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Blancmange › Mange tout

cd • 10 titres

  • 1Don't tell me
  • 2Game above my head
  • 3Blind vision
  • 4Time become the tide
  • 5That's love that it is
  • 6Murder
  • 7See the train
  • 8All things are nice
  • 9My baby
  • 10The day before you came

informations

line up

Neil Arthur (chant, musique), Stephen Luscombe (musique)

chronique

Deux ans après leur premier opus dont le succès a été suffisant pour envisager un vrai avenir, nos deux pâtissiers sont de retour pour confirmer la confiance placée en eux. Moins de chaud et froid, Blancmange semblent avoir axé le tir sur des compositions plus pop synthétique… Semblent. Qu’il le veuille ou non, Neil Arthur n’a pas un timbre joyeux et son chant contribue pas mal à la place de son groupe en ces pages. Pas uniquement. Prenons l’un des singles, ‘Blind vision’, enlevez-lui tous les gimmicks 80’s datés (choeurs féminins, cuivres) et nous tenons une power pop grave et percutante, preuve que nos loustics s’y entendent à travailler avec peu et qu’ils n’ont pas toujours besoin d’une grosse production. Plutôt que de se perdre en conjectures, examinons cette musique pour ce qu’elle vaut, le disque rencontrera d’ailleurs un vrai succès mais un élément grippe déjà la machine: la ressemblance avec Depeche Mode (les deux lascars ne jouent pas les étonnés, le clip de 'Don't tell me' montrant une affiche de DM). Ils ont été brièvement collègues de label à leurs débuts, où est le problème ? Quand sort ‘Mange tout’, la bande à Martin Gore a terminé ‘Some great reward’, opéré un virage ultra créatif combinant accroche pop avec des sonorités râpeuses et une aura sombre. ‘Don’t tell me’, ‘That’s love that it is’ (plutôt bon si on lui retire ses choeurs et ses cuivres, on y revient sans cesse) malgré d’évidentes qualité sonnent dépassées, plus proche de l’époque Vince Clark où les quatre se cherchaient encore dans les vagues d’une new wave un peu sautillante. Pourtant Blancmange ont encore des cartes dans leur manche, ainsi un ‘Murder’ plus ambitieux avec quelques sonorités orientales dans les percussions (le gimmick leur réussit plutôt bien visiblement), tentative moins réussie même si pas déplaisante mais du côté de l’Amérique du Sud pour ‘All things are nice’. Le duo s’essaye à des choses plus calmes et il est clair que le timbre grave de Arthur claque mieux que celui de Martin Gore (‘Time became the tide’, la reprise inattendue et plutôt intéressante du ‘Day before you came’ de ABBA). On se passerait bien de l’a capella de ‘See the train’ par contre. Voilà qui ajoute à la frustration, après un premier disque prometteur, le duo montre ses limites face à un Depeche Mode beaucoup plus audacieux, à un Yazoo plus percutant dans ses arrangements et même des Pet Shop Boys venus disputer le terrain, mais il le fait avec un certain talent et on se dit qu’il aurait pu offrir tellement mieux au lieu de se fondre peu à peu dans une pop synthétique datée et lambda (l’album suivant). Un essai pas désagréable pour les fans de new wave mais clairement le dernier vrai succès du groupe. Il faudra attendre le cap de 2010 pour retrouver un Blancmange moins grand public mais d’autant plus audacieux et intéressant.

Moyen
      
Publiée le dimanche 1 février 2026

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