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Marillion › Marillion.com

  • 1999 • Intact RAW CD144 • 1 CD digipack

9 titres - 62:25 min

  • 1/ A Legacy (6:16)
  • 2/ Deserve (4:23)
  • 3/ Go ! (6:11)
  • 4/ Rich (5:42)
  • 5/ Enlightened (4:59)
  • 6/ Built In Bastard Radar (4:52)
  • 7/ Tumble Down the Years (4:33)
  • 8/ Interior Lulu (15:14)
  • 9/ House (10:15)

enregistrement

The Racket Club, Buckinghamshire, Angleterre, décembre 1998 - août 1999

line up

Steve Hogarth (chant), Steve Rothery (guitares), Mark Kelly (claviers), Pete Trewavas (basse), Ian Mosley (batterie, percussions), Simon Heyworth (percussions, piano, claviers), Neil Yates (trompette)

remarques

chronique

Styles
progressif
pop
Styles personnels
néo-prog

Dans la foulée, Marillion enchaîne assez rapidement avec ce fédérateur "Marillion.com". Fédérateur de par le titre, attention ! Plus classique dans la forme, il ne cherche pas à bousculer, comme le fit son prédécesseur. En un sens, l'album paraît plus conventionnel en arborant à nouveau cette prétention pop qui avait fait son apparition dès "Holidays in Eden" et qui s'était infiltrée peu à peu dans la grammaire que Marillion mit du temps à échafauder, avant de la démultiplier à l'envi. "Marillion.com" sonne surtout beaucoup plus cohérent, quoi que aussi plus contrasté. De petites merveilles pop égrainent encore cette nouvelle livraison ("A Legacy", l'atmosphérique "Go!", "Enlightened", la pop sucrée mais plaisante de "Tumble Down the Years" pas loin des plus belles mélodies de "Holidays in Eden") entre lesquelles sont enchâssés des titres plus nerveux mais qui s'agitent souvent pour rien, ne faisant jamais mouche. On pourrait m'accuser de tenir des propos macho, mais voilà, Marillion semble être devenu un groupe pour filles puisque ce qu'ils réussissent le mieux sont les ballades plaintives et mélancoliques. Mais pas de mysticisme ; faut avouer aussi que Marillion n'a jamais été un groupe d'agitateurs. Sur les sept titres passés en revue pour l'instant, quatre s'en sortent donc haut la main, mais cela reste une pauvre moyenne. Il faudra attendre le verdict dicté par les deux habituels titres en clôture qui permettront une fois de plus de trancher et d'ainsi déterminer le sort que l'on attribue au disque, comme c'est le cas depuis "Afraid of Sunlight". Leurs deux jokers s'avèrent payants : d'abord, "Interior Lulu", qui allie les expérimentations de "A Few Words for the Dead", la mélancolie légendaire du groupe, son sens éprouvé de la mélodie et des envolées progressives pertinentes (ça existe) comme on avait pu en entendre sur le plage titre de "This Strange Engine". Ensuite, plus étonnant encore, le contre emploi néanmoins réussi de "House", une ballade atmosphérique aux accents jazzy qui se déploie sur un tapis délicat d'étoiles. Marillion prouve, disques après disques, qu'ils sont de grands esthètes. Leurs albums ne sont pas dépourvus de faiblesses ; ils restent humains. Mais plus que tout, ils arrivent à chaque fois à nous livrer dans le lot des titres qui valent leur pesant d'or et qui justifient à eux seuls qu'on leur accorde un minimum d'attention.

note       Publiée le lundi 25 novembre 2002

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Note moyenne        8 votes

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fracture › mercredi 4 juin 2003 - 14:35  message privé !
Meilleur que Radiation... quoique dans la même veine. 4/6
Note donnée au disque :       
Sheer-khan › lundi 25 novembre 2002 - 19:52  message privé !
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Entièremet d'accord avec toi mon gars Proggy! Sauf que, par principe, je ne peux que lui mettre une note inférieure à celle de radiation, car je le trouve moins courageux, et seulement autant réussi.
Note donnée au disque :