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Reagan Youth › Disorder now ! Antology 1981-1984

cd • 19 titres

  • 1New aryans (original R-Radical mix)
  • 2Reagan Youth (original R-Radical mix)
  • 3Are you happy (original R-Radical mix)
  • 4I hate hate (original R-Radical mix)
  • 5Degenerated (original R-Radical mix)
  • 6USA (original R-Radical mix)
  • 7(You're a) go nowhere (original R-Radical mix)
  • 8Brave new world (out-take)
  • 9Any town (out-take)
  • 10In Dog we trust (CBGB Rat Cage Benefit 11/20/82)
  • 11No class (CBGB 12/17/83)
  • 12It's a beautiful day (CBGB 6/25/83)
  • 13Urban savages (CBGB 3/5/83)
  • 14Acid Rain (CBGB 12/17/83)
  • 15(You're a) go nowhere (alternate version)
  • 16Reagan Youth (alternate version)
  • 17New aryans (alternate version)
  • 18USA (171A Demo)
  • 19Ace of spades (CBGB 1984)

informations

line up

Dave 'Insurgent' Rubinstein (chant), Paul 'Cripple' Bakija (guitare), Al Pike, Andy Apathy (basse), Charlie Bonet, Steve Weinstein (batterie)

chronique

Reagan Youth ou une histoire qui pourrait faire l’objet d’un film… Les débuts sont classiques, David Rubinstein et Paul Bakija se rencontrent au collège et décident de fonder un groupe punk. Les jeunes gens sont fascinés par les Ramones, les formations jouant vite et fort mais se réclament également de la philosophie anarchiste (ils apprécient C.R.A.S.S.). Parodiant les jeunesse hitlériennes, ils optent pour le nom de ‘Jeunesses Reaganiennes’ et n’auront de cesse d’utiliser une imagerie fasciste (tirée du Ku Kulx Klan notamment) par provocation mais également pour dénoncer le régime capitaliste en place dans leur pays, son aspect fascisant, le sectarisme religieux, le racisme (les pauvres, s’ils avaient su ce qu’il en adviendrait quarante ans après)… Changements de line-up, répétitions, démo, premiers concerts, ça aussi, c’est classique; ce qui l’est moins est que leur roadie attitré était le prof de physique de Bakija. Le combo finit par produire un EP et tourner intensément. Malgré un succès d’estime et des ventes correctes pour une formation hardcore, les jeunes gens sont continuellement fauchés et splittent à la fin du mandat de Ronald Reagan. Rubinstein s’enfonce dans la drogue, deale, se fait méchamment passer à tabac suite à une mauvaise affaire, sort avec une junkie qui se prostitue, perd sa mère dans un accident de circulation. Peu après, sa copine est enlevée et sera retrouvée morte, assassinée par un serial killer. Miné par la dope et la détresse de ces deux pertes consécutives, le jeune homme mettra fin à ses jours peu après, âgé seulement de 28 ans. L’histoire de Reagan Youth n’est pas terminée mais on va s’arrêter là pour le moment et se concentrer sur la musique de cette époque. Pour rester dans le classique, nos New-Yorkais ne sortiront qu’un seul EP avec ce line-up, ici délivré dans sa version démo et augmenté de titres live, de versions alternatives. Musicalement, le combo ne se distingue pas spécialement, demeure dans les codes hardcore traditionnels mais avec un véritable esprit punk, se traduisant par une musique héritée des Ramones et des Sex Pistols mais jouée plus vite. Clairement pourtant, on sent que les gars ont un minimum de talent, Rubinstein a les qualités vocales pour le job et d’ailleurs certains anciens membres s’en iront jouer avec Nausea ou Samhain. Les riffs sont acérés et bien sentis, la rythmique alterne turbo et instants tribaux et même si le son n’est pas excellent, pas de bordel pour autant, il y a de la mélodie, de la conviction, un minimum de mélodie et beaucoup d’énergie. Cette compilation est plutôt bien torchée car les prises alternatives, les moments live sont très corrects et offrent une vraie diversité. ‘It’s a beautiful day’ propose même un regard direct sur l’humour au vitriol de la formation, quant à la reprise de ‘Ace of spades’, elle est franchement jouissive. Bref, on ne va pas se mentir, hormis sa lucidité sur les dérives du régime Reagan et les tendances droitardes des évangélistes, une démarche philosophique et iconique plutôt unique aux USA, musicalement, malgré ses qualités évidentes, Reagan Youth avaient tout pour n’être qu’un bidule intéressant condamné à un progressif anonymat après la mort de son chanteur… Hé bien, le plus fascinant est que leur aura aura marqué suffisamment pour que, outre les inévitables tentatives de reformation, le projet connaisse une vraie renaissance avec la chanteuse Madame St. Breatrice derrière le micro, le temps d’un nouvel album conçu comme un concept autour de la vie de Rubinstein franchement intéressant qui sortira en septembre 2024 juste avant la mort de Paul Bakija mais ceci est une autre histoire…

Bon
      
Publiée le samedi 31 janvier 2026

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    commentaires

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    Dioneo Envoyez un message privé àDioneo
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    Alors à ma connaissance ça n'existe pas mais en revanche, en parlant de MDC, en 2017 ils avaient sorti ça. (2017... Bordel. Qui aurait pu prédire).

    Message édité le 01-02-2026 à 18:44 par dioneo

    moustache Envoyez un message privé àmoustache
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    On attend "Trump Youth", quelque soit sa forme musicale.

    Message édité le 01-02-2026 à 18:22 par moustache

    Dioneo Envoyez un message privé àDioneo
    avatar

    J'ai failli y croire. (Le site est... Angoissant, sinon. On dirait qu'un "prompteur" a demandé à chat GPT d'écrire un texte dans le style d'un collègien des années 80 fan de Top 50 Magazine).

    Ceci-dit je me suis demandé un instant si le morceau de Reagan Youth n'était pas une reprise - pour le coup décalée/sarcastique - du groupe It's A Beautiful Day, les hippies expé jazzy-concret chelou de San Francisco ! Bon, il semble bien que non. C'est juste une sale blague à eux.

    nicola Envoyez un message privé ànicola
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    Dioneo Envoyez un message privé àDioneo
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    J'ai pas cette ref de Mylène Joke... Eh bien tant pis.

    Écouté ce matin sur la lancée de la lecture de chro + commentaire, sinon. Effectivement c'est tout à fait ce à quoi je m'attendais, effectivement dans le genre ça fait l'effet pour lequel on y vient, à ces trucs. Enchaîné derrière Teen Idles voire Minor Threat ou donc le premier MDC (entre autres) ça ne ferait pas tache. Ou même les tout premiers trucs de Black Flag, période Keith Morris, tiens. Tout est très premier degrés - y compris l'ironie, le sarcasme, les ref provoc pas sortables pour choquer l'Américain Moyen, à commencer par ce nom du groupe historiquement craignos oui... Eh ben, j'aime toujours mieux ça que les machins méta qui sont apparus à peu près en même temps, genre Angry Samoans, l'ironie à propos de l'ironie, le sarcasme à propos du sarcasme, les blagues homophobes et racistes "parce que ah ah ces Punks hardcore sérieux quels bas du front quand-même nous on est des rock-critics éduqués on n'est pas dupes oh oh oh".

    Même si oui, derrière il se passera aussi assez vite des trucs musicalement plus passionnants.

    Message édité le 02-02-2026 à 06:26 par dioneo