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Amon Tobin › Out From Out Where

cd • 11 titres • 56:51 min

  • 1Back from Space4:52
  • 2Verbal3:55
  • 3Chronic Tronic6:07
  • 4Searchers5:45
  • 5Hey Blondie4:31
  • 6Rosies5:22
  • 7Cosmo Retro Intro Outro4:07
  • 8Triple Science4:58
  • 9El Wraith5:59
  • 10Proper Hoodidge5:25
  • 11Mighty Micro People5:48

enregistrement

Montréal, Québec, Canada, 2001

line up

Amon Tobin (samplers)

Musiciens additionnels : MC Decimal R (chant 2)

remarques

chronique

Styles
electro
electronica
jungle
Styles personnels
big beat > intelligent dance music

On l'a lu, chaque nouvelle réalisation de l'ami Tobin se faisait non seulement plus succinte et plus convainquante, mais aussi plus abstraite. "Out from Out Where" n'y fera pas exception, et certainement pas en ce qui concerne l'abstraction. Sans doute las de voir le nombre inquantifiable de productions électroniques indépendantes qui emboîtaient le pas à sa démarche de crossover jazz électronique, Amon Tobin ne s'est pas fait prier pour cette fois-ci radicalement changer de point de vue. Sa musique n'en demeure pas moins apte aux fantasmagories les plus diverses qui décrivent avec toujours autant d'à propos des décors aussi lugubres que palpitants (l'évident "Searchers", l'indescriptible trip hallucinogène de "Triple Science", le pesant "El Wraith"). Toutefois, dans sa quête éperdue des breakbeats le plus originaux possibles, Tobin troque peu à peu de sa chaleur légendaire pour un rapport plus mécanique qui, plus que jamais, le met à pied d'égalité avec les travaux de Richard D.James. Ses compositions ont toutefois un certain détachement et un sens du drame non consommé qui permet à Tobin de conserver cette dimension humaine qui le distingue de sa ribambelle de suiveurs. Ainsi, fait unique dans sa carrière, la voix fait ici son apparition (sur "Verbal") par le biais de MC Decimal R, mais là encore, l'expérience est sans aucune commune mesure avec tout ce que vous pensiez déjà avoir pu entendre ; saccadée, hachée menu, presqu'inintelligible mais porteuse de rythme, le rythme encore et toujours. Évoluant désormais dans une atmopshère psychotique aux cliquetis tantôt farouchement abstraits et sans concessions, tantôt aux résonances profondes martelées comme sur les disques des Chemical Brothers, le nouveau Amon Tobin constitue un réel bond en avant qu'on se plaiera à décortiquer ou à répudier. Plus difficile à assimiler, il demandera à l'auditeur passionné de se soumettre à des écoutes prolongées afin de se convaincre que la voie empruntée était bien la seule possible. Jamais cul-de-sac n'aura paru si attractif.

note       Publiée le jeudi 5 décembre 2002

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notes

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(N°6) › vendredi 14 octobre 2016 - 13:33  message privé !
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Je viens de réaliser que Tobin avec aussi samplé 3 Hür-El sur un des morceaux de cet album (un fait mentionné nul part sur le Net, j'ai vérifié). Il connaissait ces albums d'anadolu pop avant que ça soit réédité à tour de bras le salaud. C'est assez fascinant de penser que mon premier contact avec cette musique s'était fait à l'insu de mon plein gré en 2002.

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(N°6) › dimanche 8 novembre 2015 - 20:17  message privé !
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Les trucs qu'on découvre quand on a les morceaux dans l'oreille. Le sample de guitare rythmique sur lequel se base le terrible "Verbal" me semble bien tiré du morceau "Vahsi Çiçek" de Mogollar, un des tous premiers groupes qu'on peut affilier à l'Anatolian Pop.

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(N°6) › dimanche 26 octobre 2014 - 15:14  message privé !
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12 ans après l'achat de ce bidule, retour aux affaires. "Back from Space" est toujours une intro extraordinaire. Ca sonne aucunement daté ou même "old-school", ce qui est une gageure particulièrement en terme d'électro. Ca sonne juste… bizarre. Et toujours aussi peu aimable et difficile à digérer sur la longueur. Le son de l'espace qui part en vrille. Et quand même une saleté de petite nostalgie des possibles de l'époque, l'inconvenient d'écouter les albums quand ils sortent. Et douze ans dans ta gueule. Cet album de Tobin est resté quant à lui fidèle à lui-même. Pas bougé.

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Seijitsu › jeudi 20 juin 2013 - 22:42  message privé !

"Verbal" ce tube difforme aussi. C'est ce genre de morceau qu'on diffuserait sur les dancefloors dans un monde idéal.

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taliesin › jeudi 20 juin 2013 - 22:40  message privé !

Raaah oui c'est clairement mon favori aussi; j'adore 'Verbal', qui tourne souvent en boucle au détriment des autres néanmoins excellents titres !

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