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Phrenelith › Ashen Womb
- 2025 • Dark Descent DDR338CD • 1 CD
cd • 9 titres • 39:17 min
- 1Noemata01:57
- 2Astral Larvae03:04
- 3A Husk Wrung Dry03:51
- 4Lithopaedion03:47
- 5Nebulae06:01
- 6Stagnated Blood04:33
- 7Sphageion01:58
- 8Chrysopoeia04:09
- 9Ashen Womb09:57
informations
No Master's Voice, Copenhague, Septembre 2023 - Mars 2024
line up
Simon Daniel (guitare, voix, claviers, effets), David (guitare, voix), Jakob (basse), Andreas Nordgreen (batterie, effets, guitares additionnelles).
chronique
Quelques volutes de fumée et lignes de guitares réverbérées s’échappent du sommet enneigé du volcan explosif Phrenelith, accompagnées d’une forte odeur soufrée. Alors qu’un growl profond et grave semble émaner de terre, des vibrations telluriques se font déjà ressentir. Neomata, courte introduction instrumentale à l’album Ashen Womb, indique qu’une nouvelle éruption death metal se prépare.
Premières coulées de lave visqueuses en début d’Astral Larvae et, soudain, une déflagration qui nous souffle : batterie pieds au plancher, voix caverneuse et profonde, magma sonore de guitares étouffant, d’où émerge une ligne mélodique inquiétante. Quelques ralentissements bien placés permettent de démultiplier l’aspect destructeur de l’éruption. L’ambiance est posée, les chances de survie limitées.
L’éruption s’avère, de fait, redoutablement violente, agressive, comme sur le très réussi A Husk Wrung Dry et ses guitares fulgurantes en nuées ardentes exterminatrices ou Lithopaedion et ses riffs véloces. Sur l’excellent Stagnated Blood, les six cordes se font particulièrement boueuses et, telles un lahar, une coulée de boue rapide due à la fonte de neige et de glace environnante sous l’effet de la lave, emportent tout sur leur passage. Bref, du death metal aux riffs simples mais efficaces dont l’impact est renforcé par une production puissante et un jeu de batterie rapide, écrasant et varié.
Cependant, Ashen Womb, l’album, n’est pas que pure destruction aveugle, c’est aussi une atmosphère dense, monolithique, suffocante, menaçante et, paradoxalement, nuancée, gorgée de mélodies sombres. Ainsi, l’excellent Nebulae, plutôt véloce passé une introduction angoissante, qui se permet un développement en mélodie sinistre et un final aérien en pluie de cendres incandescentes et légères. Stagnated Blood, encore, et sa ligne de guitare mélodique, petit nuage méphitique inquiétant qui surplombe le flot de boue susmentionné. Sphageion, court interlude menaçant. Ashen Womb, enfin, à l’introduction lente et accablée avant une dernière explosion de roches en fusion qui déciment tout sur leur passage et un final à la mélodie funèbre.
Seuls défauts de l’album ? Peut-être Chrysopeia, un morceau qui s’avère peu marquant du fait de mélodies et riffs moins passionnants ? De manière générale, un groupe qui ne révolutionne en rien le genre ? Du pinaillage car le résultat est là : le disque s’arrête, l’éruption volcanique laisse place à un champ de ruines et à une nature dévastée. De quoi rassasier les Haroun Tazieff modernes du death metal, avides de destructions naturelles, de coulées de lave redoutables et d’atmosphères pestilentielles.
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- Ultimex › Envoyez un message privé àUltimex

Tu as aimé le premier ? Le Ashen Womb se tente.
- Note donnée au disque :
- born to gulo › Envoyez un message privé àborn to gulo
Lâchés au précédent, eux, et Mikkelsen avec. A tort peut-être.
