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Abhorrence › Completely vulgar
- 2012 • Svart records SVD099CD • 1 CD digipack
cd • 17 titres • 60:47 min
- S/ 7' EP
- 1Intro00:37 [instrumental]
- 2Pestilential Mists03:24
- 3Holy Laws of Pain02:41
- 4Caught in a Vortex03:26
- 5Disintegration of Flesh03:28
- Vulgar Necrolatry Demo
- 6The Cult (Intro)01:58 [instrumental]
- 7Vulgar Necrolatry04:23
- 8Pleasures of Putrid Flesh04:46
- 9Devourer of Souls05:04
- Live in Turku '90
- 10Vulgar Necrolatry04:47
- 11Pestilential Mists03:56
- 12The Macabre Masquerade03:39
- 13Disintegration of the Flesh04:10
- 14Holy Laws of Pain03:22
- 15Adoration of Abscessed Cadavers03:50
- Rehearsal Tape '90
- 16The Macabre Masquerade03:22
- 17Adoration of Abscessed Cadavers03:54
informations
chronique
Il ne s’agit pas ici de chroniquer juste un groupe, il est plutôt question d’évaluer l’importance de tout un mouvement et de lui trouver un porte drapeau, un unique représentant qui pourrait arriver à nos oreilles et te hurler dans les oreilles : « C’EST MOI LE FINNISH DEATH », non sans glaires suintantes et autres débris intestinaux douteux.
Parce que oui, contrairement à ses collègues suédois, la scène Finlandaise, n’a jamais vraiment eu d’unité, ils n’ont pas eu la chance d’avoir la Fédération des Musiques Metalliques eux. Peu de concerts, une culture qui n’invitait pas vraiment aux échanges ni aux lieux de rassemblements, il a fallu quelques initiés (Les gars de Beherit et Impaled Nazarene notamment) pour développer une scène et essayer de s’exporter à une époque où la Finlande vivait en relative autarcie. Vous avez vu la video de Beherit jouant sur le parking du Leclerc local ? Allez y, vous comprendrez (Regarder la vidéo, pas aller à Leclerc).
Alors oui aujourd’hui, quand on parle Death Metal finlandais, on pense à la boue, au froid, la cendre, la tourbe, ce je-ne-sais-quoi de morbide et obscur. Ces hivers musicaux complètement étouffants, ce stéréotype du Finlandais mutique (SPOIL : ce n’est pas qu’un stéréotype) qui gronde sa dépression tout en l’enjolivant d’un brin de romantisme, rapport à ces forêts et milles lacs dans lequel il vit, sûrement seul, dans une cabane en bois.
Et bien, tout cela on le doit à Abhorrence. D’où la note plus bas.
A l’époque, la scène finlandaise était au contraire protéiforme, Sentenced ne sonnait pas comme Xysma, qui ne sonnait pas Thergothon, ni comme Depravity etc etc… Et c’est la différence principale avec la scène suédoise qui s’est très vite auto parodié en X clones de Nihilist (Bien heureusement, la plupart de ces formations sauront ensuite s’individualiser, avec le succès qu’on leur connaît). Mais il fallait un standard, et c’est le temps qui l’a donné. Aujourd’hui, on le sait c’est Abhorrence, le mètre-étalon.
Pourquoi ? Après tout la disco est ridicule. Une démo et un Ep.
Et bien parce qu’ il suffit de peu. Le riff qui accroche, la construction d’un morceau, cette brutalité instinctive, tout chez Abhorrence semble logique, assumé, mature. Merde les gars n’étaient même pas majeurs, et on continue toujours de reprendre « Vulgar Necrolatry » en 2025 ! D’ailleurs, pour beaucoup, il s’agit du groupe pré-Amorphis, mais en vérité il n’y a que Tomi Koivusaari de commun. Il faut faire justice aux autres membres, notamment Jukka Kolehmainen le chanteur qui pose vraiment lui aussi son standard de voix crachée toute en rythmicité et profondeur, Chris Barnes n’avait rien de révolutionnaire, tout était déjà fait dans une sombre banlieue d’Helsinki.
A ce sujet, anecdote un peu fun. En 1990-91, on communiquait par voie postale, avec la lenteur que l’on a tous connu, et Nuclear Blast envoya une offre pour sortir un premier album pour Abhorrence… Sauf qu’entre temps le groupe a splitté. Pas de bol. Du coup le père Tomi remonte un nouveau groupe qu’il nommera Amorphis (jolie faute), enregistrera une démo « Disment of soul » que Nuclear Blast n’écoutera même pas et concluera de la sorte : « Ok je vous signe, mais vous me reprenez « Vulgar Necrolatry ». Voilà comment on retrouve donc le morceau sur le premier maxi d’Amorphis « Privilege of evil ». Funny.
Pour revenir au musical, le death metal d’Abhorrence tout le monde le connait déjà en fait, notamment ce son sur l’Ep eponyme : gras, rouillé, Abhorrence écrase, roule et rampe au gré de compos fluides et toujours riches en surprises EVIL. Une petite lead par ci (marque de fabrique qu’on retrouvera chez Amorphis évidemment), un break Doom par là, une intro en son clair qui déterminera directement le son d’Evoken, un refrain éructé le poing en l’air. Abhorrence a la capacité de fracasser et fédérer en même temps, autour d’un vieux rot et d’un riff en tremolo aussi con qu’inspiré. Zero fautes et on se demande bien ce que cela aurait pu donner s’ils n’avaient pas splitté. Heureusement, la formation d’Amorphis comblera en quelque sorte le vide, mais surtout, surtout, cet héritage posé là un peu innocemment ressortira vingt ans plus tard sur toute la scène Death metal américaine (Funebrarum, les prods Dark Descent…) avec le succès que l’on connait. A écouter absolument si tant est qu’on puisse supporter le vrai son du limon au fond des milles lacs.
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- pokemonslaughter › Envoyez un message privé àpokemonslaughter

Si depuis une semaine ahah : Chaine youtube de Guts, épisode Death metal finlandais part 1
- Note donnée au disque :
- saïmone › Envoyez un message privé àsaïmone

Il est pas encore sorti ce Replay de ses morts là ?
- Ultimex › Envoyez un message privé àUltimex

Ca discute du dernier BI alors qu'il y a Abhorrence à écouter.
- Note donnée au disque :
- Cinabre › Envoyez un message privé àCinabre

Ça y est! J'ai pigé le traquenard: nous faire une super émission sur le métal extrême et passer des démos introuvables en original pour finir par nous faire la chro des rééditions!
Bon ben... bien ouèj, collègue! C'est réussi! Je vais absolument devoir me la procurer cette compilation!

