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Black Nail Cabaret › Woodland Memoirs

  • 2023Dependent mind407 • Lim • 500 copies • 1 CD digipack

cd • 11 titres

  • 1Diamond dogs
  • 2Sister sister
  • 3Comfort zone
  • 4Dora
  • 5My casual god
  • 6No gold
  • 7Veronica
  • 8Steril
  • 9Rythm X
  • 10Satisfaction
  • 11Bête noire

extraits vidéo

informations

Le disque est en réalité sorti sous le nom de 'Black Nail Cabaret & Friends' Format mini livre avec 36 pages.

line up

Emese Arvai-Illes (chant), Krisztian Arvai (claviers, programmation, basse)

Musiciens additionnels : Tamás Számvéber (guitare), Márton Barják (saxophone), Péter Laskay (batterie)

chronique

gothique / rock / jazz / art pop / cabaret rock gothique en nature

Faisons fi des notions chronologiques si ce n’est en matière de découverte. Si vous êtes familiers des mes chroniques, il ne vous a pas échappé que je méprise profondément le concept de l’album de remixes qui, à de rares exceptions, consiste à rendre ‘dancefloor friendly’ des titres souvent riches et intéressants, électroniser des chansons acoustiques ou électriques qu’on défigure à coups de ‘boum boum’, tout cela sous couvert de collaborations trop super enrichissantes entre potes (dixit les groupes en interview) ou pour le fun (surtout sur commande du label). Les Hongrois de Black Nail Cabaret, eux, ont eu l’honnêteté de procéder à la démarche inverse en adaptant leur dark wave à un format plus cabaret en compagnie d’amis. Mazette, que l'exprience en valait la peine ! Après découverte de l’album, j’ai eu envie de découvrir le reste de la discographie, c’est vous dire. Donc exit les synthés, les Hongrois regroupent une batterie, une guitare, une basse, un saxo aussi et re interprètent onze de leurs morceaux avec cette configuration dans des conditions presque live. Rien que ‘Diamond dogs’, basse boisée discrète, gémissements de saxo, les accords froids de la gratte qui s’invitent et la voix de Emese Arvai-Illes qui entre en scène. Mon Dieu, cette voix ! Cette femme chante si divinement bien de son timbre profond, presque dur parfois et pourtant capable de se laisser deviner fragile l’espace d’un instant… Un timbre de femme mature tout simplement, capable de donner le frisson… Ecoutez les paroles terribles de ‘Sister, sister’ dans leur habillage cabaret jazzy (quel saxo bouleversant sur le refrain): ‘Sister sister hanging, banging on the wall, bad for papa’… Des mots simples, terrible, dénonçant l’inceste, inéluctablement, sans pathos. La délicatesse des arrangements, la tristesse funèbre et douce de la musique, la voix, tout y est parfait. D’autres compositions vont se dévoiler plus rock, plus rythmées, sans perdre leur coloration cabaret avec des moments de grâce pure, ainsi le brillant ‘Dora’ au rythme sexy as fuck ou le très électrique ‘Veronica’ mais rien n’y fait, si les musiciens sont excellents, le chant transfigure littéralement ces morceaux (encore que le saxophone... Et pourtant je suis peu fan de cet instrument). A l’image de Emese Arvai-Illes dans les clips de la session en robe de soirée fendue, pieds nus, maquillage classe, dans la forêt, il y a dans ces titres une forme de fausse séduction, de celle qui témoigne, te fait comprendre que tu n’es pas seul mais te maintient à distance; les émotions se partagent mais c’est à chacun ensuite de les emporter avec lui/elle et se débrouiller avec leur venin, nature mais en se préservant. Vous l’aurez compris, plus qu’une lecture, c’est un disque quasiment neuf que le combo nous offre, poussant jusqu’au bout l’exigence artistique caractérisant habituellement leur musique, leurs visuels; les chansons sont parfois limite méconnaissable tant les sentiments dégagés sont puissants et différents des originaux (pourtant de très haut vol). Plus l’album s’écoule, plus l’obscurité s’invite, épaissit les visions jusqu’au ‘Bête noire’ final. Brillant. Une émotion qui peut se contenter de se nourrir de cet opus ou vous pousser, comme moi, à remonter le cours de la discographie; les deux options vous combleront.

Chef-d'oeuvre
      
Publiée le vendredi 6 mars 2026

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Indusfreak Envoyez un message privé àIndusfreak

Et celles du Grand Jojo, on en parle ? O_o Bon ok, j'ai compris, je sors !

Dioneo Envoyez un message privé àDioneo
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Et j'insiste : celles de Chris & Cosey !

Shelleyan Envoyez un message privé àShelleyan
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On en parle des pochettes des Front 242, Poésie Noire ou Neon Judgement des 80's ? Allez, j'arrête le troll, n'hésitez pas à lancer un débat dans le forum si jamais ;0)

Note donnée au disque :       
Indusfreak Envoyez un message privé àIndusfreak

@ nicola : Ha mais j'aime bien les pochettes des Pink Dots aussi à part une ou deux photoshopées des années 90. C'est kitsch mais pas moche, je trouve. Comme quoi, c'est possible.

Indusfreak Envoyez un message privé àIndusfreak

@ Dioneo : Disons que les pochettes de The Fall sont laides mais là, c'est du "laid voulu", un charme déglingué qui clope assez bien avec la musique, je trouve. Je les aime bien pour cette raison, c'est naif, enfantin et un peu beurré comme Mark E. Smith finalement. Mais je ne suis pas objectif car grand fan de ce groupe et de sa musique. Ca pourrait bien être lui qui les a faites d'ailleurs, le coquin.

Message édité le 12-03-2026 à 14:59 par Indusfreak