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Foreigner › 4
détail des votes
| Membre | Note | Date |
|---|---|---|
| Pet En Gueule | samedi 11 avril 2026 | |
| Klarinetthor | jeudi 9 avril 2026 | |
| Rastignac | lundi 6 avril 2026 | |
| fc | samedi 4 avril 2026 | |
| Fabb74 | mercredi 1 avril 2026 | |
| DRJkl | mercredi 1 avril 2026 | |
| Raven | samedi 4 avril 2026 | |
| Seijitsu | mercredi 1 avril 2026 | |
| Ultimex | mercredi 1 avril 2026 | |
| torquemada | mercredi 1 avril 2026 |
vinyl 33t • 10 titres • 42:10 min
- 1Night Life3:48
- 2Juke Box Hero4:18
- 3Break It Up4:11
- 4Waiting for a Girl Like You4:49
- 5Luanne3:25
- 6Urgent4:29
- 7I'm Gonna Win4:51
- 8Woman in Black4:42
- 9Girl on the Moon3:49
- 10Don't Let Go3:58
extraits vidéo
informations
Studio Electric Lady Studios, New York City, Septembre 1980 - Avril 1981
Mike Jones, en interview, septembre 1982 : "What people don’t know is that A.O.R. actually stands for Abyss Of Ruin. And it’s with this notion, this idea in mind, that we composed and recorded 4. We wanted the listener to feel lost, trapped within Guts Of Darkness."
line up
Lou Gramm (chant, percussions), Mick Jones (guitares, claviers, chœurs), Rick Wills (basse, chœurs), Dennis Elliott (batterie, chœurs)
Musiciens additionnels : Thomas Dolby (synthétiseur), Larry Fast (synthétiseur séquentiel [2, 3, 10]), Bob Mayo (claviers [3, 4]), Michael Fonfara (claviers [6, 9]), Hugh McCracken (guitare slide [9]), Mark Rivera (saxophone [3, 6], chœurs), Junior Walker (saxophone solo [6]), Ian Lloyd (chœurs), Robert John "Mutt" Lange (chœurs)
chronique
Être coincé dans des bouchons interminables après un vendredi au bureau harassant, légère bruine, concert de klaxons qui sanctionnent la moindre erreur de conduite… Un week-end qui s’annonce monotone : courses, réunion du conseil paroissial, soirée bridge, messe le dimanche, l’aîné à emmener chez les scouts, promenade avec le chien. Et tout recommencer lundi… Ouroboros de notable.
Constater la présence du boîtier du CD gravé posé sur le siège passager prêté par un collègue avec un regard énigmatique. « Toi qui aimes la musique… ». L’insérer dans le lecteur de la berline. Attendre que la musique se lance.
Le choc.
Être cueilli par une mélodie rock, puissante, dure, animale même. Guitares violentes en diable, synthétiseurs conquérants, chant viril et refrain victorieux. Mais… Que… Se surprendre à chanter en chœur « Night Life ! Night Life ! Night Life ! ». Le temps de se remettre, et, déjà, le morceau suivant, avec un riff simple, hypnotique et un refrain extatique : « Juke box hero, He's got stars in his eyes ». La suite ? Se sentir fondre en entendant le couplet « Made myself a prisoner, I locked myself away, can't remember the last time I saw the light of day » introduisant la ballade qui démarre. Serait-ce un signe ? Que quelque chose ne va pas dans sa vie ? Nouvelle émotion intense avec le slow qui suit… Être ébranlé par cette alternance chaud/froid extrême en seulement 4 morceaux…
Reprendre du poil de la bête avec le rock’n’roll qui suit, en chantonnant « Luanne Luanne ». Puis nouveau choc. Le temps qui s’arrête. Leads de guitares qui emportent, basse slappée qui fait danser sur son siège, tension qui monte… Et c’est la rupture avec le refrain enrobé d’un saxophone taquin et caramel comme rehausseur ponctuel de goût : « It’s urgent ». Être sonné par tant de sauvagerie, par un groove à faire danser les morts, par cette voix venue du fond des âges capable de se faire caressante ou agressive, chantant des hymnes à l’urgence, à la vitalité, à la victoire face aux obstacles. Ressentir un tressaillement : la bête sauvage assoupie en son for intérieur qui relève la tête, se redresse, bande les muscles et rugit : elle réclamait son tribut, son dû !
Prendre conscience de sa situation, d’un quotidien bridé par les barrières des convenances et l’ennui, d’un travail insipide et mesquin… La révélation, alors que les haut-parleurs hurlent un « I’m gonna win, it’s a matter of fact » extatique et triomphant : dire merde aux contraintes, croquer la vie à pleines dents ! Augmenter le volume de la radio, appuyer sur la pédale de l’accélérateur, l'aiguille du compteur de vitesse qui se déplace dans le sens des aiguilles d’une montre à mesure que la soif de vie, d’extraordinaire, d’aventures se révèle, que les limites intérieures sautent... 51, 52, 53, 54 km/h même ! Oublier la messe certains dimanches pour passer du temps avec sa femme, abandonner le bridge et ses raseurs au profit d’un verre en terrasse entre amis, dire zut à son patron et plaquer son boulot pour aller ouvrir un bed & breakfast dans le Quercy ! Vivre. Vivre ! VIVRE ! C'était donc cela, vivre intensément ?! Sentir le frisson du danger et l'absence de limites ?
Épiphanie sombrex ultime. Et, tandis que la circulation redémarre, déterminé à l’idée de commencer une nouvelle vie, chanter à pleins poumons « It's too late now I can't turn back ».
Sur la tranche du boîtier du disque, d’une écriture malhabile : Foreigner 4, gravé le 1er avril.
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- Rastignac › Envoyez un message privé àRastignac

Il faudrait un peu plus de cowbells, et ça serait 6/6
- Note donnée au disque :
- Gouzi › Envoyez un message privé àGouzi
Hard FM, on dit....
Qaund j'écoute Night Life, je me dis dou da , que GOD est en train de filer un mauvais coton (tige)
Message édité le 08-04-2026 à 20:19 par gouzi
- Lord Tom › Envoyez un message privé àLord Tom
Urgent y'a un côté Addicted to love de Robert Palmer dans le phrasé
- Coltranophile › Envoyez un message privé àColtranophile
«Urgent » est au-delà du bien, du mal, du beau, du laid. Étant vraiment un enfant des 80s, certains titres (je pense aussi à Out of Touch de Hall&Oates) me ramènent inéluctablement à ma formation contrariée en kitscherie. Ce son de guitare, ce Gramm qui en fait des tonnes, ce sax surtout…… @Dio’: preneur sur des chros de Free (Fire and Water a justement beaucoup tourné lorsque je cherchais à échapper au décorum musical de la deuxième partie des 80s).
- Giboulou › Envoyez un message privé àGiboulou
Edit: les 8 premières chansons sont des tubes. Effectivement, je me suis repassé l’album (20 ans minimum depuis la dernière fois) et I’m gonna win c’est un grand oui. + woman in black. Les 2 dernières restent anecdotiques comme dans mon souvenir. Merci Ultimex pour le rappel à l’ordre.
