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Noirsuaire › The Dragging Poison
- 2025 • Osmose productions OPCD571 • 1 CD
cd 1 • 9 titres • 35:44 min
- 1Intro - Thousands Throats Thousands Spears03:31
- 2The Trance of Bedless Bones04:31
- 3Fogged by the Leaves of Pestilence03:40
- 4The Dragging Poison05:18
- 5Possessed by a Malignant Lust04:04
- 6Interlude - Withering Veins01:50
- 7Enshrouded in Rabid Repugnance03:32
- 8Sworn by Sinister Wisdom04:41
- 9Noirsuaire04:37
informations
chronique
Noirsuaire nous vient tout droit des Pyrénées, plus précisément du Pays Cathare où les hérétiques subirent la brutalité de l’église Catholique qui a envoyé deux cents d’entre eux sur le bucher. De cette terre meurtrie subsiste aujourd’hui les ruines des forteresses du passé, un parfum de mysticisme persistant et un écho de ces voix qui semble hanter les vallées.
Est-ce alors étonnant d’en voir sortir un tel projet ? Après tout, le morceau ‘Kathariaan Life Code’ ouvrait bien l’album ‘A Blaze in the Northern Sky’ de Darkthrone. D’ailleurs, le projet mené par le seul dénommé N. perpétue notablement l’héritage des Norvégiens avec des compostions très directes, basées sur des riffs simples joués en boucle, mais diablement efficaces.
Cet album fleure bon les années 90’s, quand l’anonymat était la règle, et les visuels en couleur proscrits. Outre Darkthrone, c’est aussi à la scène Française de l’époque à laquelle on pense à l’écoute de ‘The Dragging Poison’, du Concilium à Osculum Infame, en passant par Bekhira, mais aussi à ses héritiers Finlandais que sont Sargeist ou encore Horna.
La nuance par rapport à tous ces projets, c’est tout le travail de mix effectué par l’incontournable BST qui donne une réelle plus-value à la musique de Noirsuaire. Ici le son est puissant, cru, mais audible, jusqu’aux claquements permanents de la basse qui pour une fois n’est pas noyée par les guitares. Le chant y gagne aussi énormément en ampleur, ce qui pouvait parfois pécher un peu sur les précédents EP. De même, la programmation de la batterie a été suffisamment réfléchie pour ne pas ressembler à une simple boite à rythme.
Chaque composition arrive à trouver son accroche et se veut tour à tour punchy ou mélodique, avec des riffs qui restent clairement en tête. Simplicité ne rime pas forcément avec facilité, c’est là toute la force de ces morceaux : ne pas en rajouter et savoir quand s’arrêter.
A ce titre, la durée de l’album est assez idéale : ni trop longue, ni trop courte, ce qui permet de jamais s’ennuyer à son écoute, voir même de le relancer sans craindre l’indigestion. L’interlude d’orgue donne aussi une respiration certaine au tout, en ajoutant une certaine solennité à l’édifice.
Certes, le style du groupe reste donc très classique, mais c’est justement toute la démarche même du projet. Du Black Metal dans sa forme la plus simple, mais au pouvoir évocateur puissant, tel une machine à remonter dans le temps.
On peut dire que le label Osmose ne s’est pas trompé en signant ce premier album qui sonne comme un véritable hommage aux formations d’antan qui étaient enveloppées d’une aura mystérieuse et maléfiques. Les fantômes du passé n’ont pas fini de faire entendre leur voix, et c’est tout ce que l’on demande ! 4.5
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- nicola › Envoyez un message privé ànicola

Le lieu et la pochette me font penser à The historian d’Elizabeth Kostova.

- Shelleyan › Envoyez un message privé àShelleyan

Mmmm, y a bon
