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Sex Pistols › Never mind the bollocks

  • 1985 • Virgin CDV 2086 • 1 CD

cd • 12 titres

  • 1Holidays in the sun
  • 2Bodies
  • 3No feelings
  • 4Liar
  • 5God save the queen
  • 6Problems
  • 7Seventeen
  • 8Anarchy in the UK
  • 9Submission
  • 10Pretty vacant
  • 11New York
  • 12EMI

line up

Paul Cook (batterie), Steve Jones (guitare, basse), Glen Matlock (basse), Johnny Rotten (chant), Sid Vicious (basse)

remarques

chronique

Styles
punk

Pour l’Angleterre et le monde, il y a eu l’avant et l’après Sex Pistols. En l’an 1977, en pleine explosion punk, sort un album mythique dont la pochette aux couleurs criardes et le titre résument à eux seuls l’état d’esprit qui règne dans la capitale britannique. Quatre gamins hirsutes, grossiers et mal habillés viennent donner un bon coup de pied dans la fourmilière et réclamer le chaos : Sex Pistols est dans la place ! Non, la vie n’est pas un rêve, le chômage frappe la jeunesse qui en a marre des carcans sociaux et musicaux. À la suite d’Iggy et ses Stooges, des New-York Dolls, les Sex Pistols déclarent la guerre aux guitar-heroes pour jouer des mélodies sur trois accords avec des guitares au son sale ; une nouvelle mentalité est née qui porte ses fruits aujourd’hui encore : pas besoin d’être musicien pour faire des disques. Cette maxime profitera aux légions de groupes qui s’engouffreront dans la brèche du punk rock et du post punk. Peu subtile, urgente et brute, la musique des Sex Pistols a pourtant les qualités presque pop de ces mélodies simples que l’on retient tout de suite et qu’on ne peut s’empêcher de fredonner sans cesse. Ajoutez à cela une rythmique musclée, et à l’envie de chantonner s’ajoute celle de pogoter frénétiquement. Pour corser le tout, des textes prônant le chaos et l’effondrement des valeurs morales établies portés par la voix nasillarde d’un Johnny Rotten aux allures de psychopathe feront de ‘Anarchy in the UK’ ou ‘God save the queen’ des hymnes punk éternels. Une carrière plus qu’éphémère, un seul album, la mort de son bassiste par overdose, un mouvement aussitôt récupéré par les majors et surtout le cri d’une jeunesse : ‘There is no future for you !’ qui n’en a pas fini de mourir depuis plus de 20 ans... Même s’ils n’ont pas eu le talent des Clash ou d’Iggy Pop, ni la carrière des Damned ou la sincérité des Ramones, Sex pistols a su incarner l’essence et l’image du punk primal comme aucun groupe avant ou après lui.

note       Publiée le mardi 10 décembre 2002

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notes

Note moyenne        60 votes

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allobroge › jeudi 2 juillet 2020 - 22:59  message privé !

Enorme l'album, surestimé mon cul !

Note donnée au disque :       
nicola › jeudi 2 juillet 2020 - 07:38  message privé !  nicola est en ligne !

Dans mes bras !

Note donnée au disque :       
vigilante › mercredi 1 juillet 2020 - 23:54  message privé !

quoi "surestimé" ?!? n'importe quoi !!! un putain de disque de rock, une page déchirée de l'histoire de la pop...(crachat)

Mike Darc › mercredi 5 septembre 2018 - 14:45  message privé !

Un de mes disques de chevet (j'en ai au moins une dizaine de versions différentes). Ce disque est d'abord bourré de super bonnes chansons (tous les sujets y passent : politique, avortement etc...) et puis le son, ce son est une oeuvre d'art en soi (comme "Raw power" des Stooges). Le demarche de ce groupe est aussi une sorte d'oeuvre d'art conceptuelle, mais c'est une autre histoire (poursuivie par P.I.L.).

SEN › dimanche 30 avril 2017 - 09:43  message privé !

Les Sex Pistols c'est avant tout le charisme, le chant et les textes de Johnny Rotten, c'est vrai que la musique est pratiquement secondaire le groupe aurait pu exister avec d'autres musiciens (surtout que la cohésion et l'entente entre eux était assez détestable). John Lydon raconte que Richard Bronson (qui ne comprenait pas la musique de PIL) a essayé de remonté un groupe avec Steve Jones et Paul Cook en lui demandant de reprendre le micro. John Lydon qui commençait à s'exprimer librement avec PIL a immédiatement refusé, pour rien au monde il serait allait se remettre dans la galère Sex Pistols. Cet album c'est un bout d'histoire.

Note donnée au disque :