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Marillion › Anoraknophobia

  • 2001 - Liberty, 7243 532321 2 2 (1 cd)

8 titres - 63:37 min

  • 1/ Between You and Me (6:27)
  • 2/ Quartz (9:06)
  • 3/ Map of the World (5:02)
  • 4/ When I Meet God (9:17)
  • 5/ The Fruit of the Wild Rose (6:57)
  • 6/ Separated Out (6:12)
  • 7/ This Is the 21st Century (11:07)
  • 8/ If My Heart Were a Ball It Would Roll It Would Roll Uphill (9:29)

enregistrement

The Racket Club, Buckinghamshire, Angleterre, 2000 - 2001

line up

Steve Hogarth (chant), Steve Rothery (guitares), Mark Kelly (claviers), Pete Trewavas (basse), Ian Mosley (batterie, percussions)

chronique

Styles
progressif
pop
Styles personnels
néo-prog

Marillion s'est recroquevillé sur lui-même. Lâché par l'industrie du disque, il annonce très tôt dans l'année 2000 qu'il se concentre sur l'écriture d'un album dédié à ses fans et qui se veut un retour à la veine de "Brave". D'ailleurs, Dave Meegan, le grand ordonnateur de ce disque et d'"Afraid of Sunlight", rempile au siège de producteur. Les belles affiches, quand elles sont spectaculaires et font de belles promesses, arrivent rarement à tenir bien longtemps. "Anoraknophobia" n'échappe pas à cette implacable réalité et s'écroule sous le propre poids des espoirs ridicules placés en lui. Les titres sont bien souvent longs (ils oscillent entre six et onze minutes), ce qui a trompé leurs admirateurs transis qui croient encore détenir en ce disque le retour fringuant du groupe à l'esthétique progressive, alors qu'en réalité ils n'ont pas changé d'un iota leur perspective. Écrire des mélodies pop est un art plus difficile qu'on ne le croit. Et y parvenir nécessite qu'on puisse toucher à l'essence même du titre sans le corrompre dans des digressions inutiles. On ne peut pas retirer à "Anoraknophobia" le fait qu'il soit l'album le plus consistant du groupe depuis longtemps. C'est un bloc compact, bâti sur le même roc, au son distinct, et qui ne se disperse plus comme c'était le cas sur leurs dernières livraisons. À partir de là, tout est question de sensibilité. Les mélodies, pas toutes, sont belles mais ne sont ni mémorables, ni immortelles, comme beaucoup de celles perdues sur d'autres de leurs albums dénigrés. Elles ont de plus la fâcheuses tendances d'être interminables, et donc vite ennuyeuses. Quand ils tentent d'installer une ambiance ("This is the 21st Century"), ils sont loin de l'excellence accomplie sur des titres comme "Out of This World", "Estonia", "Now She'll Never Know" ou "House". "Quartz" est peut-être le titre qui s'en sort le mieux, le reste demeurant sympathique mais jamais emballant au point d'en renouveler l'écoute. Les membres de Marillion ont-ils depuis tout ce temps trouvés leurs titres les plus insipides et les moins inspirés les plus intéressants au point de nous en servir un concentré sur tout un album ? On est en droit de se poser la question.

note       Publiée le lundi 25 novembre 2002

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fracture › mardi 3 juin 2003 - 17:52  message privé !
Cette critique sens l'écoute "baclée". Je m'explique. Proggy, j'ai eu la même impression que toi en écoutant cet album les premières fois. En fait, la "révélation" m'est venue un an plus tard au détour du chemin. C'est un album superbe de pop progressive qui. comme le bon vin, met du temps à mûrir. Après les "ratages" radioheadien-porcupinetreeesques (relatifs, mais ratages quand même, car bâclés) que sont marillion.com et Radiation, enfin ils sortent un album qui ne se cherche plus entre mille influences. Un beau joyau de pop anglaise intelligente. Du Marillion du 21ème siècle quoi! 5/6 (j'ai mis 6/6 histoire de faire monter la moyenne, gniark, gniark). Quant au live qui a succédé à Anoraknophobia, il s'agit du meilleur enregistrement live de toute l'histoire du groupe (la version double CD du Racket Club bien sûr), avec un son kolosssssaaaaaaallll et une production parfaite (6/6). Live bien supérieur à l'insipide Grazza Ladra et au palôt Made Again. Par ailleurs, il est à noter que les live chez Marillion sont bien meilleurs chez leur maison de production Racket Club que les live officiels (en particulier Zodiac et Piston Broke). A quand une critique de leur superbe set acoustique Unplugged at the Walls?
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torquemada › mardi 26 novembre 2002 - 18:33  message privé !
quelqu'un va au concert de samedi ?
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Progmonster › mardi 26 novembre 2002 - 00:16  message privé !
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Que le monde serait chiant, les amis, si nous étions tous toujours d'accord ! On a beau aimer les mêmes disques et les mêmes artistes, chacun y va de son expérience personnelle et ce que ressent l'un n'est pas forcément ce que ressent l'autre. Ce qui fait l'émotion en musique, c'est non seulement ce que l'on est prêt à donner, mais aussi ce que l'on aspire à recevoir...
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Sheer-khan › lundi 25 novembre 2002 - 19:54  message privé !
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Moi non plus, je ne comprend pas très bien ce 2 à Anorakno... couplé avec ce 4 à This strange engine (un vague ersatz de season's end pour moi)... mais les voies du Proggy sont impénétrables, et c'est bien pour cela qu'il a notre attention, et notre respect!
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torquemada › lundi 25 novembre 2002 - 13:11  message privé !
Comme pour le dernier king crimson, je ne comprends pas le sens de cette critique. "Anoraknophobia" me parait etre le meilleur album du groupe depuis "Afraid Of Sunlight".
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