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Morgion › Among majestic ruin

cd • 5 titres • 34:02 min

  • 1Relic of a Darkened Past08:22
  • 2In Ashen Tears (Thus I Cry)08:11
  • 3Travesty05:06 [instrumental]
  • 4Basking Under a Blacksun Dawning05:36
  • 5Invalid Prodigy06:47

informations

Jim Barnes Audio Productions, Juillet 1994.

line up

Rhett Davis (Batterie), Dwayne Boardman (Guiatres, chant), Bobby Thomas (Guitares), Ed Parker (Claviers), Jeremy Peto (Chant, basse)

chronique

Morgion, ces oubliés, même sur Guts Of Darkness. Ce nom qui fait faire « Mais ouiii » à tous les Doomsters de la grande époque. Ceux qui savent, les initiés du premier cercle, les témoins de l’explosion du genre Doom/death, un genre qui avait encore des choses à dire, porté par ses locomotives anglaises notamment.

Mais outre Atlantique, c’était un peu le silence avant 94. Mythic ok, Winter d’accord, Dream Death ? Faut pas déconner. Et puis, si tous ces groupes étaient comme des versions alourdies et ralenties du grand Sabb’ ou du non moins grand Frost, il manquait toujours un défenseur de la misère, celle qui regarde dans le vide, à espérer l’Ascension divine, comme une libération, comme ce poids sur nos épaules endolories qui nous rappelle constamment la finitude des choses.

Etonnamment, ça sera de Californie que viendra Morgion. Moi qui espérait un groupe de l’Oregon, ou tout autre Etat aussi torturé que boisé… Surtout que l’Orange County c’est le Los angeles côtier quoi. Le désespoir ne connaît pas de frontières apparemment. On peut donc légitimement douter des Majestic ruins que Morgion prétend survoler, mais on a qu’à s’amuser à extrapoler et se rappeler que niveau crasse et fin du monde, L.A, c’est pas les derniers de la classe. Alors si Morgion se rêve en groupe Anglais – nous y reviendrons – on peut légitimement croire leurs riffs, leur sincérité, car c’est l’essence même du groupe : one ne badine pas avec la mélancolie. Constater sa vie passée devant le feu, c’est un art de vivre et ça se respecte.

Et déjà sur ce premier album, on constate déjà, en partie, l’atmosphère solennelle qu’on retrouvera sur les deux albums – cultes – suivants. Enregistré en juillet 94, il faut bien se rappeler qu’Evoken avait à peine sorti son premier Ep et que le Doom metal vivait déjà sa première mutation suite aux revirements progressifs d’Anathema et Paradise lost. Pas de problèmes, il reste toujours My Dying Bride, et Morgion ne va pas se gêner pour aller leur piquer quelques plans, notamment sur les deux premiers titres. Avec respect, on va dire, mais on ne peut pas dire que « Among majestic ruins » démarre avec un maximum de personnalité. Heureusement, l’album, avec seulement 35 minutes au compteur va réussir un truc pas très courant dans le genre : proposer une vraie variété dans ses morceaux. On sait enfin où on est, chaque morceau a sa personnalité, on ne peut pas s’ennuyer même s’il m’arrive parfois de grincer des dents au détour de quelques lignes de claviers suitant la niaiserie beuhmeuh des chateaux en carton. Du doom/death mélancolique en veux tu en voilà, avec tous les clichés de son époque, mais surtout une crédibilité constante, une instru qui parvient à poser son atmosphère sans se trahir, et un dernier morceau « Invalid prodigy » absolument magistral dans son style death/doom, façon Autopsy meets early Paradise Lost.

… Et c’est tout. « Among majestic ruin » est un album simple, lourd et aérien comme le style le demande, encore trop proche de ses influences certes, mais qui glisse tout seul, surtout lors d’une après midi pluvieuse à deviner si la buée que fait mon souffle sur la vitre va réveiller des fantômes ou non.

Bon
      
Publiée le vendredi 20 février 2026

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