaler d'un coup mais... D'un autre côté par exemple, le morceau avec Patton je perçois plus maintenant le côté niqué/expé de la chose qu'un quelconque truc "gratuitement dans le vent de l'époque", comme ça pouvait me faire un temps. Le triplé ("faussement final") Ambush (avec son coup de speed final)/Endangered Species (avec son intro limite indus-doom, son ambiance poisseuse générale même quand ça s'emballe du double-kick et son espèce de structure/collage toute cheloue)/Dictatorshit (en parlant de thrasherie punkoïde - carrément D-beat pour le coup) fait particulièrement plaisir, juste là !

Message édité le 16-06-2022 à 14:46 par dioneo

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(N°6) Envoyez un message privé à(N°6)
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Le son est aussi épais que l'album est ambitieux. C'est dire. Les mecs ils avaient compris qu'ils étaient brésiliens et pas californiens et que malgré tout, y avait quelque chose a en dire au-delà d'un certain cliché. "Proto"-néo tout ce qu'on voudra, mais c'est tout-le-meilleur-du-néo, avec pleins de trucs pas entendus ailleurs. Digère aussi une certaine influence sur le néo (à son corps défendant) du Angel Dust le plus agro, le feat. avec Patton faisant totalement sens pour le titre le plus bizarre d'un album quand même globalement bizarre. Et puis le petit mépris un peu facile sur le côté "tribal", ouais non en fait, c'était pas des punks à chien ardéchois (avec tout le respect) qui se prenaient pour des indiens, c'étaient des mecs qui d'un coup se sont posés des questions légitimes et musicales sur là où ils vivaient, et ça s'entend, Igor est monstrueux de bout en bout. Et puis Kisser, bordel, quel album pour lui aussi. "Straighthate" quoi, pfffiou. Assez grand truc cet album, moi qui ai longtemps buté sur le précédent (entre deux eaux quoi).

Message édité le 14-06-2022 à 23:51 par (N°6)

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heirophant Envoyez un message privé àheirophant

C'est bien ce que j'ai dit.

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nicola Envoyez un message privé ànicola

heirophant, les fascistes aussi se sont paluchés sur les tribus primitives.

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Aplecraf Envoyez un message privé àAplecraf

Un gros mouais cet album, j'y préfère effectivement arise ou beneath the remains. Mais surtout dommage qu'on ne se concentre pas suffisamment sur les albums post cavalera... Entre Dante XXI et le tout dernier Quadra c'est du tout bon.

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