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Marillion › Afraid of sunlight

8 titres - 51:20 min

  • 1/ Gazpacho (7:28)
  • 2/ Cannibal Surf Babe (5:45)
  • 3/ Beautiful (5:12)
  • 4/ Afraid of Sunrise (5:01)
  • 5/ Out of This World (7:54)
  • 6/ Afraid of Sunlight (6:49)
  • 7/ Beyond You (6:10)
  • 8/ King (7:03)

enregistrement

The Racket Club, Buckinghamshire, janvier - mars 1995

line up

Steve Hogarth (chant), Steve Rothery (guitares), Mark Kelly (claviers), Pete Trewavas (basse), Ian Mosley (batterie, percussions)

chronique

Styles
progressif
Styles personnels
néo-prog

L'expérience "Brave" a littéralement démoli les membres du groupe. Dépités par le manque de répondant qui a suscité l'effort surhumain consenti, Marillion est mis au pied du mur par EMI, leur maison de disque, à qui ils doivent encore un album pour des raisons contractuelles. C'est sans trop y croire et conscients qu'une page venait d'être définitivement tournée que Marillion rentre en studio et enregistre en trois petits mois ce qui aurait pu, vu les circonstances, donner un album bâclé. Pourtant, "Afraid of Sunlight" n'est pas le parent pauvre de "Brave" comme certaines mauvaises langues se plaisent à le laisser entendre. Il partage avec celui-ci son atmosphère oppressante ainsi que quelques lignes mélodiques imparables. Il réussit surtout la gageure de résonner aussi profond que son laborieux prédécesseur sans nécessiter pareille débauche de temps et d'énergie. En ce sens, "Afraid of Sunlight" est peut-être encore bien plus authentique que "Brave" qui concentrait tous ses efforts à la mise en scène d'une atmosphère dépressive factice. Ici, elle n'est plus virtuelle, mais tangible et palpable. On aurait cependant rêvé mieux comme entrée en matière, "Gazpacho" et, surtout, "Cannibal Surf Babe" débutants l'album assez mal. Deux rock enlevés, téléphonés et pas très inspirés. Mais dès la poignante ballade "Beautiful" jusqu'au final explosif de "King", l'album nous transbahute sur des pièces downtempo proprement irrésistibles où le travail optimum des textures dessine un paysage sonore cotonneux dominé par le clavier jamais criard de l'irremplaçable Mark Kelly. Les textes glacés et dépressifs de "Brave" issus de la plume de l'écrivain de l'ombre John Helmer font place à une ironie et un cynisme hygiénique où Marillion soigne ce nombrilisme dévorant dont il a été indirectement victime et qui va définitivement sceller son sort pour les années à venir. "Afraid of Sunlight" se révèle aussi poignant et intense que "Brave" tout en faisant preuve d'une redoutable économie de moyen. Ces deux disques demeurent les grands moments d'un groupe prisonnier d'un public intolérant qui aimerait trop le façonner à son image.

note       Publiée le lundi 25 novembre 2002

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Aladdin_Sane › dimanche 3 septembre 2017 - 22:42  message privé !

A partir de "Out of this world", cet album atteint des sommets rarement égalés par le groupe. J'avais un peu lâché l'affaire ces derniers temps et j'avoue avoir été agréablement surpris par le dernier album "F.E.A.R." qui distille parfois de grand moments de beauté également.

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Rastignac › dimanche 3 septembre 2017 - 15:46  message privé !
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Il est bluffant ce disque, hypnotique, glauque et onirique à la fois, c'est pas tous les jours noël quoi.

Captain_Flambé › mercredi 10 mai 2006 - 09:54  message privé !
pour moi Brave et Afraid of sunlight sont l'apogée du groupe période Hogarth, avec une légère préférence pour Afraid of sunlight. Pour moi l'intensité émotionnelle est présente partout dans ce disque, sauf sur l'étrange et entrainant Cannibal Surf babe.Afraid of sunlight na rien d'un album sorti pou raison contractuelle, habité par le thème des héros déchus et du succès destructeur, c'est un album à fleur de peau. Je ne partage pas l'avis du chroniqueur sur Gazpacho, c'est un morceau puissant et mélodique à la fois, regorgeant d'émotion, si chaque fois que Marillion voulait faire des morceaux plus "rock" ils étaient dans cette veine ce serait du bonheur, le groovy "Canibal surf babe" fait lui figure d'ovni mais il cherche à ressusciter l'esprit de Brian Wilson et ses beach boys, de quoi décocnerter les fan, Beautiful et Beyond you sont de belles ballades qui me touche et me bouleverse, et les pièces plus progressives : le tryptique "afraid of sunrise/out of this wolrd/afraid of sunlight" et l'incroyable "King" sont des chef d'oeuvres absolus bourrés d'émotion et de créativité qui m'emportent et me bouleversent... Pour tout ceux qui associent la musique progressive à de la démosntration technique stérile, écoutez ces morceaux, les mots de Hogarth, les arrangement de Kelly... Une musique qui va direct au coeur... et l'album se clôt à la perfection avec le monstrueux King et son final apocalyptique, et plus acun doute n'est permis, mention chef d'oeuvre
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noar › mardi 14 septembre 2004 - 17:08  message privé !
Le seul album du groupe que je possède et même si je ne l'écoute que rarement, c avec grand plaisir, surtout pour le trio "Out of this World/Afraid of Sunlight/Beyond you" et le final avec "King". De la très belle musique avec de superbes arrangements, des mélodies planates, éthérées. "Out of this World" est le type de morceau qui prend aux tripes mais ça ne fonctione pas sur tous les titres car si les mêmes qualités intrinsèques sont présentes, il manque parfois un peu d'intensité émotionnelle pour toucher sans qu'on en soit pour autant très loin.
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torquemada › jeudi 22 avril 2004 - 20:58  message privé !
ouais, c'était très cool.
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