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Overkill › Horrorscope

cd • 11 titres • 52:47 min

  • 1Coma05:21
  • 2Infectious04:04
  • 3Blood Money04:07
  • 4Thanx for Nothin'04:03
  • 5Bare Bones04:51
  • 6Horrorscope05:49
  • 7New Machine05:20
  • 8Frankenstein (Edgar Winter cover)03:27 [instrumental]
  • 9Live Young, Die Free04:09
  • 10Nice Day...for a Funeral06:15
  • 11Soulitude05:21

informations

Carriage House Studios, Stamford, Connecticut, Mars 1991.

line up

Bobby "Blitz" Ellsworth (Chant), D.D. Verni (Basse), Sid Falck (Batterie), Merritt Gant (Guitares), Rob Cannavino (Guitares).

chronique

« Horrorscope », ça a été mon premier, mon précieux. J’avais dix ans la première fois (Aucune blague tolérée), j’arrivais même pas à savoir s’il s’agissait d’une meuf ou d’un gars au chant. C’est dire. De fait, cette chronique, dans ma tête, elle sent salement le vieux Lego et les après midi piscine avec les potes. Chro life foreva. Et de toute façon, « Horrorscope », sans surprise, je pense que c’est le meilleur Overkill, celui qui assoit le groupe dans son style, survolté, technique et euh, sautillant ?

Il va falloir vous retaper les chros d’avant pour comprendre le chemin parcouru par les New Yorkais. En 1991, le Thrash vivait ses dernières heures au sommet, le Death metal dégueulait de partout, la course à la violence était lancée, et en une paire d’années, on pouvait devenir has been. C’est dingue avec le recul à quel point tout est allé si vite à cette époque. Le nombre de groupes issus des années 80 qui ont disparu à ce moment est hallucinant (Et la même chose arrivera dans les mid-90s à tous ces groupes de Death metal) et Overkill a eu chaud… Très. Metallica retournait sa veste, Slayer aussi, les locomotives influentes changeaient de bord, que faire ?

Et bien déjà, on recrute : deux nouveaux guitaristes, rien que ça. Exit bobby Gustafson, membre fondateur, c’est pas rien. Aucune idée de la raison d’ailleurs, dire que le gars a auditionné pour Metallica, influencé Dimebag, été pressentir pour remplacer Chris Poland dans Megadeth… Le coup semble rude pour Overkill.

… Sauf que la nouvelle paire de gars là, ils riffent, et pas qu’un peu. Déjà le son, gros relooking : on a « Burn my eyes » 5 ans avant, et ensuite les compos. « Horrorscope » réussit là où « The years.. » avait échoué, et transcende ce qui était déjà classy par le passé. Tenez, le morceau titre « Horrorscope » là, c’est vraiment la version corrigée de « Skullcrusher », mais sans se faire chier. Les ponts, les breaks, la lourdeur est là. Les morceaux sont variés, on alterne thrashage en règle (« Coma », « Nice day for a funeral »), gros hits (« Thanks for nothin’ »), Doomiseries Sabbathiennes (« Horrorscope » donc), Panteraseries (L’instru « Frankenstein ») et puis il y a cette balade là « Soulitude ». Je sais pas, il y a un truc sur ce morceau, il n’y a qu’en 1991 qu’on pouvait s’autoriser ça : Blitz a dû se faire un trip en Allemagne réunie et est revenu avec l’envie de faire du Scorpions avec des ballz. Reste que ce morceau, il marque, sans trop savoir comment, ce solo Hammet-ien, ce refrain ou Blitz semble enfin avoir toute la place qu’il demande (c'est-à-dire, beaucoup) ou cette structure somme toute assez épique et prévisible. Des morceaux comme ça ils n’en feront pas beaucoup, et c’est peut être ce qui donne cette saveur particulière à ce disque. « Horrorscope » est à la fois le disque le plus varié et le plus cohérent du groupe. J’ai d’ailleurs la sensation qu’ils ne feront que le copier par la suite, tant dans le son que dans les riffs.

Bref, cf le début de cette chronique, s’il ne devait en rester qu’un, gardons celui-ci. Sûrement pas un chef d’œuvre, mais le sommet d’un groupe en perpétuel progrès depuis sa création qui, hélas, ne fera que se répéter ensuite pendant euh.. Calculez selon l’année où vous lisez cette chronique. Merci.

Très bon
      
Publiée le mardi 24 février 2026

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Note moyenne        6 votes

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Coltranophile Envoyez un message privé àColtranophile

Souvenirs, souvenirs......J'avais encore la tête dans le guidon metal et c'est l'album par lequel j'ai découvert Overkill (tout un tas de mecs avaient le t-shirt de l'Ep "Fuck You" mais c'était globalement introuvable, et les précédents pas évident à trouver non plus). La chronique pointe un truc très juste, c'est l'inflation et la normalisation tout à la fois du metal extrême. Jusqu'en 88/89, le Thrash était niche et le Death naissant encore plus. L'année charnière a été, à mon avis, 1990 avec les sorties de "Season...", "Rust In Peace", "Lights, Camera,....." et "Persistence of Time" en peu de temps et la tournée Clash of the Titans (dire que j'étais au Zénith, ça fout un sacré coup de vieux). Tout à coup, le Thrash tournaient plus sur Headbanger's Ball que les vieux briscards de la NWOBHM et les chevelus à la RATT et Poison. Mais Overkill avait vraiment mal choisi son moment pour sortir son meilleur disque, 1991 était déjà le début du retour à l'obscurité. La fin 1991 a été celle de "Smells Like Teen Spirit". Nouveau changement de décor.

Message édité le 26-02-2026 à 15:55 par Coltranophile

Note donnée au disque :