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Queens Of The Stone Age › QOTSA

cd | 11 titres

  • 1 Regular John
  • 2 Avon
  • 3 If only
  • 4 Walkin on the sidewalks
  • 5 You would know
  • 6 How to handle a rope
  • 7 Mexicola
  • 8 Hispanic impressions
  • 9 You can't quit me baby
  • 10 Give the mule that he wants
  • 11 I was a teenage hand model

enregistrement

Par Joe Barresi, Monkey studios

line up

Alfredo Hernández (batterie), Josh Homme (chant, guitare, basse, piano)

Musiciens additionnels : Dave Catching (percussions 11), Chris Goss (basse, chant 5, 10), Fred Drake (batterie, chant 11), Hutch (piano 11)

chronique

Après 2 ep's d'excellente facture, les QOTSA sont prêts pour l'exercice de l'album. Epreuve plus que réussie puisque l'incident le plus redouté n'a pas eu lieu : cela ne sonne pas comme Kyuss. Oui, voilà enfin un groupe qui se détache haut la main du reste de la planète (poutant fabuleuse) stoner rock. Très peu descriptibles, les 11 titres sont simples mais d'une grande efficacité. La production est pourtant convensionnelle, Joe Barresi faisant partie des meubles de Kyuss, mais l'esprit est radicalement différent. Le chant de Josh Homme y est sans doute pour beaucoup. Une expérience à essayer d'urgence.

note       Publiée le mardi 27 février 2001

chronique

Styles
rock
rock alternatif
Styles personnels
droïdes sous cannabinoïdes

Avec le recul, la carrière des Queens aura suivi une courbe à peu près équivalente à celle de Kyuss : un premier essai de jeunesse, un gros album-monstre au style imparable, surprenant son monde, et puis un chef d’œuvre suintant le désert de Californie. La suite, chez Qotsa, trainera un peu en longueur, cherchant quelques tentatives de renouvellement tandis que le public adule mécaniquement. Cet éponyme coup d’essai, longtemps dénigré par Josh Homme comme le fut Wretch, est ressorti l’an dernier dans une version remasterisée, agrémentée de titres bonus plus ‘expérimentaux’ mais assez moyens... Pourtant, j’en connais plusieurs qui considèrent ce disque comme le sommet indépassable du groupe. Et plus particulièrement sa chanson d’ouverture, le classique, que dis-je, le standard, qu’est Regular John. Il faut des cojones pour balancer ça après Kyuss, avec cette voix de semi-fausset éteinte et maigrelette et ce toupatoupa benêt qui fait office de rythme. Alors que tout ce que la planète compte de fans de stoner commence à se réclamer de lui, Homme retrouve ce cramé de Nick Oliveri (présent au verso de la pochette, absent en studio) pour inventer derechef un nouveau style, qu’il a pu désigner maladroitement sous le terme de robot rock. En réalité, c’est le résultat d’une longue maturation où un Josh dépressif refuse de jouer quoi que ce soit après avoir écouté The Idiot et Lust for Life au milieu des 90’s. S’ensuit une logique remontée à la source avec la compil Cannibalism de Can, ce qui fera cogiter le rouquin sur le bien fondé de la surenchère guitaristique. Des mêmes graines qui menèrent au punk anglais, Homme tricote son truc à lui, avec ce disque encore bien engourdi par la dépression et les drogues (un bref coup d’œil aux paroles malsaines parlera mieux que cette chronique). Et de pop. Les 3 vont si bien ensemble, pourquoi s’en priver ? Homme avait commencé trop jeune pour décider vraiment de ce qu’il aimait, il a passé pas mal de temps dans sa chambre avec ses disques depuis la fin de Kyuss et ça s’entend : l’extatique solo de Avon est un génialissime transfuge de celui d’A Girl Like You d’Edwyn Collins (oui oui, ce truc qui passe sur RMC depuis 95). Si ce mirifique diptyque d’ouverture nous prépare à un disque tout entier abandonné à la danse, voire au strip-tease (cette pochette ribaude et néanmoins immonde ne crie-t-elle pas "music to strip by" à tous les routiers mal intentionnés du monde ?), bref un disque de juke-box ; il n’en est rien. Après une salve de titres chaloupés, raides et hypnotiques, totalement innovants voire ovniesques (les solos sont des modèles de concision et de non-branlette), la légère baisse de régime qu’on avait senti se confirme. Parler de face B ici est peut-être un abus de langage, mais à partir de Mexicola, c’est le côté poussif et gras du bide de Homme qui parle. Le gros son de basse viril ne masque guère la catastrophe : Kyuss sans Björk et surtout sans Garcia, c’est nul à chier. Car c’est du sous-Kyuss. Seul You Can’t Quit Me Baby est à sauver du lot, de par ces paroles de psychopathe, cette voix lointaine, ce danger diffus qu’on sentait déjà poindre sur You Would Know, et qui fera de Rated R un album dangereux comme Sonic Youth n’en fait plus… I Was A Teenage Hand Model termine sur une note confirmant le but principal de Homme durant ces années-là : mettre en place les Desert Sessions, espace de travail pour déprogrammer les habitudes musicales, comme Eno et Bowie à Berlin, mais dans un environnement… Inhabituel. Encore un que les tiédasses années 2000 n’auront en rien mérité.

note       Publiée le lundi 31 mars 2014

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saïmone › mardi 1 avril 2014 - 16:11  message privé !
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L'album décolle à partir de Avon

Note donnée au disque :       
dariev stands › mardi 1 avril 2014 - 14:55  message privé !
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"Oliveri ne joue pas sur cet album" , bon ,ok ,d'accord, c'est vrai, et en plus c'était déjà écrit dans le line-up... Mais tu crois que c'est qui qu'a fourni tout ce speed et cette ketamine , hein ? Santa claus ? (et totalement ouvert à une contre-contre chro, vu que la chro de base ne disait pas grand chose. de plus je suis moi meme ambivalent envers ce disque, qui me déçoit passé les premiers titres, qui sont quand même des tubes de rock'n'roll XXIème siècle... dire qu'il y en a qui écoutent les Raveonnettes, haha)

Raven › lundi 31 mars 2014 - 20:48  message privé !
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Exact... ptain, la chro dit presque tout ce qu'il faut et en même temps elle appelle limite une contre chro de contre chro, vu que cet album est certainement LE grower de Kyuss....à dire vrai je ne suis pas encore scellé à son sujet... Dariev, subtil provocateur !

torquemada › lundi 31 mars 2014 - 20:18  message privé !

Oliveri ne joue pas sur cet album.

Note donnée au disque :       
(N°6) › lundi 31 mars 2014 - 16:42  message privé !
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Je m'inscris en faux, Kyuss avec Alfredo Hernández (de Yawning Man), c'est aussi bon (voire meilleur) que Kyuss avec Björk. C'est comme Oliveri, pas absolument nécessaire (vu qu'il n'est que sur la photo ici) ni à Kyuss ni à QOTSA. Non, définitivement, moi je l'aime beaucoup ce premier QOTSA, il est gras comme du beurre, c'est pour ça qu'il est bon a tartiner.