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Devastation › Idolatry

cd • 8 titres • 44:00 min

  • 1Deliver the Suffering06:23
  • 2Freewill05:07
  • 3Forsaken Hatred05:50
  • 4Souls of Sacrifice05:06
  • 5Idolatry06:17
  • 6Legacy of Faith05:17
  • 7Subconscious05:06
  • 8Never Believe04:54

informations

Morrisound studios, Septembre 1990, par Scott Burns.

line up

Rodney Dunsmore (Chant), Dave Burk (Guitares), Henry Elizondo (Guitares), Edward Vasquez (Basse), David Lozano (Batterie).

chronique

1990. Evidemment que c’était en Floride qu’il fallait aller enregistrer son disque. Devastation ne s’y est pas trompé, et c’est Scott Burns qui s’y est collé, tout aussi évidemment. Les Texans cochent toutes les cases en fait. Appliqués les mecs, et surtout très dans leur temps.

Le Death metal explosait, chaque disque qui sortait était plus brutal que le précédent, c’était la course, et fallait pas perdre. Alors quand t’as du Death, du Obituary ou même du Napalm Death qui débarque, et que toi tu fais du Thrash et qu’à priori tu ne sais faire que ça… Et bien t’y mets un peu de poudreuse dans ton Thrash, tachycardie maximum et on va leur montrer à ces gamins qui beuglent comme des Balrogs si le Skank Beat a dit ces deniers mots. En plus, il y a ces p’tits brésiliens là, ils ont sorti ce disque là « Beneath the remains » c’est pas mal du tout quand même. Parait qu’ils en préparent un autre même.

Alors quoi ? Faisons pareil. Après tout, la sauce avait bien pris en pompant Dark angel sur le précédent.

Hélas, les choses avançaient vite aussi à l’époque. C’était le train du Death Metal qu’il fallait prendre, ou bien il fallait être particulièrement bon à son Thrash. Et il faut bien avouer que Devastation n’étaient pas mauvais du tout à l’exercice du Thrash/Death. En fin, Death, comme je le disais, c’est la couleur de la prod’ Scott Burns qui donne cette impression, un peu comme sur « Arise » de qui vous savez.

Autrement, et bien, nous voici avec un album assez standard de l’époque, plutôt adulé par les néo-nostalgiques fabriqués par Discogs : Devastation bourre, mais la détermination et le jusqu’au boutisme qui caractérisait « Signs of life » a disparu. On ne va pas dire non plus que le propos se nuance, ni que le changement de batteur change quoi que ce soit. A ce sujet, c’est quand même un peu dingue, la facilité avec laquelle le groupe se permet d’enchainer trois albums avec trois batteurs tous aussi excellents les uns que les autres. A l’époque, ça ne courrait pas les rues. David Lozano n’a pas grand-chose à envier au Cavalera & co, c’est assez fou. Il finira d’ailleurs drum tech pour Suffocation notamment. Comme quoi, second couteau, c’est aussi un métier.

Pour revenir à « Idolatry », difficile ne pas être influencé par l’effet pépite que tout le monde a ressenti lors des différentes rééditions de l’album. De mon point de vue, l’album est bon, c’est certain, varié, avec même quelques atmosphères par moments (« Legacy of faith ») mais le riffing manque d’originalité, d’instant marquant. Ca bourre, encore et toujours, mais le punch a disparu, le bastonnage est professionnel : Scott Burns a musclé le truc, mais il l’a aussi normalisé. Résultat, le disque passe, sans marquer, et quand on sait ce que donnera « Arise » ou un an plus tard » Epidemic of violence », alors on comprend pourquoi personne n’ a vraiment entendu ce disque à l’époque. Dommage.

Moyen
      
Publiée le mardi 25 novembre 2025

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