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Rachel's › Selenography

12 titres - 59:22 min

  • 1/ A French Galleasse (6:11)
  • 2/ On Demeter (7:04)
  • 3/ The Last Night (3:25)
  • 4/ Kentucky Nocturne (5:42)
  • 5/ Honeysuckle Suite (5:39)
  • 6/ Artemisia (3:09)
  • 7/ Old Road 60 (5:08)
  • 8/ An Evening of Long Goodbyes (5:32)
  • 9/ Cuts the Metal Cold (2:29)
  • 10/ The Mysterious Disappearance of Louis LePrince (4:25)
  • 11/ Forgiveness (6:38)
  • 12/ Hearts and Drums (4:00)

enregistrement

Chicago Recording Company, Chicago, Illinois, USA, juillet 1997 - janvier 1999

line up

Giovanna Cacciola (voix), Kyle Crabtree (percussion), Christian Frederickson (violon, claviers, accordéon), Edward Grimes (batterie, vibraphone), Rachel Grimes (piano, claviers, clavecin, voix), Dominic Johnson (violon), Gregory King (percussion), Eve Miller (violoncelle), Jason Noble (guitare, basse, claviers, percussion), Steve Buttleman (trompette)

remarques

chronique

Styles
musique classique
rock
ovni inclassable
Styles personnels
post rock > néo classique

Avec le toujours fidèle Bob Weston (Shellac) derrière les manettes, qui les soutient depuis leurs tout débuts, le groupe de Rachel Grimes, Jason Noble et Christian Frederickson vient remettre pied à terre après un long et tumultueux voyage maritime. Le discours est connu ; Rachel's n'en démort pas et sort une nouvelle plaque toujours aussi marquée par son amour pour la musique classique. Une place un tout petit peu plus généreuse est accordée aux cuivres et au vibraphone ("An Evening of Long Goodbyes"), qui avaient fait leurs premières timides apparitions sur "The Sea & The Bells", mais toutefois pas au point d'occulter les larmes des violons et ce piano aérien qui conduisent plus que jamais la destinée du groupe. Les notes de guitares, telles des gouttes de pluie, et la batterie, sont elles mises bien plus à contribution que par le passé, permettant à leur quatrième album de revendiquer sans complexe, et ce pour la première fois, un croisement réel et effectif entre musique classique et musique rock. Clavecin ("Honeysuckle Suite") et électronique ("Artemisia" et sa voix récitée, "The Mysterious Disappearance of Louis LePrince"... au côté indéniablement "Halloween" de John Carpenter) viennent s'immiscer dans un environnement autrefois exclusivement réservés à leurs instruments fétiches. De tous leurs disques, "Selenography" brille par sa diversité d'ambiances et d'approches. Sans failles, il démontre leur volonté intacte d'innover. Hélas, faire preuve de tant de bravoure n'est pas toujours payant. Et leur disque en fait les frais. Non pas qu'il soit déplaisant, mais il lui manque cette osmose magique que le groupe avait si bien réussi à traduire sur chacun de ses albums précédents, pourtant tous différents. "Selenography" est bien trop disparate et pointe dans trop de directions à la fois sans jamais pouvoir convaincre. Ce qu'ils savent faire se fait sans éclat, et leurs tentatives de s'essayer à d'autres modes d'expression ne figureront pas parmi leurs moments les plus mémorables. "A French Galleasse" et "Kentucky Nocturne" tirent leur épingle du jeu.

note       Publiée le dimanche 8 décembre 2002

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Demian › jeudi 9 mars 2006 - 16:46 Envoyez un message privé àDemian
Certes hétérogène, ce disque n'en reste pas moins à mon goût le sommet provisoire de la discographie de Rachel's... Le groupe s'émancipe en effet des structures néo-classiques sympathiques mais banales de "Music for Egon Schiele" (qui rappelaient en un sens certains des travaux de Philip Glass)... La naissance du post-rock néo-classique si l'on veut, avec de petites touches "jazzy" par instants. Mention spéciale à "A frenche galleasse", "Honeysuckle suite" et "An evening of long goodbyes"...
Note donnée au disque :