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Light Of The Morning Star › Charnel noir
- 2021 • Debemur Morti Productions DMP0209 • 1 CD digipack
cd • 9 titres • 39:02 min
- 1Charnel Noir03:05
- 2Our Night Hours03:50
- 3Ghost Moon04:37
- 4Hymn in Hemlock04:17
- 5Lid of a Casket04:54
- 6There Are Many Shadows04:47
- 7The Endless Procession of the Guillotine03:02
- 8Spectres04:07
- 9Fangs in the Tree of Life06:23
informations
Francis... Caste.
line up
O-A (Chant, basse, guitares), JSM (Batterie).
chronique
Chez Debemur Morti. On l’avait pas vu venir celui-là. Etonnante et heureuse surprise de voir le label s’aventurer en terres gothisées. Curieux également, pour le connaisseur des deux sorties précédentes, de découvrir l’orientation décidée par le vampire neo londonien. Debemur, étant plutôt une grosse ref’ chez la Darkness, et « Nocta » ayant un peu plié le game du single metal goth’, c’est vierge de tout maudit single que j’ai acheté l’album. En 2026, être surpris, ça devient vital.
Et être surpris, je l’ai pas été avec « Charnel noir ». LOTMS ne chnage rien à sa recette, il essaie de la transcender. Merci Francis Caste, le son devient désormais tellurique. Mais quelle batterie mes aïeux. Il ne s’agit plus désormais de compter des histoires de vampires : on est désormais dans le cercueil, six pieds sous terre, et les grands Anciens grondent là-dessous. « Charnel noir » n’est pas en velours, il frappe fort, très fort, avec toute la lourdeur Doom qu’il lui est donné. Et la voilà, la particularité de cet album, il étouffe, il serre… Et il souffre.
Il souffre, déjà de la comparaison avec son prédecesseur. Les refrains se sont plus timides, encore plus susurrés parfois, les guitares se noient dans une reverb’ de cathédrale sous-minière. LOTMS est immédiatement reconnaissable, mais il est en manque. En manque d’inspiration peut-être, quelques baillements de ci et là, des structures toujours volontairement faciles, mais le talent, l’atmosphère… Ca mord toujours, hum. Le triplé « There are many shadows”, “The endless procession of the guillotine”, “Spectres”, c’est juste parfait, et suffisant. Vide et tonitruant, la gueule en sang, le souffle froid. Le metal goth se redessine ici avec ces harmonies empruntées au Black metal. On l’avait déjà entendu, mais le paysage dessiné ici est si évident, limpide.
Et il souffre aussi, de lui-même. Des disques irrespirables, on en connaît, mais l’affliction générale de l’album a même séduit le petit amateur de Dsbm que je suis. Le goth n’a pas nécessairement été une musique triste, mais le marbre dans lequel LOTMS grave son nom est définitivement froid et sans vie. Le Morbid Metal, circa 2021.
Alors oui, difficile de succéder à « Nocta », et « Charnel noir » en est simplement le miroir noirci. Le vampire s’est fait larguer et il regarde le vide, perché sur une corde. Plus question d’happer l’auditeur, on l’enterre et on en parle plus, les pupilles dilatées et les lèvres bleues. Fini le pinard et le carpaccio de boeuf, bienvenue Oban et Seresta.
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- born to gulo › Envoyez un message privé àborn to gulo
Légèrement sur notre faim en effet, même si la tonalité paraît indubitablement un choix de Marko.
- Note donnée au disque :
