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Thomas Bangalter › Trax On Da Rocks

maxi vinyle • 5 titres

  • 1On Da Rocks4:10
  • 2Roulé Boulé 3:39
  • 3What To Do4:23
  • 4Outrun 5:43
  • 5Ventura 6:25

informations

Enregistré à la Daft House, Paris, Montmartre

line up

Thomas Bangalter

chronique

Il est assez instructif d’écouter cet EP de 1995, sorti donc un an après The New Wave EP, à un moment où Daft Punk aurait pu être un one-shot limité à ces 2 titres (New Wave et Assault, déclinés en 2 versions chacun)... Thomas Bangalter avait déjà monté son label, au nom faisant référence à un morceau alors inédit, Rollin’ & Scratchin’, et sortait déjà un maxi de house dure, quasi-techno, qui annonçait le côté rêche dudit Rollin’ & Scratchin’ (rien à voir avec R&S) qui finirait sur Homework. On entend même un embryon de son cri machinique dans la dernière minute, sur Ventura.

L’autre facette de Bangalter, et qui ressurgira surtout sur Da Funk et sur l’indispensable remix Mothership Reconnection, c’est sa relecture toute personnelle, uptempo et écorchée, du son G-Funk de Dr Dre qui faisait parler de lui depuis 2 ans... Lui même dérivé des phrasés de clavier alambiqués de Bernie Worell dans Funkadelic. Ici, ça donne On Da Rocks, pas si appréciée que ça par les fans de House, qui y voient une chansonnette mignonne mais indansable, alors qu’il s’agit d’un véritable modèle de house minimale mais funky, riche en mélodies cachées, presque des notes bleues, dont le sound design ultra limpide fait plus années 2000 que 95 ! À l’inverse, What To Do incarne une hésitation entre inclinaison vers la techno hardcore et amour du gimmick pop (on sait qui a gagné). Oui, techno hardcore, car le 1er truc que fera Bangalter après ce EP est une collab avec Manu Le Malin, et écoutez voir « Beta Wax » de Daft Punk la même année (ou leur remix de « Get Funky Get Down » des Micronauts). Ce qui frappe sur What To Do, c’est l’impression de relâchement dans un déhanché joyeusement décérébré lors du dernier tiers, quand Thomas décide de laisser le sample se développer, et passe d’une boucle infernale de 2 secondes à une vraie phrase poppy, comme un aperçu de la direction à suivre ?

Ailleurs, le maître mot est efficacité, sans aucune fioriture ni blabla, comme sur le machinique Outrun, ou le lobotomisant Roulé Boulé, entre cd-rayé et prototype à un neurone du gimmick de « Alarma » de 666 (ça y’est, vous êtes revenu au collège là, c’est bon ?). L’originalité n’est d’ailleurs en aucun cas le but, puisqu’il s’agissait de rallier la filiation directe avec les surproductifs artistes house de la 2ème vague de Chicago que sont Paul Johnson, DJ Sneak, Green Velvet, et plus globalement l’esthétique Ghetto House qui était apparue via le label Dance Mania. Il semble bien que c’était là la 1ère ambition du clan Daft Punk, vite dépassée pour proposer une sorte de projet « multimédia », là où les artistes précités n’ont souvent pas été fichus de faire 1 pochette de disque attirante (ils s’en foutaient). En gros ces Trax, à part la 1ère, sont très très limités, et ça se veut ainsi, après tout l’intro du EP est la voix d’un client qui s’élève au comptoir d’un bar un peu encombré « jpeux avoir un remplissage, svp »... La bouteille ouverte par The New Wave EP allait couler généreusement les années suivantes sur le label, bientôt rejoint par son jumeau, le label Crydamoure, lancé par Guy-Manuel, l’autre vengeur pas encore masqué.

Moyen
      
Publiée le vendredi 5 décembre 2025

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