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Overkill › I hear black
informations
Pyramid Sound, Ithaca, New York, USA.
line up
Bobby "Blitz" Ellsworth (Chant), D.D. Verni (Basse), Merritt Gant (Guitares), Rob Cannavino (Guiytares), Tim Mallare (Batterie).
chronique
Les années 90, ca a été vraiment un désastre pour un paquet de groupes de thrash. Les pires trisomies du genre sont sorties, je les vois un peu comme une horde Lemmings perdus à la recherche de leur mère ou d’un peu de réconfort. Hélas, c’est bouffe sur bouffe. Et bim le Black Album ! Et Vlan le Death Metal ! Et PLAF ! Pantera. (Je n’évoquerai même pas le grunge, ça a permis d’éradiquer les restes de glam, c’était pas une si mauvaise chose. Sauf pour Europe, ça c’était bien. Chier. Ouais. Je m’égare).
Et mes pauvres New Yorkais là, après ce « Horrorscope » en mode apex de carrière, on voit bien qu’ils savaient pas trop quoi faire. Rien que la couleur du logo. Putain le sacrilège, il est où le vert là ? Oh Blitz ?! Dédé ?! Il se passe quoi là ?
Le naufrage. Le groupe typique des débuts 90s (et on aura la même chose 3 ans plus tard pour les groupes de Death) qui essaie des trucs. Franchement la drogue ça aurait été mieux. Overkill quitte complètement le thrash survolté qui a fait sa réputation, ralentit le tempo, cherche le hit tout en gardant le riff. Dit comme ça, c’est bien ça fait phrase à la con de vente en faux IA, mais finalement, tout est dit. Ca sonne creux, comme cette prod’ à la Morrisound qui essaie de sonner comme du Pantera. Alors que bon sang, c’est Pantera qui vous a piqué votre ingé son ! Le nouveau batteur, Tim Mallare, est sous exploité, le pauvre accompagne bêtement les riffs, et à nouveau, ça aurait pu le faire, un album plus direct, plus facile, plus Sabbath-ien. Surtout qu’on avait déjà eu des aperçus par le passé et c’était plus concluant. Hélas, il manque juste l’inspiration. Overkill entend du noir, et nous on se fait asperger les oreilles de leurs déjections. Ce disque il est pas nul, c’est juste 3 niveaux en dessous de ce qu’ils ont proposé. Aux premières écoutes, on peut être séduit par cette approche à la Black Album, ces gros riffs power, mais rapidement la supercherie ne tient pas. On baille, même Blitz ne sait pas trop comment chanter, il ne rit plus, il tente les refrains, de chanter « pour de vrai »… Ah les 90s, tous ces drames qui se passaient en arrière boutique, cachés par les grands artisans de cet âge d’or du rock. Quelle tragédie.
Je sais qu’il existe des fans de ce disque, ils y voient un nouveau souffle, un hommage au grand Sabbath. On ne peut pas leur donner tort sur ce point, Blitz sonne exactement comme Ozzy par moment. N’empêche, copier BS, c’est pas un totem d’immunité. « I hear black » est chiant, il est pas noir : il est marron, et même quand il nous balance ses meilleurs riffs - que Pantera n’aurait pas voulu en B-sides - on sent nos oreilles un peu souillées. Et quand je vois certains s’extasier sur « Weight of the world » qui semble rappeler vaguement que Overkill a été bon un jour, moi ça me donne surtout envie de mettre autre chose.
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