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Light Of The Morning Star › Nocta
- 2017 • Iron Bonehead Productions IBP310 • 1 CD digipack
cd • 9 titres • 37:17 min
- 1Nocta04:04
- 2Coffinwood03:35
- 3Serpent Lanterns03:19
- 4Grey Carriages04:19
- 5Crescentlight03:48
- 6Oleander Halo04:31
- 7Ophidian04:11
- 8Lord of All Graves05:34
- 9Five Point Star03:56
informations
Pas d'infos (Mais on sait tous que c'est chez Francis Caste)
line up
Pas d'infos (Mais on sait tous que... Chut)
chronique
Il y a un truc que j’ai réalisé en démarrant l’écriture de cette chronique, c’est d’être surpris que ce disque n’ait pas déjà été fait. On semble déjà le connaître, et quand bien même on aurait déjà entendu l’Ep précédent, ce qui aurait eu pour effet de biaiser nos perceptions de blancs becs pas assez cafardeux, « Nocta » est aussi surprenant qu’il est convenu.
Tragique oui. Maniéré, certainement. Epique ? Oui ! Rien que le visuel typé BM, à nouveau, un chandelier blafard, pour rappeler quoi d’abord ? Qu’il y a de la lumière au but du tunnel, que le matin c’est pas pour tout de suite ? « Nocta » est une ballade dans les catacombes, sans lampe torche, avec juste les petits cranes qui luisent et te regardent au fil de tes pas légèrement anxieux. Légers car malgré certaines parties clairement Doomy, Nocta se montre plus aérien qu’étouffant, la faute à une prod’ aux guitares plus enveloppantes que grassouillettes, à cette reverb’ omniprésente et ce chant discret, quasi pudique, qu’on imagine comme l’incarnation d’un vampire fatigué d’être, fatigué de sa solitude.
Car si « Nocta » est noir, quelle surprise, sa dimension mélancolique, que l’on percevait déjà sur « Cemetery glow » perce le cœur du petit goth en mal de sensations sombres. 37 minutes et neuf hits plus tard, y a pas à réfléchir, on a écouté un grand disque du genre, un peu comme si Tiamat avait décidé d’enfin écrire une bonne chanson, comme si Beastmilk s’était paumé dans une batcave, un rock simple, mais structuré avec finesse, pour toujours mettre en avant des refrains tantôt poignants (« Oleander halo ») tantôt cadavériques. Limite pop finalement par moment, mais avec ce background metal LOURD qui rattache LOTMS à l’underground, de là où il vient, et d’où il cherche manifestement à s’extirper malgré ses relents de black metal au détour d’un riff ou de quelques dissonances rappelant la scène plus typée core dont est originaire son géniteur.
Un excellent album, je dirais même un grand disque de goth metal, enfin ! Celui qu’on attendait tous, celui qu’on pensait tous déjà connaître mais qui se faisait attendre, l’incantatoire, le flamboyant vampire dont les lamentations s’écoutent en boucle, un verre de bourgogne à la main, et le petit doigt levé, évidemment.
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- born to gulo › Envoyez un message privé àborn to gulo
Le premier est très rockish, sous haute influence Torche/QOTSA... mais avec déjà cette porphyrie latente. Très très difficile à choper. Le second... Je crois que c'est mon pref. Un genre de mélange de Type O, Down et Paraise Lost. Et Sisters. Longs morceaux hiératiques, lourds. Vampire shit.
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- pokemonslaughter › Envoyez un message privé àpokemonslaughter

Ils valent le coup les deux premiers THOC ? ils m'ont l'air moins facile à chopper, et bcp moins rockish.
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- pokemonslaughter › Envoyez un message privé àpokemonslaughter

La même, et j'avais même pas fait le rapprochement. En mode bêta "oh on dirait le mec de THOC, c'est rigolo". quand je lui en ai parlé au concert à Paris, il m'a répondu "shhht im supposed to be a vampire. Ya know where to find cocaine mate ?"
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- born to gulo › Envoyez un message privé àborn to gulo
Pas qu'un peu. Le nom du groupe en disait long sur la continuité, la reprise de flambeau. Mais le précédent était au moins aussi bien, dans un genre beaucoup moins catchy, au sens pop du terme du moins (parce que question atmosphère religieuse envoûtante, il se pose putain de là).
Mais clairement, son souhait maniaque d'anonymat m'a toujours laissé perplexe, tellement on le reconnaît en deux-deux dès le premier LOTMS (true story, il me l'avait même pas dit et j'avais foutu les pieds dans le plat sans le savoir, il avait dû me censurer viteuf).
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- pokemonslaughter › Envoyez un message privé àpokemonslaughter

je l'avais découvert via le 3eme The house of the capricorn, qui était très impressionnant aussi. Faudra que je le chronique prochainement, pré LOTMS je trouve.
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