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Erotic Secrets of Pompeii › Pitchfork Libra

lp • 10 titres

  • 1Ten ton delirium
  • 2Ossuary kisses
  • 3Bring me back form the black beyond
  • 4Zygote
  • 5Moving sidewards into lightning
  • 6Speak medieval
  • 7The dawn is not your enemy
  • 8The hand that did the deed
  • 9We've all been cruel
  • 10Count to ten with nobody

informations

Vinyl violet

line up

Thomas Hawtin (chant), Louise Schwarz (basse, choeurs), Tom Hackwell (guitare, Moog, choeurs), Sean Jones (guitare), Jake Cheesman (batterie)

chronique

Un ou deux changements chez Erotic Secrets of Pompeii mais clairement pas concernant la qualité. Le groupe compte maintenant une bassiste qui ajoute en plus quelques discrets mais pertinents choeurs du plus bel effet. Maintenant que les présentations sont faites, que dire de la musique ? Qu’elle conjugue une fois encore absolument tout ce qui peut rendre une formation post punk contemporaine passionnante (et qui du coup manque aux trois quarts d’entre elles); tu prends Talking Heads, l’esprit des Virgin Prunes, les Beatles, les Monthy Pythons, Salvador Dali, The Fall, tu secoues, passes au shaker et tu sers avec un bon livre de philosophie décoré au spray. Excellents musiciens, les Anglais parviennent à passer de rythmiques épileptiques et hachés à des moments purement mélodiques, après avoir accéléré de façon légèrement punk ou tenté des instants psychédélique festif (‘The hand that did the deed’), avec pour épicer quelques spasmes bien bruitistes ou des secondes cristallines. Tout est si fluide et logique alors que les influences sont multiples, chaque morceau est une aventure en soi tant les changements, ponts, cassures, sont fréquents sans perdre une forme d’immédiateté pop et un groove décadent et sexy en diable, du coup chacun devient par la même occasion un hit potentiel. Pour suivre un tel bouillonnent musical, il faut le vocaliste adéquat et Thomas Hawtin relève encore une fois le défi haut la main avec son timbre profond aux tonalités variées et délicieusement dandy. Etonnamment, je me dis que si Muse avaient eu du talent, avaient dormi dans un cercueil et sifflé trois verres de ‘Lait Plus’ au réveil pour aller jouer du post punk sous l’oeil bienveillant de Salvador Dali sur le campus de la fac de philo, on s’approcherait du chef-d’oeuvre que constitue ‘Pitchfork libra’. Mélodies tueuses, ambiances de folie, le délire psychédélique couplé aux rythmiques du post punk avec une décadence batcave en prime, Erotic Secrets of Pompeii représentent ce qui manque dans le genre à notre époque, se permettent ce que plus personne n'ose et s’avancent dans les premiers rangs pour reprendre le flambeau de l’âge d’or des 80’s pour le remettre de manière passionnante au goût du jour, redonner ses lettres de noblesse au bizarre avec un B majuscule. Et si vous avez l’occasion d’aller les voir en concert, n’hésitez pas une seconde !

Chef-d'oeuvre
      
Publiée le vendredi 28 novembre 2025

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