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Noctule Sorix › Joa Slova

cd | 11 titres

  • 1 Joa Slova
  • 2 Kamouth's song
  • 3 Cantharide
  • 4 Lying in a cage
  • 5 Evil song
  • 6 Lamant
  • 7 Do you really know ?
  • 8 Batman is not a green hornet
  • 9 U.F.O
  • 10 3ème enfer
  • 11 She

enregistrement

enregistré en août 1998, mixé en janvier 1999 à Gobo Studio, France

line up

Noctule (basse électrique et synthétique, batterie, samples et loops), Mr Fabb (claviers), Mary (chant), Jérôme AD (guitares et voix)

chronique

Premier cd et premier coup de maître. Certes les français de Noctule Sorix ont déjà quelques années d’existence, ce qui, visiblement, s’est avéré payant vu la qualité et la maturité des compositions. Les morceaux de ‘Joa Slova’ évoluent dans un registre cold/new wave énergique, enrichi de gothique et d’electro. A la première écoute, des chansons comme ‘Kamouth’s song’ m’ont fait songer à Sleeping dogs wake (que le groupe ne connaît pas du tout en fait) avec ses rythmes marqués, des guitares lourdes et rageuses et la voix féminine dynamique. On songe également à Cassandra Complex pour le mélange de dark electro et de sonorités électriques. ‘Lying in a cage’ évoque quelques échos de Cure ( période ‘Pornography’) surtout au niveau du son des guitares . L’ombre de Cocteau twins ( période ‘Garlands’) plane également sur quelques autres titres comme ‘Evil song’. Il serait faux pourtant de penser que le groupe se borne à s’inspirer d’un large spectre d’influences. Noctule Sorix a non seulement parfaitement digéré toutes ses références mais il a également su personnaliser son son et son esthétique. Ainsi se côtoient les allusions au comics américains ( Batman entre autres, comme sur le gothique’ Batman is not a green hornet’, autre série culte) ou canadiens ( Lénore), et au cinéma ( Rocky horror picture show ; l’univers de Tim Burton) qui se ressentent notamment au niveau de certains samples (ainsi celui du fameux ‘Redrum’ tiré de ‘Shining’ de Kubrick que l’on entend sur ‘Kamouth’s song’). Bref, vous l’aurez compris, un groupe original au potentiel certain. Le label américain Cleopatra ne s’y est d’ailleurs pas trompé puisqu’un de leurs morceaux figure sur l’excellente compilation, Unquiet grave 2000’.

note       Publiée le mardi 12 novembre 2002

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Richard › samedi 14 janvier 2017 - 11:00  message privé !

Ouh là là…. « Joa Slova », ce n’est pas vraiment fait pour me rajeunir (le temps des commandes à Darkside Bourg en Bresse). C’est certain que pour un premier essai, c’était un coup de maître. Encore plus si on se rappelle le manque de formations hexagonales un peu « marquantes » à l’époque. Le chant de Mary porte parfaitement ces titres aux atmosphères travaillées et franchement bien abouties (ce mélange réussi de cold et d’electro, bien vu la référence à Cassandra Complex : )). Certaines sonorités sont un poil datées, mais l’ensemble tient vraiment encore la route près de vingt ans après sa sortie. C’est d’autant plus dommage que même dans la micro sphère des musiques sombres, le groupe de Metz n’a pas eu l’écoute qu’il méritait, malgré une discographie réduite mais sans faute !

Note donnée au disque :