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Marillion › Misplaced childhood

cd • 10 titres

  • 1Pseudo silk kimono2:13
  • 2Kayleigh4:03
  • 3Lavender2:27
  • 4Bitter suite5:53
  • 5Heart of lothian6:02
  • 6Waterhole (expresso bongo)2:12
  • 7Lords of the backstage1:52
  • 8Blind curve9:29
  • 9Chilhood’s end ?4:32
  • 10White feather2:23

enregistrement

Produit par Chris Kimsey pour Wonderknob Ltd. Enregistré par Thomas Steihmier. Mixé par Chris Kimsey. Enregistré aux Hansa Ton Studios, Berlin, de mars à mai 1985.

line up

Fish (voix) ; Peter Trewavas (basses) ; Steve Rothery (guitares) ; Ian Mosley (batterie) ; Mark Kelly (claviers)

remarques

chronique

Styles
progressif
Styles personnels
néo-prog

Les toutes premières secondes de cet album sont le fait du seul Mark Kelly et pourtant, on sent déjà que c’est tout le groupe qui a franchi le seuil de la maturité et de l’accomplissement. Ça y est : tout est là. Basse, batterie, claviers, guitares : le son est enfin trouvé. Avec le son se révèle alors toute la richesse et la finesse du vocabulaire : les rythmiques de Rothery sont multiples et belles, la qualité musicale et sonore de ses soli impressionnante, Kelly en met beaucoup et c’est pour ça qu’on l’aime : nappes, arpèges, piano, harmonies riches. Mais voici aussi la véritable révélation de cette incroyable paire rythmique dont est doté le groupe britannique : Mosley est un batteur d’une nonchalance, d’une précision technique et d’une inventivité tout aussi surprenante que discrète réellement prodigieuse, et Trewavas est un putain de grand bassiste : rien de moins ! Ce petit bonhomme va désormais transcender littéralement toute la musique du groupe en étant bien plus qu’un agent du rythme, bien autre chose qu’une simple assise harmonique pour une guitare vedette. Ses lignes d’une souplesse et d’une fluidité fantastique se montrent aussi essentielles à l’oreille que les guitares ou le chant : il allie la science mélodique à l’invention rythmique, la souplesse à l’impact et le bon vieux Ian, derrière ses fûts, a tout compris de son comparse. Alors oui : la musique de Marillion est désormais totalement ampoulée, soyeuse et lustrée, dégoulinante pour certains… mais quelle incontestable inspiration, quelle richesse, quelle sens de la progression, de la densité, de l’arrangement, et quelle maîtrise du vocabulaire. Il faut s’attarder sur le travail de Mosley-Trewavas, écouter Kelly lorsque Rothery semble conduire, se laisser raconter cette histoire par le grand Fish qui y a mis tout son cœur, pour se rendre compte à quel point cette musique si facile d’accès est pourtant sophistiquée, travaillée et savante. Ça pleure, ça explose, ça tombe amoureux, ça se torture les abysses cérébrales avec délectation, ça monte et ça descend, ça gémit dans un coin… ça sanglote dans la nuit. Ternaire insoupçonnable, mesure impaires invisibles, arrangements dentelliers en cohérence totale : Marillion semble avoir inventé la complexité inaperçue. Car Marillion en créant le néo-prog a souhaité remplacer le visible par le senti, le montré par l’offert… et maintenant qu’il est prêt et sûr de lui, il nous fait prendre toute la mesure de sa merveilleuse générosité. Messieurs de Marillion, à qui l’oreille de votre humble serviteur doit tant, bienvenu dans la cour des maîtres.

note       Publiée le dimanche 24 novembre 2002

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notes

Note moyenne        26 votes

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SEN › samedi 13 février 2016 - 01:00  message privé !

6 boules d'émotion !

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fab22 › mardi 21 avril 2015 - 15:59  message privé !

un album ciselé au millimètre, mélodies planantes, Marillion au fait de sa gloire !

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Ramon › jeudi 5 décembre 2013 - 15:26  message privé !

Une suite vertigineuse, pas chiante pour deux sous, même si les prods 80's m'ont toujours un peu dérangé (quelle époque de merde quand on y pense), je passe outre et plussoie un ensemble majestueux.

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zugal21 › dimanche 28 août 2011 - 11:29  message privé !

fait écouter à jeune zicos des années 2000, de quinze ans mon cadet. Son jugement : le son des synthés des années 80 a fait beaucoup de mal à la musique.

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docteur.justice › vendredi 7 mars 2008 - 15:36  message privé !
marillion n'a existé que grace au sael de la progressive, appliqué sans jamais être genial, bein fait au lieu d'être inventif, marillion lasse deja pour le 3 eme album par une redite des 2 précédents. aucun musicien de genie a force sans doute de trop vouloir maitriser, fish est vraiment tallentueux mais deja auto parodique, ian mosley fait dans l'efficacité et avec le temps cet album comme tout marillion devient pénible a écouter