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Cultus Sanguine › The sum of all fears
- 1999 • Season of mist SOM 023 • 1 CD
cd • 9 titres • 50:02 min
- 1The Sum of All Fears06:26
- 2Verrà il tempo dei morti07:38
- 3Dominatress04:55
- 4Highest Depression05:18
- 5The Future Unveiled04:40
- 6A Grave upon Mankind06:18
- 7In the Days of Sombre04:11
- 8Ultima madre02:17
- 9As a Funeral Inside08:19
informations
Malibù Studio, Mediolanum, mars 1999.
line up
Daniele (claviers), Fabrizio (Batterie), Federico (Guitares), Joe F. (Chant).
chronique
J’adore ce disque. Et ça m’a pris des années pour comprendre pourquoi. Pas que ce soit vraiment nécessaire de toujours creuser le pourquoi du comment, mais posons un constat simple : Cultus Sanguine c’est le kitsch, le grandiloquent en carton, le théâtre un peu pourri au fond de la rue qui rejoue Hamlet le dimanche après midi. Et c’est pas forcément le truc de tout le monde ça, les gens ils aiment le léché, le profond. Les chemises en flanelle et le mascara autour des yeux, c’est plus très attirant. Sauf qu’on est dans la darkness ici, le temps a passé, on comprend mieux ce second degré culturel, on a le droit d’aimer les vampires et les zombies ici. Purée, on a. Le. Droit.
Alors, clamons le, « The sum of all fears” est une vraie réussite de Gothic Metal. Le vrai, celui qui rôde dans les cimetières, s’assoit sur une tombe dans le cimetière de Milan pour fumer au fume cigarette, les jambes croisées et l’air hautain, comme si la vie manquait tellement de fun qu’il fallait rire des pierres. Le spécialiste n’aura pas manqué d’ailleurs de relever cette mélancolie toute italienne, qui se révèle au grand jour, bien plus que sur le disque précédent, achevant son exposition sur la merveilleuse « Highest depression », ou Ferghieph déclame avec son drame désormais habituel. Il tonne, hurle, éructe, sans jamais virer au vulgaire, sur des riffs lancinants que la scène DSBM n’a pas hésité à piller par la suite.
Et ce pillage, il fallait du recul pour le découvrir, Cultus Sanguine, ce n’était pas que le pendant Goth/Doom d’un Cradle Of Filth ou je ne sais quoi de populaire de l’époque. Je l’ai dit dans les précédentes chroniques, les origines du groupe sont profondément ancrées dans le deathrock, et ça fait toute la différence. On ne fait pas semblant chez les italiens, et quand ça pousse le clavier cheap à 11/10, c’est vraiment parce qu’on est dans la crypte, quand Ferghieph se fait incantatoire sur « A grave upon mankind » on tremble, comme devant un film d’épouvante 90s. Lent, lancinant, monochrome mais pourtant plein de vie, « The sum of all fears » est la B.O d’une pièce dramatique tour à tour Shakespeare-ienne ou Thomas Kyd-ienne, triste, sanglante, lourde de sens, la tragédie, dans ce qu’elle a de plus beau et directe.
Évidemment, il ne s’agit pas d’être allergique à l’emphase italienne, ni aux ambiances de fin de soirée en batcave, quand tout le monde est bourré à compter les cadavres. Il ne s’agit pas vraiment de faire la fête, mais de célébrer la Mort, les bras joints au ciel, un Chianti dans un verre Louis XIII à contempler des cadavres sous verre. Charmant et classy à sa façon. Recommandé.
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- Shelleyan › Envoyez un message privé àShelleyan

ouiiiiiii... J'aime cet aspect too much, au moins les Italiens ne font pas semblant et c'est indémodable comme les films gothiques de la Hammer.
Message édité le 04-03-2026 à 21:19 par Shelleyan
- Note donnée au disque :
