Vous êtes ici › Les groupes / artistesBBand of Susans › Love Agenda

Band of Susans › Love Agenda

lp • 9 titres • 40:37 min

  • A
  • 1The Pursuit of Happiness5:29
  • 2It's Locked Away5:10
  • 3Birthmark4:09
  • 4Tourniquet3:21
  • 5Thorn In My Side2:55
  • B
  • 6Sin Embargo3:43
  • 7Because of You3:52
  • 8Hard Light4:41
  • 9Which Dream Came True4:55

informations

Enregistré en décembre 1988 au studio Planet, New York City, par Russ Landis, assisté de Richard Wurzbach. Mixé en décembre 1988/janvier 1989 au studio Platinum Island par Jim Klein, assisté de Ricky Belt et Jose Fernandez.

L'édition CD présente deux titres supplémentaires, Child of the Moon (une reprise des Rolling Stones également présente sur le split-EP avec le groupe Throwing Muses sorti la même année 1989) et Take the Express.

line up

Karen Haglof (guitare, voix), Page Hamilton (guitare, voix), Roberts Poss (guitare, voix), Ron Spitzer (batterie), Susan Stenger (basse, voix)

chronique

Changement de couleur : la pochette est rouge, cette fois, le lettrage d'un bleu presque pastel – là ou Hope Against Hope se revêtait de teintes arctiques, glaciaires, acier. Changement d'objets détaillés, aussi : ce coup l'objectif nous montre une bague-serpent, de belles mains aux ongles vernis de sombre. Et le titre contient le mot « Love ». Changement d'ambiance ?

Eh bien... Ne vous y trompez pas ! Dès l'entame, Love Agenda vous plonge, vous happe dans un monde de boucan sans pitié – magnifique mais sans douceur. La voix de Susan Stenger comme sa basse, sur The Pursuit of Happiness, ont toujours cette qualité revêche, mal embouchée mais indéniablement... Appelante ? Quelque chose comme ça. La batterie aussi, vous attrape – toujours carrée, toujours cognée. Ça groove, cette fois – étrangement, sans renier tout ce que cette musique avait de mécanique, d'un jeu périlleux de blocs articulés, massifs mais l'assemblage et les mouvements soigneusement calculés. Le bruit s'enflamme - les guitares nous passent à la sableuse et maintenant ça brûle, plutôt que de lâcher le givre et ses morsures.

Stenger, en passant, est désormais la seule Susan, ici – avant ça, les dénommées Tallman et Lyall, toutes les deux guitaristes et pareillement prénommées, justifiaient le nom, son côté fausse-blague. Deux autres les ont remplacées, aux mêmes instruments – Karen Haglof et un certain Page Hamilton, qui partira bientôt former Helmet. Il y aura toujours (au moins) trois guitares, tiens, chez Band of Susans. Jamais pour rien.

Love Agenda est une merveille – et une pure saloperie. Tout y gifle dès la première écoute – tout y cingle encore, toutes celles d'après. Le son a pris une autre dimension – un relief, un sens de l'espace, de la répartition des charges (et des décharges, des équilibres et des déplacements). Le bruit s'est rapproché – il ne nous toise plus, il nous côtoie... C'est pire, et ça le rend plus attirant, aussi. Le rock n'a pas décampé – il se pointe de façon très littérale, même, au plein milieu d'It's Locked Away, quand les guitares balancent un riff à la … AC/DC (sans rire, vraiment). Bien-sûr, après ça, le feedback déborde encore, vient cisailler tout ça. Et puis avant – sur The Pursuit of Happiness, encore – Stenger qui lâche un One Two Three Four ! avant qu'à la place d'un con de solo, les autres ne balancent un jet pulsé de graviers noise, de larsen en verre concassé. On s'y expose, comme au reste – on y boit à grandes lampées, en priant pour nos dents. Il n'y a rien, là, qui ne toucherait pas de plein fouet autant qu'en profondeur, à tous points visés, de toutes les pointes et prises et embrassements déployés. À l'extrême rigueur, Because of You, à l'une ou l'autre écoute, pourrait paraître un tout petit peu longue... Mais juste derrière c'est Hard Light – avec ses chœurs quasi-célestes, quasi pop (quasi... Beatles?!) pendant que le fracas glisse, tranche, écrase, éclate les jointures. (Et la voix de Stenger, je crois que c'est encore elle – blanche et posée, sourdement agitante-agitée, habitée).

Note sur l'Agenda de l'Amour, premier point du plan, de la ligne de vie : taper fort, taper juste, taper dur ; tout dire en entier, tout décrire, ne rien cacher ; exposer ; s'exposer. Quel Rêve Est Devenu Vrai ? Tel Rêve Qui devint vrai... Le dernier titre, il me semble, peut vouloir dire l'un ou l'autre. Tout sature et tout est net – dans le rouge, on vous disait. L'Amour Est un Oiseau Moqueur. Il a son bec pour vous fouailler.

Chef-d'oeuvre
      
Publiée le samedi 10 janvier 2026

dernières écoutes

Connectez-vous pour signaler que vous écoutez "Love Agenda" en ce moment.

tags

Connectez-vous pour ajouter un tag sur "Love Agenda".

notes

Note moyenne        3 votes

Connectez-vous ajouter une note sur "Love Agenda".

commentaires

Connectez-vous pour ajouter un commentaire sur "Love Agenda".

born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

"Tourner le Page", bwavo supewbe wepwise de voley !

Dioneo Envoyez un message privé àDioneo
avatar

Et @Gulo : ouep... Avec celui-là ils ont tourné le Page du multisuzannisme. (Je ne demande pas remboursement cependant, parce que ce disque, bah je l'aime).

Note donnée au disque :       
Dioneo Envoyez un message privé àDioneo
avatar

Oups... Je continuerai leur disco, en essayant de ne pas trop tarder - sorry pour ton PEL ! (Bon, d'autant qu'en résumé, je ne trouve rien qui ne soit au moins bon/très bon chez ce groupe, même si pour moi celui-là et Here Comes Success ont chacun à leur manière un truc bien particulier qui fait que j'y retourne plus souvent... Y compris le morceau d'ouverture tiens, pour les deux - qui le deux fois annonce tout de suite la couleur...).

Message édité le 11-01-2026 à 09:26 par dioneo

Note donnée au disque :       
Shelleyan Envoyez un message privé àShelleyan
avatar

Mmmm, y a bon, encore des frais...

born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

Y a plus qu'une seule Suzanne ! Escrocs ! Remboursez !