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Stonehelm › Stonehelm

cd • 8 titres • 54:33 min

  • 1Hyborian Tale05:32
  • 2Towers of Black05:24
  • 3Vault Dweller 1307:14
  • 4Zombie Apocalypse 42006:16
  • 5Scumbag05:23
  • 6Acid Blur (Green Tab)10:42
  • 7Deep Space Doom05:19
  • 8So High We Hail (Lord in Green)08:43

extraits vidéo

informations

Blue Dragon Productions, Somis, Californie, Été 2009

line up

Wes Caley (guitares), Cody Pickel (basse), Zac Bickler (batterie), John Daniels (chant, guitare lead)

chronique

Pas de nom en « dope », « bong » ou « witch » sur la pochette, aucun indice sur cette dernière, même subtil, ne laissant supposer que nous avons affaire à du doom dans la veine d’Electric Wizard. Et pourtant… Riffs sabbathiens option mammouths qui chargent, batterie écrasante, guitares goudronneuses, voix noyée dans le magma sonore qui vante les bienfaits de la phytothérapie… Stonehelm ne pratique pas un black metal à la Immortal comme on pourrait le supposer, mais fait plutôt partie de cette cohorte de groupes qui, comme Belzebong ou Cough en ces années 2010, tentaient de ravir son (dope)trône à un Sorcier Electrique tenté par une aventure vintage qui ne le mènera pas bien loin.

Alors, qu’est-ce qui distingue notre groupe de la rude concurrence de l’époque ? « Qu’y a-t-il de meilleur dans la vie ? Écraser ses ennemis, les regarder fuir devant soi et entendre les lamentations de leurs femmes » nous avertit le dialogue pseudo-socratique introductif tiré du Conan le Barbare de J. Milius. Nous avons donc notre réponse : Stonehelm ne nous proposera pas un traité d’éthique aristotélicien mis en musique mais un eudémonisme primaire axé sur des riffs lourds, une ambiance enfumée, un surplus d’agressivité, une envie d’en découdre supérieure à ses petits camarades.

Et ce côté guerrier cimmérien se ressent dès Hyborian Tale avec un tempo plus élevé que la moyenne du genre, que l’on retrouvera d’ailleurs sur Acid Blur (green Tab) ou Deep Space Doom par exemple. Ajoutons à cela une hargne dans le chant peu courante chez la concurrence. Bien sûr, pour le reste, la formule, on l’a déjà souligné, repose sur un substrat classique pour ce style : lourdeur et épaisseur du son (sans pour autant atteindre les extrêmes wizardiens), mais aussi un sens du groove indéniable (Tower Of Black ou Acid Blur) et une capacité à pondre des solos spatiaux à la Sons of Otis qui permet de quitter le plancher des vaches pendant quelques instants.

Si le résultat s’avère monolithique au premier abord, notons une capacité à varier le propos tout au long de l’album : riff rampant sur Vault Dweller (13) accompagné d’un solo hard rock sans fioritures et d’un break tout en lourdeur ; ambiance plus écrasante sur Zombie Apocalypse 420 avec son pont tellement basique mais efficace ; introduction inspirée d’Iron Man de Black Sabbath sur Scumbag ; long instrumental tout en groove tendance « Karma to Burn » sous stéroïdes avec Acid Blur, entrecoupé de petites leads marquantes et de solos variés…

Alors certes, les esprits chagrins souligneront le jeu limité du batteur. Soit, convenons qu’il n’a pas la finesse de jeu de Mark Greening. Quant aux plus « snarecastiques » des auditeurs, ils noteront un son de caisse claire Tefal option St Anger. Et il sera difficile de leur donner tort. Mais, étrangement, ce son si particulier renforce cette agressivité propre au groupe : chaque coup de caisse claire matraque ainsi toujours un peu plus le pauvre auditeur pourtant déjà bien assommé par la lourdeur des riffs. Seul vrai bémol de l’album ? Un So High We Hail final pataud. Où est le groove attendu ?

Bref, au moment de dresser le bilan de cette œuvre, le projet (est)éthique ne nous paraît peut-être pas très original malgré quelques différences intéressantes. Mais dans un genre aussi référencé que le doom enfumé à la Electric Wizard, est-ce grave ? D’autant que les préceptes sont ici simples et efficaces, bien menés, le bonheur résumé en 55 minutes de tabassage massif donnant lieu à un abrutissement complet, nous laissant hagards, un vague filet de bave aux lèvres, avachis dans notre canapé face à des enceintes fumantes. Exactement ce qu’on attend de ce type de musique. Amen.

Bon
      
Publiée le lundi 30 mars 2026

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Ultimex Envoyez un message privé àUltimex
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On doit être quelques-uns dans ce cas oui.

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Rikkit Envoyez un message privé àRikkit

Découvert sur Slow End. Le grande époque 😌

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born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

Aucun indice en effet. C'est bien simple : feuille de canna, vestales devant un bouc, couleur violette, Stone dans le nom, typo Electric Wizard... pour moi, c'était du goregrind, ma main à couper. Tous les signes étaient là.

Intheseblackdays Envoyez un message privé àIntheseblackdays

Ahah, même sur la photo du groupe, on a l’impression de voir le wizard historique avec un oborn jugeant de son 1m50 et un greening les yeux dans la vague ^^ Très gros coup de cœur à l’époque pour ce groupe et cet album, certes largement perfectible mais qui sentait plus que tout autre l’EW première période, celle où les gars se foutaient du genre qu’ils pratiquaient mais voulaient sonner le plus méchant et le plus fort possible tout en étant aussi défoncés que leur amplis.

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Horn Abboth Envoyez un message privé àHorn Abboth

Oooh quel plaisir de retrouver Stonehelm ici. Découvert à l'éééééééépoque sur Myspace ! Contrairement à la chro, So High We Hail est pour moi le meilleur morceau du disque, bien monolithique et qui sent le vieux bong à l'eau jaunie. Avant que Totem cat ne le sorte, la version démo était plus rough et poussiéreuse mais voilà, le temps faisant son oeuvre, impossible de retrouver la première version de ces enregistrements.

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