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Amon Tobin › Bricolage

cd • 14 titres • 79:21 min

  • 1Stoney Street5:53
  • 2Easy Muffin5:02
  • 3Yasawas5:24
  • 4Creatures5:21
  • 5Chomp Samba6:07
  • 6The New York Editor4:56
  • 7Defocus5:10
  • 8The Nasty4:35
  • 9Bitter and Twisted5:05
  • 10Wires and Snakes5:27
  • 11One Day in My Garden5:43
  • 12Dream Sequence7:19
  • 13One Small Step6:11
  • 14Mission7:08

enregistrement

Brighton, Angleterre, 1997

line up

Amon Tobin (samplers)

remarques

chronique

Styles
electro
Styles personnels
jungle

Amon Tobin est un musicien brillant. En cette année 1997, il est peut-être le seul à le savoir. Et s'il nous faudra du temps pour nous en rendre compte, les membres de Coldcut, pères fondateurs du légendaire label Ninja Tune, eux, forts de leur expérience, semblaient avoir déjà flairé le coup. Au sortir de son projet Cujo (fraîchement réédité en cd depuis son succès critique grandissant), le brésilien exilé en Angleterre nous bricole un premier album d'électronique parfaitement abstraite, de ceux qui ont permi au genre de sortir du cliché basique et éculé de musique de danse décérébrée. L'ainsi nommé "Bricolage" vient alimenter le phénomène jungle/drum n'bass alors en plein essor en Angleterre depuis l'apparition de Goldie il y a de cela deux ans déjà. Différencié des autres genres par ses rythmiques syncopées et ultra dynamiques, la drum n'bass est sans doute le genre le plus singulier à émerger de l'electronica moderne. Sur ce premier manifeste qui exploite la durée maximale du support cd, Tobin va avoir la grande intelligence de pondérer tout cela par un apport non négligeable de textures plus riches les unes que les autres, tout en y incluant, chose impensable alors, son amour pour le jazz (qu'il s'agisse de passage isolé de cuivres ou de pattern rythmiques carrément repiqués auprès des grands pontes du hard bop et réorchestrés à sa manière). "Wires and Snakes" ou l'inquiétant "Creatures" en sont la preuve. Il n'oublie pas ses racines sur le bien nommé "Chomp Samba" ou "One Day in My Garden" mais, comme sur tout le disque, il ne s'agit que de prétextes pour basculer à tout moment dans des surenchères rythmiques complexes et insaisissables, ou introduire des moments d'angoisse toutes mesurées par le biais d'effets divers (chambre d'échos, reverb, flanger, chorus) qui alimentent son côté le plus obscur. L'aspect expérimental de sa musique est déjà fort présent, seulement voilé par l'exubérance des rythmes qui vont peu à peu se fondre dans son univers pour, plus tard, faire partie intégrante de la donne.

note       Publiée le jeudi 5 décembre 2002

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notes

Note moyenne        14 votes

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Alptraum › lundi 6 août 2012 - 17:44  message privé !

Mmmh peut être Isam… Et Permutation aussi. Enfin, ils ont tous l'air bien.

E. Jumbo › lundi 6 août 2012 - 01:37  message privé !

Groupe ? Amon Tobin c'est le nom du mec... Sinon le dernier ISAM est très bon oui, quoique très différent de ses autres albums. C'est plus un pur album de son que de compositions.

Alptraum › lundi 6 août 2012 - 01:16  message privé !

Vraiment un très beau morceau en effet. Prog, s'il ne devait en rester qu'un, ça serait lequel ? Isam ? Je m'intéresse à ce groupe

Noohmsul › lundi 17 mai 2010 - 01:14  message privé !

Globalement j'accroche pas trop à Amon Tobin (toutes périodes confondues), c'est extrêmement bien fait, un vrai travail d'orfèvre, mais je trouve ça assez froid finalement, sans émotion presque. Il y a juste une exception à la règle : le morceau "easy muffin", pure chef-d'oeuvre dont je ne me lasse pas d'écouter! Ce morceau est en décalage avec le reste de son oeuvre.

Note donnée au disque :       
Le Pape des zozos › dimanche 25 octobre 2009 - 13:27  message privé !

Je le trouvais chiant, au début, mais j'ai changé d'avis. Il est plus difficile d'accès que faiblard : je préfère largement quand Tobin laisse ses morceaux s'installer tranquillement et s'étirer en longueur que quand il nous pond des trucs rentre-dedans et beaucoup plus insipides, comme sur Foley Room (sans trop exagérer).