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Mortification › Scrolls of the Megilloth
- 1992 • Intense records FLD 92177 • 1 CD
cd • 10 titres • 58:45 min
- 1Nocturnal06:08
- 2Terminate Damnation06:17
- 3Eternal Lamentation06:27
- 4Raise the Chalice04:17
- 5Lymphosarcoma06:01
- 6Scrolls of the Megilloth04:25
- 7Death Requiem05:09
- 8Necromanicide04:54
- 9Inflamed03:25
- 10Ancient Prophecy11:42
informations
RBX studios, Richmond, Australie. Produit par Doug Saunders.
line up
Steve Rowe (Basse, chant), Jason Sherlock (Batterie), Michael Carlisle (Guitares).
chronique
Ah les groupes de White metal, mine de rien ça défrayait pas mal la chronique à l’époque. Cette contre-contre-culture qui allait enfin répandre la lumière parmi nous, pauvres futurs damnés ; Il fallait donc aux sbires chrétiens s’incruster au cœur même de la musique du malin pour évangéliser nos pauvres âmes.
Enfin ça c’est ce que disait Steve Rowe dans les interviews. En pratique, à part porter des t-shirts Tie dye super cools, et faire du Thrash un peu pourri, il a pas un pédigrée foufou le Stevie. Je me souviens avoir éclaté « Primitive rhythm machine » et même avec un bâton j’y retoucherai pas, il pourrait foutre en l’air ma platine je suis sûr, mais les grands anciens m’avaient pas mal parlé de ce fameux « Scrolls of the Megilloth », en mode « non mais celui là c’est le seul qui est bien ! ».
Combien de fois dans nos vies on va faire confiance comme ça à des gens qu’on connait pas *vraiment* ? Surtout que la galette elle est pas donnée du tout. C’est vrai quoi, lâcher 30 boules pour écouter « Ancient prophecy », ou « Raise the Chalice », ca semblait un excellent deal. Hum.
Il fallut un jour de perte cognitive, un accident de clic, et v’là le drame : le cd qui débarque dans ma boite aux lettres. Mal emballé, les dents pétés. Franchement, je préfère les témoins de Jehovah, au moins ils sourient. Là j’ai droit à mon typique album de Death metal de 1992, tout du moins visuellement. La pochette dessinée toute mignonne, les photos en traditionnels t shirt de gr… Euh attendez, bah non. Pas de t-shirt metal, l’intégrité c’est important chez Mortification, on ne glorifie jamais Satan, et on va même s’affubler de quelques pseudos un peu cools, jugezdonc : « Steve Rowe - Bass and lead vocals (grind baritone of extreme reality to plunder evil darkness) ». L’intégrité que je vous disais.
Musicalement, Mortification c’est juste chelou. Autant l’album éponyme d’avant était plutôt convenu, dans son Thrash/death de l’époque, autant « Scrolls… » marque une vraie évolution – probablement la seule – vers un Death metal relativement brutal mais à l’atmosphère et surtout aux structures complètement sans queues ni tête. Steve Rowe empile les riffs moyens et prie le saint père pour que ça sonne, c’est assez dingue comment tout passe toujours juste à côté alors que le disque a tout pour lui, mais non, ce disque il est étrange. Un peu comme s’il en avait juste rien à foutre, l’important c’est le message. Mais merde, même Deicide il pensait à faire des morceaux. En fait cet album, il repose complètement sur un truc : son batteur. Jayson Sherlock était clairement des lieues au dessus de la concurrence. Il porte littéralement l’album avec un son clair, dynamique et une technique vraiment irréprochable pour l’époque. Et sur les quelques morceaux où les enchainements sont réussis, notamment le morceau titre, le headbang est au rendez vous. Hélas, le groupe s’écrase à chaque fois dans ses travers de morceaux à tiroirs dont on ne voit ni l’intention ni la finalité, tout est trop long, beaucoup trop long. C’est terrible, parce qu’à l’écoute distraite, on se dit qu’on tient là bien une belle pépite, on remercie déjà les potes pour le coin à champignon. Puis on repasse la bête, l’album a ses moments dantesques, surtout dans sa seconde partie, intense et maitrisés, mais noyé dans la première marre de chiasse qui passe, à se vautrer dans des répétitions de riff tout nazes. Les casses pattes. Et voilà le comble, alors qu’on headbanguait avec joie, voilà qu’on se fait chier, un petit break qui va vaguement rappeler un Napalm Death période « Utopia Banished », un autre moment un vieux Benediction, et puis finalement de reprendre raison : ce n’est ni bon, ni mauvais, et c’est peut être le meilleur Mortification. Vous savez, ce groupe dont tout le monde parlait, mais que personne n’a écouté. Bon bah moi au moins je l’aurais fait. Alleluia.
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commentaires
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- Ash › Envoyez un message privé àAsh
J'aime bien cet album justement pour son riffing... bizarre ! Le suivant, "Post Momentary Affliction", est quasiment du même acabit, poussant un peu plus loin l'expérimentation (et en l'occurrence, ce n'est pas toujours une bonne chose).
Message édité le 10-12-2025 à 13:30 par Ash
- Note donnée au disque :
- Shelleyan › Envoyez un message privé àShelleyan

Ou un bon Vengeance Rising...
- pokemonslaughter › Envoyez un message privé àpokemonslaughter

ah oui le groupe d'unblack metal là ?
- Note donnée au disque :
- Etienne20399 › Envoyez un message privé àEtienne20399
Ca parle de Jayson Sherlok J'attends la chronique de Horde
