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Tindersticks › No Treasure But Hope

cd • 10 titres • 46:18 min

  • 1For the Beauty
  • 2The Amputees
  • 3Trees Fall
  • 4Pinky in the Daylight
  • 5Carousel
  • 6Take Care in Your Dreams
  • 7See My Girls
  • 8The Old Mans Gait
  • 9Tough Love
  • 10No Treasure But Hope

informations

line up

Stuart Staples (chan, guitare), David Boulter (vibraphone, orgue, piano), Neil Fraser (guitare), Dan McKinna (contrebasse, chœurs, piano, arrangements de cordes et cuivres), Earl Harvin (percussions, chœurs)

Musiciens additionnels : Stanley Staples (guitare), Natalia Bonner, Calina de la Mare, Alison Dods, Howard Gott, Rick Coster, Laura Melhuish, Kate Robinson, Lucy Wilkins (violons), Rachel Robson (alto) Sophie Sirota (alto), Rob Spriggs (alto), Sarah Willson (violoncelle), Andy Nice (violoncelle), Terry Edwards (saxophone), Adam Goldsmith (bouzouki), Matt Gunner (cuivres), Tom Rumsby (cuivres), Richard Steggall (cuivres)

chronique

chanson / soul / tindersticks

L'espoir fait vivre, dit-on. Avancer. Même contre les éléments, et leur force trop grande pour nos fébriles carcasses qui pensent. Et cette pochette cartographique un peu IDM un peu pas grand chose, mine de rien, elle me parle quand même, autant que les bêtes petites notes de piano tristes de "For The Beauty", qui viennent gentiment me serrer la gorge. Cette image pastel froide me cause d'îles qui étaient des presqu'îles, et avant ça, un continent. Avant de lentement se séparer. La séparation... Et puis dans la dérive, la solitude, l'errance, l'espoir qui tangue. La musique quant à elle, se tient toujours prête pour la danse, ou le regret. Être seul ou à deux, ou seuls à deux, Stuart Staples chante ça comme personne. Désormais sous ses cheveux gris, son feutre de papa bourgeois, toujours avec ses langoureux violons d'automne éternel. Lui qu'on a trop souvent pris pour un pur esthète, son blues, sa soul, sont des plus redoutables sous leurs atours lustrés. Staples qui pour ce disque fut dit-il inspiré par un voyage en Grèce, et, sans même considérer l'île d'Ithaque sur la pochette, on veut bien le croire à l'écoute de cette obsédante "See My Girls", aux relents de sirtaki, de je ne sais quoi... Tindersticks... ces "tendres bâtons" qui donnent au groupe son nom : ce sont en fait des allume-feu. Qu'ils servent à celui de la cheminée ou ceux des artifices importe peu : ce sont des choses qui réchauffent. Tindersticks réchauffent. Et cet album aux airs bien confidentiels apporte quelque chose, dans une discographie déjà exemplaire. Même à ceux qui ne connaîtraient rien du groupe, j'en suis certain : ils pourraient tout à fait commencer par ici. Sans souci. On plonge dans le grand canapé Tindersticks... on finit par toucher l'essence de son spleen, ici. L'essence dans la tristesse la plus douce, avec du beau tissu mais sans superflue, même dans ses moments presque effacés, évanouis ("Carousel", "The Old Mans Gait"). "Trees Fall" est d'une délicatesse et d'une beauté à... tomber. Simplement. Tendrement. "The Amputees" avec ses "I miss you sooo bad", simples, directs, mais jamais chantés comme cela avant Staples, dit tout ce qu'il faut dire, sur le manque de l'être aimé, dès le titre. "See my Girls" avec une nouvelle émotion au fil du piano... Hantée, obsédante... Pure. Dure sous son duvet d'ange. Ah, quel album... secret, discret, mais profondément émouvant. De souffrance délivrée en aquarelle. Et ce final éponyme, presque trop simple... mais comme trois points de suspension au poinçon dans la poitrine... "Rose le jour, pourpre la nuit, je t'aime..." chante Stuart sur l'une de ses plus belles et cruelles berceuses. Et c'est tout. C'est bête comme chou, et ça coupe le cœur comme du beurre. C'est de la chanson douce, pour adultes accablés. Qui veulent se laisser sombrer. Se calfeutrer dans leur amertume. Mais doivent y croire. Croire que la lumière, est là, quelque part, et qu'elle pourra retrouver le chemin de la maison... Aucun trésor, sinon l'espoir.

Très bon
      
Publiée le vendredi 9 janvier 2026

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born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

Comme dirait Denis Brogniart : "achat !", direct.

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born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

Et les petites reco Bryan Ferry, elles sont où ? Ce serait-y pas leur album le plus gigolo/dandy ?

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born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

Moelleuse tristesse, molle élégance, plus flegmatique que jamais : n'y manque qu'un feat. de Tony Stark Ghostdini.

Message édité le 10-01-2026 à 11:58 par born to gulo

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born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

Projeté direct au piano du bar sur un paquebot.

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