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Compilations - Bandes originales de films › The Lost Boys (Original Motion Picture soundtrack)
cd • 10 titres
- 1INXS & Jimmy Barnes: 'Good times'
- 2Lou Gramm: 'Lost in the shadows (Lost boys)'
- 3Roger Daltrey: 'Don't let the sun go down on me'
- 4INXS & Jimmy Barnes: 'Laying down the law'
- 5Echo and the Bunnymen: 'People are strange'
- 6Gerard McMann: 'Cry little sister (Theme from The Lost Boys)'
- 7Eddie and the Tide. 'Power play'
- 8Tim Cappello: 'I still believe'
- 9Mummy calls: 'Beauty has her way'
- 10Thomas Newman: 'To the shock of Miss Louise'
informations
chronique
Pour moi, ce n’était pas un film culte, je l’avais regardé avec plaisir à l’époque et voilà… Mais vu que ma fille a croché dessus et que je l’ai regardé jusqu’à plus soif récemment, je réalise que mine de rien, il est assez unique en son genre même au sein des 80’s. Grâce à quelques choix courageux et surtout le talent de Joël Schumacher, ‘The Lost Boys’ capture un pan du quotidien de la jeunesse américaine sous Reagan coincée entre hédonisme et autodestruction, soif de vivre et crainte de l’avenir entre chômage et guerre froide. Le site de l’action, ce bord de mer transformé en gigantesque parc d’attraction quotidien, attire par ses néons une jeunesse dont une partie ne se relèvera pas, bouffée par la drogue, la délinquance. En une vingtaine de minutes, le réalisateur a posé le cadre: la maman désargentée suite à un divorce contrainte de retourner chez son père, des affiches de disparition d’enfants très jeunes, une foule où se côtoient sportifs body-buildés et punks blafards, du loisir sans fin, aimant à violence, défonce, adrénaline. Bref, sans en faire une pellicule sociale, ‘The Lost Boys’ commet l’exploit de se présenter comme une histoire de vampires pouvant être regardée par des adultes sur fond de 80’s flamboyantes, essai unique qui inspirera ‘Buffy contre les vampires’ et bien d’autres daubes ne lui arrivant pas à la cheville par la suite. Comment ne pas se souvenir de la prestation de Kiefer Sutherland en punk gothique au mulet peroxydé, des tenues flashy de Corey Haim, des grosses boucles d’oreilles et de la musique… Forcément. Cette B.O. n’a rien de culte, elle pue les eighties, ses saxos hurlants, ses beats carrés, ses artistes au débit ultra énergiques et pourtant… Peu de nom connus en réalité malgré la présence d’Inxs, Roger Daltrey et Echo and the Bunnymen mais quelques titres finalement bien torchés au potentiel de série B indécollable. A débuter justement par cette reprise des Ecossais du ‘People are strange’ de leurs idoles, les Doors (produite par Manzarek himslef). Un peu scolaire mais réalisant le fantasme de bien des fans de la faire durer, avec en plein milieu un bon délire à l’orgue en hommage à ‘Light my fire’. Parmi les one-shots, Mummy calls, bon clone des Psychedelic Furs avec un ‘Beauty has her ways’ franchement séduisant. Parmi mes autres favoris, ‘Lost in the shadows’ de Lou Gramm, ce type de chanson au feeling que ceux qui n’ont pas été ados dans les années 80 ne pourront capter. Le genre de bidule au refrain tellement puissant que tu as l’impression que la vie est un club de fitness et le train train quotidien une piste de danse. Double dose de néon peroxydé en intraveineuse contre la grisaille de la banalité. ‘Cry little sister’ avec son couplet tendu, pesant, sombre, qu’on croirait interprété par Trent Reznor alternant avec refrain nocturne et mystique de choeurs féminins d'enfants est une merveille à mon sens. Plaisir coupable, ‘I still believe’ de Tim Cappello, saxophoniste body-buildé (pour Tina Turner notamment) au torse nu huilé; calibré époque au turbo avec couplet dépouillé, refrain punchy avec ajout de sax et de clavier mais je kiffe. Le final en musique de fête foraine chelou du compositeur Thomas Newman est jouissif et clôt parfaitement les hostilités. Je n’ai pas tout présenté ? C’est que le reste me sied nettement moins. Les deux collaborations Inxs et Jimmy Barnes sont sans saveur, la touche 80’s mais sans les colorants artificiels idoines, quant au père Daltrey, son titre (écrit par Elton John, ce qui explique peut-être) est autant à sa place qu’une décharge dans un péristyle. Eddie and the Tide, ce n’est pas désagréable, rock wave lambda à saxo, comme les ondes en étaient inondées à l’époque, plaisant mais vite oublié. L’aspect nostalgique joue probablement un rôle mais pour ma part, ce n’est qu’une fois la cinquantaine passée que je l’ai ressentie parce qu’au final, en ce qui me concerne, je réalise que l’atmosphère de ce film demeure relativement unique et sa bande-son (à pochette cheap) avec ses qualités et ses défauts en fait partie à part entière. Une série B+ indémodable.
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- Fryer › Envoyez un message privé àFryer
De très bons souvenirs de ce film !

