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Lustre › A thirst for summer rain
- 2022 • Nordvis Produktion NVP150 • 1 CD
cd 1 • 4 titres • 33:34 min
- 1Quiescence08:39
- 2Faith08:12 [instrumental]
- 3Thirst08:26
- 4Alleviation08:17 [instrumental]
informations
Odeholm audio, Hiver 2020-2021.
line up
NachtZeit (tout).
chronique
Henrik Sunding est un garçon actif, très actif, notamment dans la scène DSBM, qu’il a pas mal arpenté, notamment avec Hypothermia. En tant que batteur d’ailleurs, ce qui peut surprendre vu que sur Lustre, et bien il n’y en a pas, enfin, si, mais pas une vraie quoi. Non, Henrik il montre surtout une chose, il sait jouer du piano, et il a la décence – ou le talent – de l’utiliser sans démonstration.
Lustre, comme son nom l’indique, mise plutôt sur la lumière, le petit machin blafard qui vous donne vaguement de l’espoir lorsque tout vous parait foutu. Et Henrik, il est très – TRES - fort pour trouver ces petites mélodies au piano ou autres instruments midi associés. Tellement que ses petites mélodies, vous allez en bouffer, fois 32, au mieux, c’est tout le concept. La mignonnitude XXL : Henrik reprend les codes du DSBM d’où il vient : l’ultra répetitivité, les harmonisations simples, les breaks prévisibles mais efficaces, il s’agit ici de créer un manteau tiède, de nous coller une nostalgie bubonneuse sur les binocles. Tu vas pas badder non, tu vas juste te rappeler le temps qui passe en regardant le soleil qui se couche… Derrière cet arbre là, au fond, celui où t’aimais bien t’allonger en rêvant d’un futur hyper excitant.
Et la cover piquée à Benjamin König (Me rappelle quelque chose…) est bien choisie, tout comme chez *la chronique d’à côté*. Il pleut, mais le soleil brille au fond, il faut juste marcher pour sentir les rayons du soleil sur nos visages bien amochés.
Aujourd’hui quoiqu’il en soit, vu que le futur semble beaucoup moins sexy, il nous restera alors ce genre de disques pour se souvenir qu’un jour on n’a pas toujours été noir au fond, et qu’il faut pas grand-chose pour recréer ça : juste ces quelques claviers clairement typés wav 80’s, un peu de guitare pour épaissir la bête (et rien de plus), quelques voix qui ne servent à rien, et surtout, je me répète, ce sens de la mélodie qui emprunte autant à Tears For Fears qu’à Summoning.
Evidemment, à force de regarder par la fenêtre de nos Guts là, on finit par se faire un peu chier, mais c’est pas grave, Lustre c’est parfait pour faire la sieste avec des petits lutins et des papillons Made In John Bauer. Du Dungeon Synth pour les fans d’Alcest en quelque sorte, le donjon en moins, et puis que voulez-vous, niveau ambiance, c’est absolument imparable, même si étonnamment, ses meilleures pièces sont balancées à vau-l’eau sur le net (« The first snow »), hors album. Dommage, parce que comme c’est tout le temps pareil, et bien après 4 titres on a pas vraiment envie d’en entendre plus, un peu comme un bavarois à la framboise : ça se dévore, mais ensuite on y revient plus avant l’an prochain. C’est déjà pas si mal.
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