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Compilations - Labels › Crydamoure Presents Waves

cd • 22 titres

  • 1The Buffalo Bunch– Music Box
  • 2DJ Sneak vs. Le Knight Club– Intergalactik Disko (DJ Sneak's Version)
  • 3Raw-Man– Lovers
  • 4Le Knight Club– Hysteria
  • 5Le Knight Club– Coral Twist
  • 6Le Knight Club– Gator
  • 7Deelat– Wet Indiez
  • 8Le Knight Club– Mirage
  • 9Le Knight Club– Cherie D'Amoure
  • 10The Eternals– Wrath Of Zeus
  • 11Sedat– The Turkish Avenger
  • 12Play Paul– Spaced Out
  • 13The Buffalo Bunch– T.I.T.T.S
  • 14Raw-Man– Number Seven (Le Knight Club Remix)
  • 15DJ Sneak vs. Le Knight Club– Intergalactik Disko
  • 16Le Knight Club– Troobadoor
  • 17Le Knight Club– Santa Claus
  • 18Paul Johnson– White Winds
  • 19Le Knight Club– Boogie Shell
  • 20Le Knight Club– Coco Girlz
  • 21Deelat– G.M.F
  • 22Le Knight Club– Holiday On Ice

informations

Mixé en 2001 par Le Knight Club alias Eric Chédeville (Rico The Wizard) & Guy-Manuel de Homem-Christo, fondateurs du label en 1997

chronique

house / electro / french touch > house filtrée discoïdale

Pour le grand public, le saut quantique entre Homework et Discovery de Daft Punk était incompréhensible, lunaire, imprévu : qu’on aime ou pas, ce n’était pas le même groupe, ne serait-ce que visuellement (seul le logo faisait le liant, pas bête). Pour les acheteurs de maxis 12 pouces, voire les sorteurs en clubs, la surprise était un peu moins totale : ils avaient, déjà, entendu le contenu de cette compil, mixée (avec des transitions assez peu progressives) sans trop couper les morceaux, consacrée aux 3 ans du label Crydamoure. Label fondé par Guy-Manuel de Daft Punk entre autres pour ses propres titres, souvent via le groupe Le Knight Club. L’énergie galvanisante de Daft Punk est bien là, sur un mode bien plus habillé, plus « soirée en club classe » aussi. Sans être injouables en Rave, ces titres sont un exercice de style en house filtrée et presque toujours joyeuse, d’une frénésie volontaire, pas nihiliste.

Tout n'est pas génial et il y a des titres qui s'étendent en longueur inutilement... Mais cette compil reste un passage obligé pour comprendre comment le groupe de Rollin’ & Scratchin’ a pu devenir associé à une disco-pop électronique finalement parfois chargée, maximaliste, abondante... Le logo du label dit tout : il faut imaginer un gros chewing-gum chromé mais quand même rebondissant. Crydamoure, c’est cette esthétique, et surtout, le mot qui définit le mieux ce son qui sépare d’un océan toute la période Homework & Co et Discovery : luxuriant. Un titre comme Gator nous enivre littéralement de fragrances, de reflets, de harpes irréelles, aplats de synthés-guitare-pinceaux, le tout sur un rythme quasi midtempo qui allie la sensualité et la classe (soit exactement ce que les non-français espèrent d’une production frenchie, évidemment). L’une des deux prend clairement le pas sur l’autre sur le libidineux et drôle Wet Indiez de Deelat, tube quasi proto electroclash dans sa vulgarité et ses claviers irrésistibles, à la mélopée tout simplement Uematsuesque (nuff said) sur fond de basse disco frondeuse. Pour peu qu’on supporte l’impertinence des vocaux (enregistrés sous vodka ou autre alcool fort payé trop cher), c’est un morceau palpitant qui justifie pleinement cette compil. Sans transition, l'esprit Discovery est là à nouveau dès Mirage, qui donne un coup de boost (pour le coup un peu mérité) au génial disco expé langoureux de Loose Joints (Arthur Russel), 20 ans après, avec en prime une guitare scintillante...

Orgie de samples de vieux tubes disco... En particulier sur le rigolo "Wrath Of Zeus", tube de forceur maximaliste où le Dieu des Dieux Grecs lui-même engueule les mécréants du dancefloor et leur jette une malédiction comme tous les DJ frustrés ont toujours rêvé de le faire. Avec Wet Indiez c’est le moment où on est rappelé ce fameux dédain des notions de kitsch et de ridicule, ce côté je m’en foutiste qui a en réalité servi à Daft Punk de boost pour sauter toutes les barrières, toutes les distances.

Beaucoup trop de titres, beaucoup trop longs, surtout ceux du Knight Club, même si des moments de pure luminosité sont à signaler, comme leur « Troubadoor ». La compil gagne en variété et fraîcheur avec le légèrement contemplatif et doux In Flight, ou l’éthéré White Winds de Paul Johnson, bien loin de son hit de l’époque, le purement fonctionnel « Get Get Down ». La sélection se termine sur Holiday On Ice, qui utilise clairement les mêmes leads et basses de synthé que Around The World, mais avec la même production et définition sonore « spatiale » et chatoyante que Discovery. C’est donc une assez féérique et délectable manière de clore cette compil fort généreuse.

Bon
      
Publiée le vendredi 5 décembre 2025

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    Heptanes Envoyez un message privé àHeptanes

    t'avais deux volumes de ces compilations pour le label il me semble, au final ça et le label de Bangalter c'est ce que je préfère chez eux avec Homework et quelques titres de Discovery (High Life en particulier qui sonne ultra Crydamoure), après ils ont totalement perdu le truc je trouve...

    Message édité le 06-12-2025 à 21:52 par Heptanes

    Note donnée au disque :