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Auberon › The Tale of Black...
- 1998 • Black mark production BMCD103 • 1 CD
cd • 10 titres • 39:53 min
- 1Intro00:51
- 2Infinite Beauty04:47
- 3Secrets04:49
- 4A Whispering Wind05:48
- 5The End of All02:56
- 6The Dance05:13
- 7A Farewell of Creation04:11
- 8The White Ship02:34
- 9Tearless04:53
- 10For All Time03:51
extraits audio
informations
Garageland Studio, Umeå, Septembre 1997
line up
Fredrik Degerström (chant), Morgan Lie (batterie), Johan Westerlund (guitares), Johan Asplund (guitares), Pekka Power (basse)
Musiciens additionnels : Marcus Johansson (chant), Andreas Stoltz (chant clair)
chronique
Francis quittait le siège régional de la Fédération des Musiques Métalliques, situé dans l’ancien couvent de la Visitation de Dijon. Un cadre prestigieux, à la hauteur des ambitions de la Fédé, où Francis put suivre, pendant tout l’après-midi, une formation offrant une immersion complète dans l’art du storytelling artistique, outil stratégique puissant visant à affirmer l’identité créative de ses projets et ainsi renforcer son positionnement sur le marché de la musique métallique. Francis se réjouissait : rejoindre la Fédé, c’était se donner une chance pour que son groupe, les Chevaliers-Paladins de Tastevin, puisse décoller au niveau local.
17h, il avait donc encore un peu de temps avant de reprendre son sacré numéro de voiture et rentrer à Châtillon-sur-Seine à une heure de là. Que faire ? Aller, direction rue Jean Jacques Rousseau à deux pas de là, histoire de faire un tour chez les disquaires du coin.
En farfouillant dans le bac à disques d’occasion, coincée entre un AQME et un Augury, se trouvait, cachée, une superbe pochette signée par un Necrolord visiblement pressé de payer ses factures. Un signe. Pour Francis, les travaux de Kristian Wåhlin a.k.a. Necrolord étaient associés aux chefs-d’œuvre d’Emperor, d’At the Gates ou de Dissection. Ce sorcier inconnu qui semblait l’attendre ne pouvait donc qu’être la promesse d’une pépite méconnue de musique sombre. Auberon, The Tale of Black. Jamais entendu parler de ce groupe ou de ce disque. Quel style musical pouvait bien se cacher derrière cette pochette ? Du black sympho ? Du true metal épique ?
Francis paya et, pressé d’écouter sa découverte, rentra directement chez lui, dans le nord de la Côte-d’Or. Disque inséré dans sa vieille chaîne et, enfin, la découverte. Quelques notes de synthés en introduction puis, le premier morceau démarre sur un riff heavy metal nerveux quoiqu’un peu brouillon suivi d’un chant blackisant agressif. Tiens, du death mélodique ? Francis commença à remuer la tête en lisant les informations du livret : groupe suédois, disque sorti en 1998. Un peu en retard par rapport au peloton de tête du genre, les In Flames, Dark Tranquillity et autres At the Gates.
Quand, soudain… Le drame. Francis fut tiré de ses réflexions par un refrain au chant clair affreux, typique des groupes de power metal échappé des anciens pays membres de l’Axe, mélodie niaise à la guitare en sus. Ce dérapage ne dura que quelques instants avant le retour d’un couplet plus traditionnel. Accident ? Hallucination ? Francis était maintenant sur ses gardes. Nouveau dérapage : solo de guitare bardé d’effets kitsch (ou, pire, un solo de keytar ?) pourtant bannis par la convention de Genève.
Mais Francis, têtu, voulait encore y croire et persista donc à écouter le disque. Les morceaux défilaient. La première partie, jusqu’à Secrets, se révéla plutôt variée, avec des morceaux travaillés, sans esbroufe, aux riffs agressifs parfois thrashy plutôt catchy. Mais le résultat était systématiquement gâché par des refrains au chant clair niaiseux et des solos aux sonorités hideuses.
Quant à la suite, à partir de The White Ship, elle voyait le groupe abandonner les refrains en chant clair (sauf sur Tearless). Mais le mal était fait, la lassitude avait pris place et ne restait qu’un vague sentiment d’ennui à l’écoute de ces compositions. Pour ne rien arranger, la production générale était médiocre, ne mettant pas en valeur les capacités techniques des différents musiciens.
Un seul morceau sembla potable à Francis, A Farewell of Creation, plutôt nerveux, à la structure variée, à la mélodie entêtante bien que classique dans le genre et, surtout, sans chant clair ou sonorités dépassées. Cela faisait peu, bien peu. Dommage, Auberon avait des idées, la volonté de se démarquer de ses petits concurrents de la scène death mélodique mais gâchait l’ensemble par des choix esthétiques pour le moins hasardeux. Francis soupira… Il se montrerait plus prudent désormais : une pochette signée Necrolord n’accompagnait pas nécessairement un trésor métallique.
Deux mois plus tard, au sortir d’une session « Black metal et sophrologie » dispensée par le siège régional de la Fédé, Francis refit un saut rapide du côté des disquaires de la rue Rousseau. Mais… Que voilà ? Qu’est-ce ? Une nouvelle pochette de Wåhlin, aux délicates tonalités bleues, jaunes et vertes. Voyons voir. Meduza, Now and Forever. Fièvre. Excitation. Francis n’hésita pas, et se dirigea vers la caisse, sa trouvaille en main : ce disque ne pouvait être qu’excellent.
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Sacré Francis !
