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The Fall › The unutterable

cd • 15 titres

  • 1Cyber insekt
  • 2Two librans
  • 3W.B.
  • 4Sons of temperance
  • 5Dr. Buck's letter
  • 6Hot runes
  • 7Way round
  • 8Octo realm/Ketamine sun
  • 9Serum
  • 10Unutterable
  • 11Pumpkin soup and mashed potatoes
  • 12Hands up Billy
  • 13Midwatch 1953
  • 14Devolute
  • 15Das Katerer

informations

Streetlevel II, Ladbroke Grove, Londres, Angleterre.

line up

Mark E. Smith (chant, effets), Ben Pritchard (guitare), Neville Wilding (guitare), Adam Helal (basse, programmation), Tom Head (batterie, percussions), Julia Nagle (clavier, chant, guitare, programmation)

Musiciens additionnels : Kazuko Hohki, Steve Evets (choeurs), Mike Body, Andy Drelincourt (programmation)

chronique

‘Quand on aura vingt ans en l’an 2001’, chantait Bachelet sauf que nous sommes un an auparavant, que j’en avais 29 et que ça n’a aucune espèce d’importance puisque j’ai découvert ce disque très tardivement (genre en 2021). Toujours est-il que, symboliquement, réaliser que les Mancuniens amorcent le nouveau siècle avant tant de fougue et de mordant est tout simplement jouissif. ‘The unutterable’, c’est du Fall tout craché, qui se fondent dans l’air de leur temps sans s’y fondre puisqu’ils sont une bulle à part entière, un cocon semi-confortable aux relents de bière et de tabac. Production moderne (ordi ?) pour, paradoxalement, un retour à un son plus rock, entre glam, post punk, voir rockab’ sur certains morceaux (‘Cyber insket’, ‘Hot runes’, ‘Hands up Billy’), sans négliger de belles nappes de synthé colorant de manière moderne des influences l’étant moins. Voilà également un skeud à l’accueil mélodique prononcé bien que ses sonorités soient volontiers rêches (guitare et synthé), beaucoup de chansons dégageant de vrais potentiels de tubes pêchus et méchants (‘Sons of temperance’, ‘Cyber insekt’, le fabuleux ‘Dr Buck’s letter’ et son groove limite hip hop doom indus tel qu’on le retrouvera sur ‘Blindness’ en option post punk noise des années plus tard, un ‘Serum’ méchamment tribal et j’en passe…). Est-ce le secret du combo ? Garder aux commandes la même tête de lard géniale et de renouveler les équipes au bon moment ? Toujours est-il que la cohabitation de la palette d’influences rock mêlée discrètement et fluidement à quelques boucles et sonorités techno de temps à autre fonctionne parfaitement et a de quoi donner des leçons à pas mal de groupes en la matière. Tout cela dans une ambiance franchement sombre, un peu chelou, car quelque que soit la position du titre sur le schéma The Fall (un truc unique qui défie toutes les lois de la chimie), l’interprétation est énergique, limite agressive, un chouia boueuse même malgré sa production froide. Mark E. Smith regorge d’énergie, convainquant comme jamais. Très peu de déchet, même l’étrange ‘Octo realm’ ou le jazz expérimental de ‘Pumpkin soup and mashed potatoes’ dégagent quelque chose de séduisant y compris dans la voix presque chantée. The Fall, pour s’y frotter, il faut avoir le portefeuille bien garni car même quand tu penses en avoir fait le tour, tu tombes sur un indispensable qu’il te faut absolument et ‘The unutterable’ en fait clairement partie.

Très bon
      
Publiée le jeudi 1 janvier 2026

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    commentaires

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    jacques d. Envoyez un message privé àjacques d.

    Avec Kazuko Hohki ? Hé bé !

    Shelleyan Envoyez un message privé àShelleyan
    avatar

    je ne dirais pas forcément tous excellents mais aucun n'est réellement mauvais et vu la pléthore, c'est quand même un beau tour de force ^^

    Note donnée au disque :       
    emmanuel Envoyez un message privé àemmanuel

    Tous les The Fall sont excellents! ;):)