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Porcupine Tree › In absentia

  • 2002 • Lava 83604 2 • 1 CD

12 titres - 68:14 min

  • 1/ Blackest Eyes (4:23)
  • 2/ Trains (5:56)
  • 3/ Lips of Ashes (4:39)
  • 4/ The Sound of Muzak (4:59)
  • 5/ Gravity Eyelids (7:56)
  • 6/ Wedding Nails (6:33)
  • 7/ Prodigal (5:32)
  • 8/ .3 (5:25)
  • 9/ The Creator Has a Mastertape (5:21)
  • 10/ Heartattack in a Lay By (4:15)
  • 11/ Strip the Soul (7:21)
  • 12/ Collapse the Light into Earth (5:52)

enregistrement

Avatar Studio, New York City, USA, mars - avril 2002

line up

Richard Barbieri (claviers, synthétiseur, programmation), Steven Wilson (guitare, claviers, chant, programmation), Colin Edwin (basse), Chris Maitland (batterie, percussions)

remarques

chronique

Styles
progressif
rock
pop
Styles personnels
renouveau progressif

Le passage sur une grosse firme de disque se fait rarement sans mal. Pour l'admirateur, c'est souvent le signal avant-coureur de longues nuits à se ronger les ongles par peur du résultat, que l'on redoute compromis et compromettant. Pour la firme, c'est un peu le même genre de stress, sauf qu'elle attend des résultats proportionnels à l'investissement consenti. Enfin, pour le groupe, c'est souvent une consécration, une reconnaissance que bien d'autres ont su honorer sans se pervertir outre mesure, arrivant même à concilier succès critique, de masse et artistique (Nirvana, Soundgarden, etc...). C'est évidemment tout le mal que l'on souhaite à Porcupine Tree, et "In Absentia", par bien des points, montre que c'est plutôt bien parti de ce côté là. Le désir de conquérir le marché américain est flagrant, déjà ne fût-ce qu'en ce qui concerne sa date de sortie : le nouvel album du groupe britannique sort en septembre 2002 alors qu'il ne paraîtra pas en Europe avant février 2003 ! Ensuite, eh bien, il n'y a qu'à écouter le sérieux virage métal dans lequel le groupe s'engage dès le premier titre, sur "Blackest Eyes". Quand la mélodie s'installe derrière ses gammes de guitare acoustique, on retrouve le groupe de Steven Wilson dans ses aspects les plus familiers, mais on s'étonne d'un mariage par trop électrique qui sonne par moment contre nature. De toute évidence, Porcupine Tree en a finit d'être dans le sillage de Radiohead. Mais tenter de lorgner sur celui de Tool est peut-être une entreprise encore bien plus risquée ; c'est ce qu'ils tentent pourtant, au travers de ce regain d'agressivité d'abord, de noirceur jusque là peu prépondérante, de constructions parfois alambiquées (sur "Sound of Muzak" notamment) et surtout d'esthétique (la pochette l'atteste, mais plus encore le clip de "Strip the Soul", inclus sur le disque, sans parler du titre lui-même à l'atmosphère étonnement similaire). Sans abandonner la glorieuse route tracée par "Lightbulb Sun", Porcupine Tree perd tout de même un peu de son immédiateté pour revenir à des mélodies qui nécessitent un décodage sur le long terme, comme ce fût le cas pour "Stupid Dream". "In Absentia" s'inscrit d'emblée, et sans conteste, parmi les trois meilleures réussites du groupe et aura de toute façon au moins le mérite de nous apporter un titre comme "Gravity Eyelids", aussi évident que prenant, absolument fabuleux. Porcupine Tree se trouve à un moment charnière de son histoire et il joue gros, peut-être sans le savoir. Reste à voir l'accueil qui lui sera réservé et les répercussions qui, fatalement, en découleront.

note       Publiée le dimanche 27 octobre 2002

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notes

Note moyenne        30 votes

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Jean Rhume › lundi 2 janvier 2012 - 18:08  message privé !

Je viens de percuter que "Fear of a blank planet" était un album de Porcupine Tree, au temps für mich. Je voyais pas le rapport avec Public Enemy d'ailleurs mais bon... Confusion.

NevrOp4th › lundi 2 janvier 2012 - 17:56  message privé !

Mais non, mais non!

Note donnée au disque :       
Jean Rhume › lundi 2 janvier 2012 - 16:24  message privé !

"Fear of a black planet" juste sympa ? Ghhh...
T'as pas dû le connaître à l'époque de sa sortie alors, c'est pas possible autrement. Ceci dit, je ne sais pas quelle serait ma réaction si je le découvrais aujourd'hui, sans doute que je passerais à côté. D'ailleurs je ne l'écoute plus mais en temps et en heure, quelle claque ce fut !

Par contre je suis d'accord concernant Porcupine Tree. Qualité d'écriture, d'exécution, d'arrangements, tout est beau mais au final on s'emmerde énormément.

H2O › lundi 2 janvier 2012 - 15:25  message privé !

Bon ben après moult écoute et bien que je le trouve sympathique je n'accroche pas. Enfaite le problème c'est que je trouve ça tout sauf original.

Strip the Soul est un bon exemple, excellent morceau, mais tour à tour j'ai l’impression d'entendre du Radiohead (l'intro) du Tool, du Opeth et même du Kuyss, mais jamais du Porcupine Tree.

Dommage qu'il n'arrive pas à mieux digérer ses influences le père Wilson, car c'est vraiment voyant, voyant au point d'en être gênant pour moi. Mais l'album est, comme Fear of a Black Planete, sympa, juste sympa.

Note donnée au disque :       
Dun23 › vendredi 13 août 2010 - 01:04  message privé !

2 mots: Gravity Eyelids. Pas plus pas moins!

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