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Opeth › Deliverance

6 titres - 61:48 min

  • 1/ Wreath 11.10
  • 2/ Deliverance 13.36
  • 3/ A fair judgement 10.23
  • 4/ For absent friends 2.17
  • 5/ Master’s apprentices 10.32
  • 6/ By the pain i see in others 13.50

enregistrement

Enregistré entre le 22 juillet et le 4 septembre 2002 aux studios Nackving et aux studios Fredman, Gothenburg, Suède. Engineered by Opeth, Fredrik Nordström, Fredrik Reymerdahl et Steven Wilson. Produit par Opeth et Steven Wilson. Mixé par Andy Sneap aux studios Backstage, Ripley, Royaume-Uni.

line up

Martin Lopez (batterie, percussions), Mikael Åkerfeldt (chant, guitares), Peter lindgren (guitares), Martin Mendez (basses), Steven Wilson (chœurs, guitares, mellotrons)

chronique

Styles
metal extrême
death metal
progressif
Styles personnels
death metal progressif

En attendant « Damnation » prévu pour Mars 2003, Opeth nous livre avec « Deliverance » son album le plus soigné et le plus musical à ce jour. Plus émotionnel et ouvragé que l’atmosphérique et spontané « Blackwater park », ce nouvel album laisse la folk de côté (mais pas l’acoustique) et s’inscrit ainsi dans la lignée directe de « Still life ». Mais il va plus loin encore. (En ce qui me concerne, je note Still life à 5/6). Le son s’est fortement précisé, les guitares sont plus acérées, la batterie plus moderne et metal, et Opeth a ajouté de nombreuses richesses de production, notamment dans le traitement des guitares, ou dans l’ajout de textures fantomatiques en soutenance des passages les plus torturés. Mais tout cela est d’une intégrité musicale et qualitative remarquable, et si ce nouvel album, entièrement composé et écrit par Akerfeldt, est ainsi le plus fin mélodiquement et le plus riche en vocabulaire du groupe, il n’en demeure pas moins violent, noir, traversé d’accélérations rentre dedans comme Opeth en faisait peu ou pas, et surtout subtilement torturé. Les structures magnifiques des cinq pièces principales révèlent de nouvelles choses, un vocabulaire rythmique qui emprunte désormais au prog-metal, un affinement vocal qui se traduit notamment par des chœurs parfaits, et surtout, un jeu de guitare encore enrichi : des solos très précis et rapides, un toucher plus metal et moins acoustique lorsqu’il s’agit de saturation, une approche réellement esthétique et coloriste du son de l’instrument comme en témoigne, entre autres, le solo ectoplasme au centre de « Wreath ». Mais revoici également ces riffs extraordinaires, noirs et exigeants mais tellement prenants, profonds, tellement investis, magistraux. Revoici ce génie des passages acoustiques ou simplement mélancoliques, affinés par une science musicale qui s’est encore accrue. Nous revoici plongés dans ces histoires de plus de dix minutes, aux scènes multiples et fascinantes, aux lumières de clair-obscur changeant et trompeur, aux reflets fantastiques et inquiétants, à la qualité musicale purement exceptionnelle, aux émotions intenses et ténébreuses, livrées avec une classe inégalée. Martin Lopez n’a jamais été aussi bon, précis, riche et efficace : des breaks surpuissants aux guitares qui s’envolent, des accélérations imparables sur lesquelles courent des solos hallucinants… Mais après tout, à partir du moment où celui-ci est une réussite : est-il utile, et surtout possible de décrire un nouvel album d’Opeth ? Le groupe ne trahit rien et refuse de s’asseoir sur ses fabuleux lauriers. On croyait cela impossible : mais force est de constater qu’Opeth continue de s’enrichir et de s’affiner… incontestablement, nous sommes face à un très grand groupe.

note       Publiée le samedi 16 novembre 2002

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Note moyenne :        104 votes

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H2O › vendredi 12 septembre 2014 - 18:27  message privé !

Son trop sec, ambiance pas assez contrastée, trop monotone par moment, je ne sais pas, mais le grand fan d'Opeth que je suis a bien du mal à trouver que cet album soit un bon cru.

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bloodyhours › jeudi 18 février 2010 - 22:36  message privé !

Vivement que j'écoute "morningrise" alors.

Note donnée au disque :       
NevrOp4th › mercredi 30 septembre 2009 - 13:38  message privé !

La production est bonne dans l'ensemble forçant le trait des atmosphères brumeuses et envoutante du disque. Donc je baisse ma note, non pas que ce disque est mauvais ( il est loin de lêtre), mais n'arrive pas à me donner des sensations hivernale et forestières d'un morningrise.

Note donnée au disque :       
NevrOp4th › mercredi 30 septembre 2009 - 13:38  message privé !

Deliverance donc. Mais de quoi? Je me le demande ^^ J'ai longuement écouté l'album ces dernières semaines et je revois ma note qui passe du 6 ( d'il y a 5 ans je crois) au 4. Pourquoi? Car a y voir de plus près cet album me touche moins qu'avant question émotion et je trouve la forme inapproprié face au contenu. 5 titres dépassant facilement les 10 minutes s'avèrent indigérable tant qu'il y a du bon et du très bon cotoyant du mou et du lassant. Les 2 premiers titres sont géniaux, absolument formidable dans les atmosphères, dans les riffs et surtout dans la diversité du jeux de batterie proposé. Ensuite sa se gâte... A fair judgement par d'un bon sentiment (piano et solo en particuliers), mais la voix d'Akerfelt m'enerve, ne trouve plus grace à mes oreilles et se contente d'une recette déjà entendu auparavant ( Blackwater Park reste de mon point de vue l'état de grâce du bonhomme aux niveaux des vocaux que de son talent de guitariste.). Le reste de l'album s'écoute, mais plus aucune surprise. La composition des riffs et des rythmes est bonne , mais pas transcendante et ensuite surtout la voix caverneuse de Mikael avec ses effets n'arrive pas à prendre assez d'importance ( Il gueule sous l'eau ou quoi?). Le petit répit acoustique est sympathique, mais j'avoue que l'apparition des guitares sèches se font timide et très réservé.

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Møjo › dimanche 16 novembre 2008 - 02:07  message privé !

Sais pas trop quoi penser de ce disque perso.. il contient sans aucun problème quelques-uns des meilleurs riffs jamais pondus par le groupe mais en contrepartie la prod a quelque chose d'aseptique qui fait qu'il me laisse un peu sur ma faim ! En tout cas clairement le disque plus accessible du groupe.