Vous êtes ici › Les groupes / artistes › E › Empyrium › The turn of the tides
Empyrium › The turn of the tides
- 2014 • Prophecy productions PRO154 • 1 CD digipack
cd • 7 titres • 43:29 min
- 1Saviour06:32
- 2Dead Winter Ways05:27
- 3In the Gutter of This Spring07:00
- 4The Days Before the Fall05:38
- 5We Are Alone03:16
- 6With the Current into Grey07:32
- 7The Turn of the Tides08:04
informations
Klangschmiede Studio E, Mellrichstadt, Entre 2010 et 2012.
line up
Schwadorf (Chant, Guitares, Batterie), Helm (Claviers, Piano, Chant)
chronique
Les come backs, c’est pas qu’une affaire de talent. C’est surtout une histoire de timing, de communication… Et d’études de marché. Bref, je ne sais pas si on était nombreux à vouloir vraiment un retour d’Empyrium.
Pour deux raisons. La première, c’est parce qu’après 12 ans d’absence, le risque de décevoir les fans qui ont idéalisé le groupe avoisine les 100%. Et la seconde, c’est parce que « Weiland » a totalement plié le game de la Neofolk « A l’allemande », celle qui fleure bon la mousse et la pluie qui tape sur la vitre. L‘album intouchable qui se tapait même le luxe de se frotter à la musique de chambre, comme ça, pépouze, sans qu’on s’en rende compte. Une vraie merveille façon conte musical.
Alors Schwadorf/Markus Stock, on ne va pas lui faire : lorsqu’il décide de relancer Empyrium, il ne va pas se faire avoir. Trop d’années à gérer Prophecy Records, et à rendre le label fructifiant et influent. Il balance d’abord un petit inédit au détour d’une compilation, puis viens l’album Live, remarquable par ailleurs, avec tout le gratin du genre (Neige d’Alcest, Eviga de Dornenreich, Fursy des Discrets etc…), bref on sent le coup venir, et les fans se font pressant. Et enfin vient un premier single, « Dead winter ways », titre sans appel : c’est bien du Empyrium. Perso, je me souviens avoir déjà été plutôt déçu : Markus semble avoir cherché un pont entre les différentes périodes du groupe, le morceau évoque ici plus une messe édictée quelque part dans les nuages, plus que la balade en forêt à laquelle on s’attendait. Ma fois, pourquoi pas. Thomas Helm se montre aussi omniprésent qu’irritant, la Teutonie dans toute sa splendeur, celle qui te regarde d’en haut, avec ce sérieux de ceux qui ne rient pas, tout en déclamant son poème comme si la planète en dépendait. Ma foi, pourquoi pas. Bis. On notera surtout un relatif retrait des guitares, étonnant parti pris pour un come back d’un groupe qui avait tout misé sur les cordes lors de ses derniers albums. Un arpège répétitif en boucle, une lead qui pose sa mélancolie de velours, ça suffira.
Et l’album qui suivra quelques mois plus tard, restera bien dans le ton. Solennel, et putain d’ennuyeux. C’est terrible à dire, et je vois d’ici les vachards débarquer avec leur « Et bien tu t’en rends enfin compte ? ». Moi ce que ça m’évoque, c’est que la ligne est vraiment fine lorsqu’il s’agit de captiver avec peu, et « The turn of the tides » échoue à quasiment chacun de ses titres. Quand Empyrium essaie d’être un peu post, il est mou (« In the gutter of this spring »), quand il se prend pour Arcana, on a le temps de se faire 3 cafés le temps qu’il se passe quelque chose (« The days before the fall »), lorsqu’il tente l’intermède piano/musique de chambre, on ne ressent rien (« We are alone »), et putain mais Thomas, Ta gueule ! J’ai rien contre une voix ténor, mais en voix principale, comme ligne mélodique principale, unique, ça ne va pas. C’est caricatural, façon gros ours qui te raconte l’histoire avant de te coucher. Mais gros ours un peu papy pervers, qui tente un truc mais toi t’es pas dupe, tu veux juste qu’il se casse. Encore plus quand y a juste un p’tit piano ou une p’tite guitare pour l’accompagner.
Je passerai sur la fin de l’album qui rappelle l’horreur qu’était Noekk, la tentative prog de Markus, seul gros échec de sa carrière : les problèmes sont les mêmes. Pas d’émotions, on ne ressent rien, on entend juste une musique douce, bien composée, sans âme et sans réel but je crois. Bourrée de nappes et de chœurs sur fond de bonne vieille reverb’ cathédrale. En tout cas, on n’y croit pas, ni aux vagues ni à la marée, à rien. Et c’est terrible, de constater que « The turn of the tides » est un abominable échec qui, s’il ne gâche pas la classe de ses prédécesseurs, ne fait que confirmer la triste loi des come backs.
dernières écoutes
Connectez-vous pour signaler que vous écoutez "The turn of the tides" en ce moment.
notes
Note moyenne 3 votes
Connectez-vous ajouter une note sur "The turn of the tides".
commentaires
Connectez-vous pour ajouter un commentaire sur "The turn of the tides".
- pokemonslaughter › Envoyez un message privé àpokemonslaughter

Ouais "Uber den sternen" est étonnamment très bon !
- Note donnée au disque :
- stickgrozeil › Envoyez un message privé àstickgrozeil
Dans mes souvenirs, il est presque nul. Passe direct au suivant qui est mieux gaulé AMHA.
- Note donnée au disque :
- Tallis › Envoyez un message privé àTallis
Pas eu le "courage" de l'écouter à l'époque. Il faut dire qu'après Weiland...
