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Gnidrolog › ...In spite of Harry's toe-nail

6 titres - 39:17 min

  • 1/ Long Live Man Dead (9:30)
  • 2/ Peter (3:25)
  • 3/ Snails (7:09)
  • 4/ Time and Space (7:32)
  • 5/ Who Spoke (2:20)
  • 6/ In Spite of Harry's Toe-Nail (9:21)

enregistrement

De Lane Lea Sound Studios, Dean St., Londres, Angleterre, 1971

line up

Colin Goldring (chant, guitare, flûte à bec, saxophone ténor, harmonica), Stewart Goldring (guitare, voix), Peter Crowling (basse, violoncelle), Nigel Pegrum (batterie, percussions, flûte, haut bois, piano)

remarques

La réédition cd comporte deux prises alternatives des titres "I Could Never Be A Soldier" (6:36) et "Social Embarrassment" (12:17) qui figureront sur leur prochain album, "Lady Lake". Ces deux titres portent la durée du disque à 58:10.

chronique

A côté des plans bateaux réalisés par un nombre incalculable de formations à l'esthétique progressive, Gnidrolog est une des formations les plus abouties et les plus obscures à emerger de l'âge d'or. Pourquoi ce formidable groupe, aussi noir que Van Der Graaf Generator, aussi prenant que King Crimson et aussi doué que Gentle Giant reste confiné dans la plus totale confidentialité, je suis le premier à me poser la question. Alors, ne perdons pas de temps et découvrons sans plus attendre le premier de leurs deux albums. "...In Spite of Harry's Toe-Nail" nous introduit dans un monde confiné, recroquevillé sur lui-même, tout entier infiltré par la paranoïa. La plage d'ouverture, "Long Live Man Dead" surgit sur des accords de guitares appuyés et la voix à la frois fragile et schizophrène de Colin Goldring pour nous conter une de ces histoires d'épouvantes dont le groupe a le secret. Plus loin, sur l'incroyable "Snails", une flûte inquiétante conduit le morceau vers un assaut guitaristique et obsédant de plus qui ne pourra laisser personne de marbre. Sur des racines plus conventionnellement blues, la plage titre adopte les mêmes préceptes, se risquant même parfois à dégager la même énergie que les premiers Black Sabbath, alors que le reste de l'album vogue entre ballades champêtres et folkloriques à la mode "Seven Stones" de Genesis ou "Refugees" de Van Der Graaf Generator. La production d'époque, qui ne s'embarasse pas d'ornementations inutiles, apporte une touche plus rugueuse non négligeable qui contribue indéniablement à noircir d'avantage l'atmosphère déjà passablement étouffante de ce premier album. Mais c'est sur leur second, "Lady Lake, que Gnidrolog va pleinement se réaliser.

note       Publiée le lundi 11 novembre 2002

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Dun23 › mardi 16 juin 2009 - 23:19  message privé !

J'ai pas beaucoup d'écoutes au compteur mais le premier nom qui me vient à l'esprit, c'est: Van Der Graaf Generator. Certainement la voix qui me fait dire ça. Le premier mot, c'est glauque suivi de près par malsain lui même suivi par vicieux. Je sens que je vais aimer.